Ce compositeur est curieusement passé à la postérité grâce à son répertoire pour flûte, encore très joué de nos jours. Il convient d'emblée de dissiper un malentendu : la spécialité de Kuhlau n'est pas la flûte dont, contrairement à certaines allégations, il n'a vraisemblablement jamais joué lui-même. Ses nombreuses partitions pour cet instrument ont correspondu le plus souvent à des commandes purement alimentaires. (Et il s'est fait, semble-t-il, beaucoup aider par le flûtiste de l'Orchestre royal de Copenhague, où il a passé la majeure partie de sa vie.)
Kuhlau est né à Uelzen, près de Hanovre. Son père était membre de l'harmonie d'un régiment dont les déplacements expliquent qu'on retrouve Kuhlau dans sa jeunesse successivement à Lüneburg, puis à Brunswick et enfin à Hambourg, où il parfait son éducation musicale auprès de Christian Friedrich Gottlieb Schwencke, alors cantor de l'église Sainte-Catherine. Un premier concerto est malheureusement perdu tandis que quelques œuvres chorales et de musique de chambre subsistent de cette période de jeunesse. L'arrivée des troupes napoléoniennes à Hambourg en 1810 pousse Kuhlau à s'enfuir à Copenhague. Il ne se doute pas qu'en s' […]
