Poète espagnol dont l'œuvre comprend, outre des romans et des pièces de théâtre, plus de cinquante volumes de poésie. De 1898 (Intimidades, Intimités ; Flores de almendro, Fleurs d'amandiers) à 1928 (La Isla crucificada), presque chaque année il publie un ou plusieurs recueils poétiques. La Copa del rey de Thulé (1900) était précédée d'un prologue de Juan Ramón Jiménez. Hormis ce livre, les plus célèbres furent notamment La Musa enferma (1901, La Muse malade), El Patio de los arrayanes (1908, La Cour des myrthes), Los Remansos del crepúsculo (1911, Calmes du crépuscule), Ajimeces de ensueño (1914), Los Nocturnos del Generalife (1915), A la sombra de los cipreses (1917). Avec Rubén Darío et Manuel Machado, Villaespesa représenta auprès des lecteurs du début du siècle, dont il fut un des auteurs favoris, le modernisme le plus éclatant. Lors d'une tournée en Amérique latine, on lui fit un triomphe. Aujourd'hui, l'oubli est tombé sur une œuvre prolixe où trop de facilités et de complaisances, trop d'ornements dissimulent quelques compositions de qualité.
Bernard SESÉ
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