Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Yves DURAND
À l'encontre de ce qui fut jadis soutenu par nombre d'historiens, il semble établi aujourd'hui que la monarchie d'Ancien Régime ne connut presque jamais de politique des frontières naturelles. Aux xvie et xviie siècles, les préoccupations et les méthodes des gouvernants en matière diplomatique et pour tout… Lire la suiteÉcrit par : Jacques ELLUL
Dans le chapitre "L'absolutisme pragmatique : raison d'État de Richelieu, « mystère divin » de Louis XIV" : … *La pensée de Richelieu est fondée tout entière sur l'idée que la puissance est la seule chose nécessaire à l'État. Le roi doit ne supporter aucune opposition, et réunit entre ses mains les instruments de la puissance (armée, finances, réputation). Le pouvoir du roi n'est pas pour autant un pouvoir personnel : la personne du roi se confond avec l'… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… fils, Charles d'Albret, connétable de France, est tué à la bataille d'Azincourt (1415). Petit-fils* de Charles, Alain le Grand (1440-1522), sire d'Albret, doit son surnom non pas à ses prouesses militaires mais à la taille importante des domaines sur lesquels il règne. C'est l'un des derniers seigneurs féodaux. Sa fille Charlotte d'Albret (1480-… Lire la suiteÉcrit par : Georges LIVET
Dans le chapitre "La guerre de Trente Ans (1618-1648)" : … à l'Empereur ; la Saxe se rallie en mai 1635 : la paix de Prague met fin à la guerre allemande. La *France, qui est intervenue d'abord en Italie, a occupé la Lorraine dès 1633, poussé jusqu'au Rhin pendant l'hiver 1634-1635. Des princes allemands entrent dans la clientèle française : l'Électeur de Trèves, Bernard de Saxe-Weimar et toute son armée,… Lire la suiteÉcrit par : Françoise LÉVY-COBLENTZ, Raymond WOESSNER
Dans le chapitre "Guerre de Trente Ans. Rattachement de l'Alsace à la France" : … *Pendant la guerre de Trente Ans (1618-1648), l'Alsace servit de champ de bataille aux armées impériales, suédoises, weimariennes et françaises. Massacres, famines, pestes déciment plus de la moitié de la population, et c'est une Alsace misérable qu'en des clauses obscures le traité de Westphalie cède à la France. En fait, seule la haute Alsace lui… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Les protestants français ont accueilli avec soulagement la mort d'Henri II en 1559. Mais les Guise conservent la suprématie politique, et la situation ne s'améliore pas, comme le prouvent l'exécution du conseiller Anne Du Bourg en 1559 et, la même année, la déclaration de Villers-Cotterêts. Or le groupe protestant a rapidement évolué depuis le… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Dans le chapitre "Démographie et administration" : … noire, peut-être de l'ordre du tiers de la population. Sur quel chiffre antérieur ? On ne sait... *Entre ces deux dates, une seule estimation réellement « sérieuse » : celle de 1694-1700, effectuée par Vauban, qui a pu réunir tous les rôles de la première capitation. Elle donne 18 millions d'habitants à la fin du xviie siècle.… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Fille de Philippe III d'Espagne et de Marguerite d'Autriche, femme de Louis XIII (1615), mère de Louis XIV (1638) et du duc d'Orléans (1640), grande, belle, telle que l'ont peinte Rubens (musée du Prado) et Mignard (musée du Louvre), héroïne enfin d'Alexandre Dumas, la reine a suscité amitiés fidèles et animosités redoutables. Louis XIII ne l'aime… Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Écrit par : Esther BENBASSA
Dans le chapitre "L'antijudaïsme de la Renaissance au XVIIe siècle" : … en 1516. Cette ségrégation restera effective durant tout le xviie siècle. *Absents du royaume de France, mis à part dans le Sud-Ouest, où ils sont tolérés dès le xvie siècle en tant que marchands « portugais » ou en Lorraine et en Alsace, avec l'entrée des troupes françaises à la même époque puis l'… Lire la suiteÉcrit par : Paul DEVAUTOUR, Universalis
Dans le chapitre "La recherche de la mobilité" : … d'effectifs variables, commandées par un capitaine, font place aux légions, aux bandes. Le roi de *France François Ier crée en 1534 sept légions de gens de pied, de six compagnies de mille hommes, dont chacune est commandée par un colonel. Les légions sont licenciées en 1563. Les bandes ont cinq cents, puis trois cents hommes, puis deux… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
