Né à Mons, élève de Rey (harmonie), de Boieldieu et de Pradher (piano), professeur et bibliothécaire au Conservatoire de Paris, Fétis fonde, en 1827, les « concerts historiques » et la Revue musicale. En 1833, il devient directeur du Conservatoire de Bruxelles et maître de chapelle de Léopold Ier ; il vivra en Belgique jusqu'à sa mort. Quoique importante (quatre opéras, trois symphonies, pièces pour piano et musique de chambre), son œuvre de compositeur est peu intéressante. Son œuvre théorique est d'une autre valeur. Outre quantité de petits ouvrages pédagogiques (solfèges, méthodes de chant, de piano, de composition), son Traité complet de la théorie et de la pratique de l'harmonie(1844), faisant suite au Traité du contrepoint et de la fugue (1824), est d'une grande importance. Fétis s'est attaché, entre autres choses, à montrer que l'harmonie n'est pas statique, donnée une fois pour toutes par des lois naturelles, mais qu'elle se constitue et évolue selon des tendances d'origine culturelle : idée fort moderne et audacieuse en son temps. Fétis aurait voulu composer une vaste encyclopédie de la musique, réunissant en un système général et […]
