Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

MORAVES FRÈRES

Page précédente Page suivante

3.  La dispersion (XVIIe-XXe s.)

Dernier évêque, l'auteur de La Grande Didactique (1657) porta le renom des méthodes pédagogiques de la secte en Angleterre, en Prusse, en Hollande et en Suède durant quarante-deux ans de vie errante. Il voyait, dans l'entente entre les protestants de toutes les confessions, la « voie de la paix » et le salut de la Bohême, et engagea l'Unité dans les tractations illusoires de l'unionisme. Le Testament de l'Unité, mère agonisante (1650) exprime au lendemain du traité de Westphalie son désespoir, mais aussi sa foi en l'avenir du peuple tchèque.

Le sac de Leszno (1656) au cours des luttes polono-suédoises fit d'Amsterdam le refuge des archives de l'Unité des frères. Celle-ci, après le premier partage de la Pologne (1772), fut soumise dans la zone prussienne au consistoire de Posen (Poznań). Supprimée en Prusse en 1817, elle y garda cependant quelques communautés non reconnues. En Bohême et en Moravie même, elle réussit à conserver une existence secrète dans quelques villes. En 1918, l'indépendance nationale et la naissance de la République tchécoslovaque rendirent sa résurrection possible sur le sol natal, sous la forme de l'Église évangélique tchèque des frères (près de 163 paroisses) rattachée à la Confession d'Augsbourg. Pour beaucoup de Tchèques, l'idéal moral et social de T. G. Masaryk puise dans ces traditions, qui ont profondément marqué le pays. Outre cette Église tchèque, les frères gardent des communautés en Allemagne, en Angleterre, aux États-Unis (Moravian Church) et en Amérique du Sud, et maintiennent leur importante activité missionnaire.

 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 2 pages…Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« MORAVES FRÈRES » est également traité dans :

BLAHOSLAV JAN (1523-1571)

Écrit par :  Bernard ROUSSEL

… *Le premier des « humanistes » au sein de l'Unitas fratrum de Moravie, ou Unité des frères de la loi du Christ, secte qu'on appelle plus couramment les Frères moraves. Appartenant à une tradition familiale enracinée dans les communautés de frères, Jan Blahoslav fait des voyages multiples et des séjours à Wittenberg, à Königsberg, à Bâle, ainsi qu'… Lire la suite
CHELCIKY PETR (1380 env.-1467)

Écrit par :  Bernard ROUSSEL

… *Penseur religieux et écrivain tchèque de la tradition hussite, né près du bourg de Chelčice, en Bohême méridionale, Petr Chelčiký lut des œuvres de Thomas de Štítný et entendit peut-être des prédications de Jean Hus. Pacifiste intransigeant, il s'écarta des taborites, utraquistes radicaux et, pendant un certain temps, millénaristes, qui s'… Lire la suite
COMENIUS ou JAN AMOS KOMENSKY (1592-1670)

Écrit par :  Vaclav CERNY

Dans le chapitre "Une existence traquée"  : …  Seule la première moitié de sa vie, celle de ses années de ministre réformé et de* recteur dans les écoles latines de la communauté des Frères bohêmes de sa province natale – il est né à Brod en Moravie –, appartient à sa patrie ; banni, en 1621, à la suite du désastre des États insurgés de Bohême à la Montagne-Blanche, il quitte en 1627 son dernier… Lire la suite
LUC DE PRAGUE, tchèque LUKÁŠ PRAŽSKY (1458-1528)

Écrit par :  Bernard ROUSSEL

… *Personnalité marquante de la deuxième génération de l'Unité des frères (Unitas fratrum) tchèques, constituée en 1467. L'action de Luc de Prague comme membre du Conseil étroit et comme évêque, ses écrits théologiques, pastoraux, liturgiques ont contribué à donner à l'Unité des frères une structure ferme, à la préserver face à l'hostilité, par… Lire la suite
MÉTHODISME

Écrit par :  Jean BAUBÉROT

Dans le chapitre "John Wesley et la fondation du méthodisme"  : …  États-Unis. Ils n'y eurent guère de contacts qu'avec les immigrants et leur voyage fut un échec. *Cependant, leur rencontre avec des moraves contribua à leur évolution spirituelle. De retour à Londres, John fréquenta la communauté morave et, sous l'influence de leur chef Böhler, il estima avoir fait « l'expérience du Salut ». Le 24 mai 1738, à 20… Lire la suite
PIÉTISME

Écrit par :  Jean BAUBÉROT

Dans le chapitre "Le développement du mouvement"  : …  mouvement piétiste apparut avec la Société des frères de l'Unité, plus connus sous le nom de Frères *moraves. Le comte Nicolas Louis de Zinzendorf (1700-1760), filleul de Spener et ancien élève de l'école fondée par Francke à Halle, donna asile en 1722, sur ses terres de Berthelsdorf (Saxe) à un groupe de frères de l'Unité (descendants des hussites… Lire la suite
SCHLEIERMACHER FRIEDRICH DANIEL ERNST (1768-1834)

Écrit par :  Jean-Louis KLEIN

Dans le chapitre "« Un Herrenhuter d'espèce supérieure »"  : …  enfants. Schleiermacher en garda l'empreinte : celle d'un piétisme fervent, dans le style de la communauté des *frères moraves que le comte de Zinzendorf avait fondée à Herrenhut en 1722. En 1783, il entre à l'école secondaire des frères moraves à Niesky, puis en 1785 à leur séminaire pastoral de Barby. Les frères moraves font preuve d'une certaine… Lire la suite
TCHÈQUE RÉPUBLIQUE

Écrit par :  Jaroslav BLAHAMarie-Elizabeth DUCREUXMarie-Claude MAURELVladimir PESKA

Dans le chapitre "Époque hussite et posthussite"  : …  documentaire (Luther préfacera leur édition), il réforme l'orthographe et unifie la langue tchèque. *Petr de Chelčice (env. 1390-1460), premier véritable philosophe tchèque, est un penseur de la non-violence. Il repousse le radicalisme taborite, revient à l'Évangile, au christianisme primitif : il rejette l'État, les arts, les tribunaux, le commerce… Lire la suite
WESLEY JOHN (1703-1791)

Écrit par :  Universalis

…  et est contraint de regagner l'Angleterre. À Londres, Wesley fait la connaissance de Peter Böhler,* frère morave qui le convainc qu'il n'a pas encore trouvé la véritable foi. Il découvre alors le commentaire de Martin Luther sur l'Épître de Paul aux Galates, qui s'attache à la doctrine de la justification par la foi seule. Le 24 mai 1738, dans… Lire la suite
ZINZENDORF NICOLAS LUDWIG comte de (1700-1760)

Écrit par :  Bernard VOGLER

… *Le fondateur de l'Église des frères moraves tient une place considérable dans le renouveau religieux du xviiie siècle. Issu d'une famille autrichienne protestante réfugiée en Saxe, le comte de Zinzendorf est le représentant de ces grands seigneurs qui ont pris en charge les destinées du piétisme. Filleul de Spener, il est élevé… Lire la suite

Afficher la liste complète (10 références)

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média