… *Corsaire et chef d'escadre dunkerquois. Issu d'une famille de marins, Jean Bart sert d'abord dans la flotte des Provinces-Unies sous les ordres de l'amiral De Ruyter (1666). Quand éclate la guerre franco-hollandaise (1672), il rentre à Dunkerque, s'embarque sur un navire corsaire et est rapidement promu au commandement d'un bâtiment (1674). À la… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *Maréchal de France sous Louis XIII, François de Bassompierre, né en Lorraine, est issu d'une branche de la famille de Clèves. Devenu fidèle d'Henri IV alors qu'il partait s'engager au service du roi d'Espagne, il fut célèbre à la cour où il plut par son goût du faste et par son esprit. En 1602, il participe à la guerre contre le duc de Savoie, puis… Lire la suiteÉcrit par : Michèle BATTESTI
… de la difficulté d'une victoire décisive en raison des tactiques et des matériels alors en usage. * Bataille de Bévéziers (déformation de Pevensey, Sussex). Victoire d'une flotte française de 70 vaisseaux et 28 000 hommes aux ordres de Tourville sur 60 vaisseaux anglo-hollandais (22 vaisseaux anglais et 34 hollandais, 23 000 hommes) commandés par… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Le « Chevalier sans peur et sans reproche » a joui en Europe, de son vivant, d'une renommée privilégiée, puis, après sa mort, a été considéré comme un modèle historique glorieux. Incarnation du « bon chevalier », il est aux yeux de ses contemporains l'archétype d'un idéal de vie que Cervantès, un demi-siècle plus tard, et non sans remords, va… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Fils de César de Vendôme, donc petit-fils de Henri IV et de Gabrielle d'Estrées. Son ascendance vaut à Beaufort d'être relativement épargné lors de la répression des incessants complots contre Richelieu et Mazarin. Lié à Cinq-Mars, le duc est obligé de s'enfuir en Angleterre. Revenu en 1642, à la mort de Richelieu, il devient l'un des chefs de la… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
… *Fils naturel de Jacques II et d'Arabella Churchill, sœur de Marlborough, James Stuart, duc de Berwick, se consacre au service de la France après avoir tenté d'aider son père à reconquérir la couronne anglaise passée sur la tête de Guillaume de Nassau en 1688. Avec Villars et Vendôme, il est l'un des trois généraux qui préservent la France de l'… Lire la suiteÉcrit par : Pierre MESNARD
… Entre les deux, le climat moyen sera constitué par un art de gouverner en s'aidant de la fortune. *Le champ de Bodin est autrement large et son ciel est plus serein que celui de Machiavel. Quelle que soit l'étendue de la crise intérieure qui secoue le peuple français, dans la dure épreuve des guerres de religion, qui remettent tout en question, la… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *Issu d'une famille d'officiers de la Chambre des comptes, Boisguillebert fut très influencé par des études faites chez les Jansénistes et en conserva une grande indépendance d'esprit. Après un passage à la faculté de droit, il devint avocat, puis magistrat ; il fut nommé vicomte de Montivilliers, c'est-à-dire prévôt, puis lieutenant général du… Lire la suiteÉcrit par : Jacques TRUCHET, Universalis
*Bossuet est comme un homme du Moyen Âge planté au cœur d'un siècle de crises qui s'ouvre, dès 1598, avec le traité de Vervins et la mort de Philippe II, et s'achève, en 1715, avec la mort de Louis XIV. Son intelligence exceptionnelle et sa foi inébranlable sont tout au service de l'ordre établi, de la tradition… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… carrière militaire. Il participe au siège de Gênes en 1507 et à la bataille d'Agnadel en 1509. *Nommé connétable de France lors de l'accession au trône de François Ier (1515), il contribue largement à la victoire de Marignan, qui fait du jeune roi le maître du Milanais. À vingt-cinq ans, chargé d'honneurs, Charles de Bourbon est… Lire la suiteÉcrit par : Yves DURAND
