Le nom de ce navire léger est emprunté, selon Jal, à un bateau antique, l'aphractum. Il apparaît au xive siècle, dans une lettre de la reine Jeanne, comtesse de Provence, à Bertrand de Grasse (1362). De la famille des galères, la frégate est alors une chaloupe montée par douze rameurs. On lui demande d'éclairer la marche d'une escadre, de faire le guet à la recherche de l'ennemi, de transmettre rapidement les ordres ; elle peut être pourvue d'un mât portant une voile latine. Au xviie siècle, la frégate prend des proportions plus importantes, mais elle possède une carène élancée et une forte voilure qui lui permet d'atteindre des vitesses inégalées. Un inventaire de la marine française, en 1672, révèle quinze frégates de 100 à 300 tonneaux, armées de dix à trente bouches à feu. On appelle encore « frégates » les premiers cuirassés, construits vers 1860, marchant à la voile et à la vapeur.
