1. La population
• Une population vieillissante malgré une légère reprise de la natalité
Par sa population, la France n'occupe plus que le vingt et unième rang mondial, le troisième en Europe, alors qu'elle fut l'État le plus peuplé de ce continent à l'époque de Louis XIV, avec autant d'habitants qu'au xive siècle ; elle était la quatrième puissance démographique mondiale, après la Chine, l'Inde de l'empire moghol et le Japon. En 1801, année du premier recensement français, avec 28 millions d'habitants, la France devançait encore chacun des États européens, y compris la Russie. Cependant, à partir du xixe siècle, la part de la population française en Europe n'a pas cessé de diminuer : 19 p. 100 en 1800 ; 17,5 p. 100 en 1850 ; 13,8 p. 100 en 1900 ; 10,6 p. 100 en 1950. Parallèlement, la population du Royaume-Uni augmentait plus rapidement que jamais, passant de 11,9 millions d'habitants en 1801 à 41,4 millions en 1901. Sur la même période, la population des Pays-Bas quadruplait presque.
La transition démographique française explique en grande partie une telle évolution. Elle fut précoce, lente et continue, ses taux de natalité et de mortalité ne furent jamais très éloignés. Les Français furent les premiers dans le monde, dès le xviiie siècle, à voir décroître leur natalité. Jusqu'au milieu du xviiie siècle, l'indice synthétique de fécondité fut supérieur à 6 enfants par femme en âge de procréer, puis il diminua rapidement : 5,5 entre 1770 et 1789 ; 4,6 entre 1790 et 1819 ; 3,4 entre 1851 et 1855 ; 2,7 en 1870, soit pratiquement deux fois moins d'enfants en un siècle. L'évolution fut plus irrégulière au cours du xxe siècle ; en 1900, la fécondité était inférieure au seuil de renouvellement des générations (2,1) puisqu'elle n'était que de 2, elle dépassa ce seuil par la suite, pour atteindre son maximum au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Elle se maintint jusqu'au m […]
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