Dans le chapitre "Le problème de la légitimité" : … tout l'organisme et l'on ne peut concevoir un roi hérétique pour tenir cette fonction capitale. Avec un roi non catholique ou excommunié, c'est tout le corps social qui risque d'être corrompu. *Pour remplir les exigences de la loi salique, Henri III en mourant laissait le trône à Henri de Bourbon, roi de Navarre, son cousin au vingt-deuxième degré… Lire la suiteÉcrit par : Régine PERNOUD, Universalis
Dans le chapitre "L'apparition du dirigisme" : … noblesse féodale et qu'on s'emploie à ruiner ce qui reste de la puissance des grands vassaux. *Le roi, de suzerain, est devenu monarque, et sa souveraineté sera complète lorsque, en 1516, sera signé avec la papauté le concordat de Bologne qui met toutes les nominations d'évêques et d'abbés entre ses mains. Les structures de l'Église de France… Lire la suiteÉcrit par : Jean RICHARD, Universalis
Dans le chapitre "La réunion du duché au royaume de France" : … le Charolais et la Franche-Comté à la maison de Bourgogne, mais laissa le duché à Charles VIII. *Charles Quint continua cependant à le revendiquer ; il obtint de François Ier, fait prisonnier à Pavie, une promesse de restitution (1526), mais le roi parvint à jouer du refus opposé par les états à une telle restitution, et Charles Quint… Lire la suiteÉcrit par : Léon FLEURIOT, Jean MEYER, Jean OLLIVRO
Dans le chapitre "La province de Bretagne (XVIe-XVIIIe siècle)" : … *L'histoire politique de la province est dominée par les états de Bretagne, c'est-à-dire par la noblesse. Sa situation est, en effet, très particulière. L'union, définitivement consacrée par l'Acte de 1532, fait du roi de France l'héritier des ducs. Le sommet de la pyramide sociale et politique reste donc vacant jusqu'à l'installation, tardive, de l… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Conseiller au parlement de Paris en 1637, Pierre Broussel n'est entré dans l'histoire que parce qu'apparemment il a été considéré comme un des chefs de la Fronde. Très populaire, menant un train de vie modeste, il se fait le porte-parole de l'opposition parlementaire contre les édits de Mazarin. Son arrestation, le 26 août 1648, suscite une émeute… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *Surintendant des Finances et ministre d'État sous Louis XIII, Claude de Bullion passait, selon Tallemant des Réaux, pour avoir une des plus belles fortunes de son temps. Son grand-père était, en 1560, un important marchand en gros de Mâcon, seigneur de deux terres. Son père, secrétaire du roi et avocat au parlement, avait épousé Charlotte de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *Soldat courageux, homme de cour et écrivain de talent, Bussy-Rabutin laissa derrière lui comme un parfum de scandale. Il reçut une brillante éducation chez les jésuites d'Autun, puis au collège de Clermont, avant de partir en Lorraine avec le régiment de son père. De 1634 à 1659, il fut de toutes les campagnes militaires en Flandre, en Lorraine, en… Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
… *Nom donné aux calvinistes cévenols révoltés à la fin du règne de Louis XIV et qui vient du patois languedocien camiso, chemise, parce qu'ils portaient, dans leurs opérations nocturnes, une chemise blanche sur leurs vêtements pour se reconnaître entre eux. Alors qu'ils paraissaient résignés à abjurer, l'édit de révocation de Fontainebleau (… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *L'élection de Charles Quint comme empereur du Saint Empire romain germanique, le 28 juin 1519, signifie, face à la puissance française, l'« alliance », autour du noyau bourguignon puis espagnol, des pays limitrophes. Pour rétablir l'équilibre, compromis par l'afflux des richesses américaines, François Ier est contraint de rechercher des… Lire la suiteÉcrit par : Michel BRUNET, Louis MASSICOTTE
Dans le chapitre "L'intervention de la France" : … *En 1524, le navigateur florentin Verrazano explore la côte américaine depuis la Floride jusqu'au Cap-Breton. Il cherche, écrit-il, « les bienheureux rivages du Cathay ». Au service de banquiers italiens établis en France, Verrazano travaille également pour François Ier. Celui-ci n'entend pas laisser aux Espagnols et aux Portugais la… Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
