6. De la nanosphère au nanotube
Si la science des fullerènes est en plein développement, un autre domaine apparenté a émergé : celui des nanotubes de carbone. On se les représente comme des feuilles de graphène enroulées sur elles-mêmes et fermées aux deux extrémités. Le diamètre de ces nanotubes est très petit (de un à quelques nanomètres) mais leur longueur peut être grande (de 10 à 100 micromètres). Comme les fullerènes, ces structures forment des cages dans lesquelles on peut enfermer certains éléments qui auront alors la forme de fils. Non seulement ces tubes sont dotés d'une excellente résistance mécanique, mais ils possèdent aussi une très bonne conductivité électrique. Ces deux caractéristiques ouvrent sur des applications prometteuses : utilisation comme fibres de renforcement de matériaux composites, conception de nanoconducteurs et de nanocomposants électroniques et probablement bien d'autres.
Fullerènes et nanotubes nous font entrer dans le monde des nanosciences de demain.
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