Second fils de Christian IV et d'Anne Catherine de Brandebourg, Frédéric est, encore enfant, coadjuteur de Brême, de Verden et de Halberstadt, mais perd ses possessions d'abord en 1629, puis définitivement en 1645. Époux de Sophie-Amélie de Brunswick-Lunebourg (1643), le futur Frédéric III se querelle avec le maréchal comte Bille pendant la campagne du Slesvig-Holstein contre la Suède (1643-1645) et s'aliène la noblesse danoise. Son frère Christian meurt en 1647 et la succession au trône lui est ouverte, mais lorsque disparaît Christian IV (28 févr. 1648) la question n'est pas réglée.
Il est reconnu roi le 6 juillet après avoir dû concéder une charte réduisant la prérogative royale au profit du Conseil et de l'aristocratie. Modéré, cultivé, mécène, il n'a pas l'allant, la jovialité de son père. Il subit d'abord l'influence des gendres de Christian IV, Ulfeldt et Sehested ; une fois ceux-ci éliminés grâce à l'aide du Conseil, il entreprend, en accord avec le parti allemand de la cour, la lutte contre la Suède de Charles X Gustave engagé en Pologne. Avec l'appui financier de la Diète et du Rigsraad, il attaque les provinces germaniques suédoises (23 avr. 1657). Par la Poméra […]