… *Née à Florence, Catherine de Médicis n'avait pas deux mois lorsqu'elle perdit successivement sa mère, Madeleine de La Tour d'Auvergne, comtesse de Boulogne, et son père Laurent II de Médicis, duc d'Urbino. Elle passe ses premières années à Rome sous la protection de son cousin le cardinal Jules de Médicis qui deviendra en 1523 le pape Clément VII.… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *Fils de François, comte de Vaudémont, frère du duc Henri II, Charles IV devint duc lorsque son père abdiqua en 1625. Chevaleresque mais inconsistant, il fut mêlé à toutes les querelles européennes et crut habile, pour protéger son duché en pleine guerre de Trente Ans, de combattre la France, sa puissante voisine. Il négocia ainsi avec l'Angleterre… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DU COLOMBIER, Henri PEYRE
Dans le chapitre "L'époque et le milieu" : … Provinciales, Bourdaloue a souvent été préféré à Bossuet, et Le Brun à Philippe de Champaigne. *Pourtant, il reste vrai que les lettres et les arts du classicisme se sont adressés à un public relativement limité et qu'une certaine unité de goût et de culture prévalait au sein de ce public ; il était restreint en nombre ; les livres étaient… Lire la suiteÉcrit par : Louis SALA-MOLINS
*Louis XIV signe à Versailles en mars 1685 un édit qui, en un préambule et soixante articles, règle dans les possessions françaises d'outre-Atlantique « l'état et la qualité des esclaves » en les qualifiant de bêtes de somme ou de purs objets. C'est le Code noir, préparé par Colbert, qui sera… Lire la suiteÉcrit par : Guy BRAIBANT
Dans le chapitre "Les codes de l'Ancien Régime" : … en principe sans modification. Plusieurs centaines de coutumiers furent ainsi élaborés et publiés. *Au siècle suivant, selon des demandes formulées lors des états généraux d'Orléans en 1560 et de Blois en 1576, Henri III décidait, par une ordonnance de Blois de 1579, qu'un recueil complet des édits et ordonnances – ce qui correspondrait aujourd'hui… Lire la suiteÉcrit par : Jean IMBERT
*Colbert, le plus grand des « grands commis » de la royauté française, a donné son nom à un système économique original qui, selon le mot de Blanqui dans son Histoire de l'économie politique (1837), était « complet et conséquent, dans toutes ses parties ». Pourtant, tous les historiens – et Blanqui lui-… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *Une légende tenace faisait de Colbert le fils d'un marchand drapier de Reims. Les historiens ont eu raison de ce mythe en montrant que le grand ministre était issu d'une dynastie de grands marchands internationaux, banquiers et financiers. Laboureurs à la fin de la guerre de Cent Ans, entre Reims et les Ardennes, ils firent du transport de pierres… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Fils de Gaspard de Coligny, seigneur de Châtillon, et de Louise de Montmorency, Gaspard de Coligny a pour frère aîné le cardinal Odet de Coligny (1517-1571) et pour frère cadet François, dit d'Andelot (1521-1569). C'est, vers 1560, avant sa conversion au protestantisme, un homme de guerre célèbre. Il participe en 1544 à la victoire de Cérisoles et… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Fils de Henri II de Bourbon, frère de la duchesse de Longueville et du prince de Conti, arrière-petit-fils du célèbre Louis Ier de Bourbon, tué à la bataille de Jarnac en 1569, le prince de Condé fait d'excellentes études chez les jésuites de Bourges ; il épouse, en 1641, l'une des nièces de Richelieu. Très jeune, il devient la gloire de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *Branche cadette de la maison de Bourbon. Conti est un village de Picardie entre Amiens et Montdidier. La maison fut formée en 1551 en faveur de Louis Ier de Bourbon et s'éteignit en 1614 avec la mort de François son troisième fils. Elle fut relevée vers 1630 en faveur d'Armand de Bourbon, frère du Grand Condé, et dura jusqu'en 1814.… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Jurisconsulte, il débute comme avocat, d'abord à Paris puis à Nevers. Sa renommée d'homme de loi en fait l'un des représentants les plus en vue du tiers état, d'abord aux états généraux d'Orléans en 1560, puis à ceux de Blois en 1576 et en 1588. Premier échevin de Nevers en 1568, Guy Coquille devient procureur général fiscal du Nivernais en 1571 et… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE GOFF
