Né à Nîmes, d'un père protestant victime de la Terreur, Guizot reçoit une éducation austère à Genève. À Paris, son mariage avec une femme de lettres, Pauline de Meulan, l'engage dans la littérature. En 1812, professeur d'histoire moderne à la Sorbonne, il devient le disciple de Royer-Collard, dont l'amitié, après 1814, le pousse dans la haute administration : secrétaire général au ministère de l'Intérieur puis à celui de la Justice, conseiller d'État, enfin directeur de l'administration départementale et communale. Au sein du groupe doctrinaire, il inspire la législation libérale de 1819-1820. Ecarté du gouvernement après la chute de Decazes, il combat le ministère Richelieu et plus encore celui de Villèle. Interdit d'enseignement, de 1822 à 1828, il écrit ses grandes œuvres historiques (Histoire de la révolution d'Angleterre, Histoire de la civilisation en Europe, Histoire de la civilisation en France), édite des textes anciens anglais et français, publie des traductions, des brochures de polémique, des articles de revues. À la fin de 1827, il fonde la société « Aide-toi, le Ciel t'aidera » pour coordonner l'action des libéraux dans les élections. Élu […]
