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FRANCE L'élection présidentielle de 2007

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2.  Une marginalisation des outsiders

Le premier tour de l'élection présidentielle, marqué par une forte hausse du total des inscrits (près de 3,3 millions de plus qu'en 2002) et une participation devenue rare sous la Ve République (avec 83,77 p. 100, il faut remonter à 1965 et 1974 pour trouver mieux), s'est traduit par des scores importants, en nombre de voix comme en pourcentages, pour les principaux candidats (tabl. 1, 2 et 3).

Ainsi, le candidat de l'U.M.P. recueille près de 31,2 p. 100 des suffrages exprimés contre 19,8 p. 100, 20,8 et 19,9 p. 100 à Jacques Chirac en 1988, 1995 et 2002 respectivement. En voix (11,45 millions), il double le score réalisé en 2002 par le président sortant. Quant à Ségolène Royal, avec presque 25,9 p. 100 des suffrages exprimés, elle dépasse les 23,3 p. 100 de Lionel Jospin en 1995 et les 23,8 p. 100 totalisés par ce dernier, Jean-Pierre Chevènement et Christiane Taubira en 2002, gagnant par rapport à eux près de 2 millions de voix.

Les deux principales surprises viennent des scores respectifs de François Bayrou et de Jean-Marie Le Pen. Avec près de 18,6 p. 100 des suffrages et 6,8 millions de bulletins de vote à son nom, le président de l'U.D.F. triple presque son score de 2002 et fait plus que tripler le nombre de ses électeurs. En captant les voix de Français de droite et de gauche qui ne se reconnaissent pas dans le projet ou la personne des deux finalistes, il acquiert ainsi, à titre personnel, une stature politique nouvelle. En même temps, la troisième position qui est la sienne montre que la majorité des électeurs restent attachés aux sensibilités traditionnelles de gauche et de droite. Quant à Jean-Marie Le Pen, avec 10,4 p. 100 des suffrages exprimés, il tombe au-dessous de son score de 1988, perdant près d'1 million de voix par rapport à 2002 ; en additionnant les voix obtenues alors par le Front national (F.N.) et le Mouvement national républicain représenté par Bruno Mégret, c'est plus de 1,6 million de voix que perd l'extrême droite, dont une partie de ses électeurs traditionne […]

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Nicolas Sarkozy, 16 mai 2007 Ségolène Royal, mars 2007 Jean-Marie et Marine Le Pen, 2007

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