Peintre toscan. Francesco Zuccarelli, qui avait étudié les paysages romains de Claude Lorrain et ceux de Pannini, a fait toute sa carrière à Venise, où il s'était fixé vers 1730. Il est alors influencé par les paysages de Marco Ricci, mais transpose ses tempêtes et ses ciels tourmentés dans une atmosphère beaucoup plus sereine
— et banale — à l'usage des amateurs d'une Arcadie anodine et sans orage. Grâce au comte Algarotti, qui hante toutes les cours d'Europe, et au consul Smith, qui possédait de lui trente-six tableaux (aujourd'hui à Windsor Castle), Zuccarelli se fait une nombreuse clientèle parmi les touristes passant par Venise comme à l'étranger. Il se lie avec le peintre Richard Wilson (qu'il convertit à la peinture de paysage), passe quinze ans en Angleterre et devient membre fondateur de la Royal Academy (1768). Il est également apprécié à Venise et décore l'une des salles de la villa Pisani à Stra (env. 1750). Mais ses paysages, animés indifféremment de thèmes mythologiques
(Hercule tuant Nessus, université de Glasgow ; Enlèvement d'Europe, Académie, Venise), ou de scènes paysannes (Paysage avec un pêcheur ; Paysage avec une bergère à cheval, Académie, Venise) perdent bientôt leur vogue, même chez les Anglais qui lui préfèrent son émule, Wilson. En 1866, Redgrave juge les œuvres de Zuccarelli « fades et insipides à force de joliesse ». On perçoit pourtant, dans les meilleures d'entre elles, la finesse de l'interprétation poétique que le peintre a voulu donner de la nature.
Photographie
Paysage à l'italienne, F. Zuccarelli Francesco ZUCCARELLI, Paysage à l'italienne. Christie's Images, Londres.
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Photographie
Cadmus et le Dragon, F. Zuccarelli Francesco ZUCCARELLI, Cadmus et le Dragon, huile sur toile. Rafael Valls Gallery, Londres.
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Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
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