Dans le chapitre "L'âge d'or des corporations (XVe-XVIe s.)" : … en 1512-1513 (Cologne, Ulm, Spire, etc.), « abus, conspirations et monopoles » et grèves en *France (grèves des imprimeurs à Lyon et Paris de 1539 à 1542, troubles sociaux à Paris entre 1560 et 1570, mesures contre les compagnons à Dijon en 1528, 1552, 1560, 1578, 1581, etc.), révolte des gens de métier gantois en 1540 matée par Charles … Lire la suiteÉcrit par : Christian AMBROSI, Gilbert GIANNONI, Janine RENUCCI, André RONDEAU
Dans le chapitre "L'éviction de la République génoise" : … *Sampiero rentre en Corse en 1544 ; rapidement il s'impose assez pour que les Génois, inquiets, le jettent en prison. Libéré sur l'intervention du roi de France, Sampiero quitte l'île, décidé à se venger. En 1551, la guerre entre la France et l'Empire reprend. Gênes est fidèle à l'empereur, Sampiero sert le roi de France ; aidés de la flotte turque… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Ce jésuite, confesseur de Henri IV, est entré dans l'histoire sous la forme d'une boutade : « Le roi a du coton dans les oreilles ! » Il fait partie de ce groupe de religieux qui ont dû leur célébrité à leurs prédications à la fin du xvie siècle. Le choix d'un jésuite par Henri IV relève évidemment de la politique, le père Coton… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *Frère du « grand Colbert », Charles Colbert fit ses études au collège de Clermont et à la faculté de droit d'Orléans. Après avoir exercé les charges d'intendant des armées de Catalogne, Provence et Naples, il achète une charge de conseiller au parlement de Metz. Cela lui donnera une compétence particulière pour les affaires d'Allemagne, d'autant… Lire la suiteÉcrit par : André CORVISIER
… *Nom donné au xviie siècle aux paysans révoltés du sud-ouest de la France. En 1594, poussés par la misère, quelques milliers de paysans du Périgord et du Limousin prirent les armes. On les appela tard-avisés, car les guerres civiles s'apaisaient à ce moment, ou crocquants, probablement du nom du village de Crocq… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Symbole de la féminité d'une époque et célèbre pour sa beauté, Diane est aussi l'un des très grands noms de la politique française du milieu du xvie siècle. Née à Poitiers, fille de Jean de Poitiers, comte de Saint-Vallier, mariée dès quinze ans à Louis de Brézé, grand sénéchal de Normandie, elle est d'abord dame d'honneur de la… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Tallemant des Réaux appelle la journée des dupes « la grande cabale des deux Reynes, de Monsieur et de toute la maison de Guise ». On pourrait ajouter à cette liste les bâtards de Henri IV, le parti dévot avec le chancelier d'Aligre et les deux Marillac, pour ne pas parler du mécontentement du Parlement, de la misère et de la famine des années 1629… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *« L'une des grandes figures de la France monarchique », selon R. Mousnier. Antoine Duprat a eu une rare et double carrière, laïque d'abord, ecclésiastique par la suite. Son ascension sociale est très rapide : à trente-trois ans, on le trouve lieutenant général du bailliage de Montferrand, puis, cinq années plus tard, en 1495, avocat général au… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Fils d'un capitaine marchand très représentatif du protestantisme dieppois, Duquesne se distingue dès dix-sept ans par la prise d'un navire hollandais, puis passe à la « Royale » où il devient capitaine de vaisseau pendant la guerre de Trente Ans. En 1644, il prend du service dans la marine suédoise et contribue, en 1644, à la victoire de Femern… Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Écrit par : Yves DURAND
Dans le chapitre "Les tentatives pour limiter le pouvoir royal" : … *À plusieurs reprises, les états ont demandé au roi la périodicité des tenues. Ils ne l'ont obtenue que de 1355 à 1358 et la demande formulée à nouveau en 1560, 1576 et 1614 n'a jamais été suivie d'effet. De même, bien que les grandes ordonnances de 1561 et 1579 retiennent bon nombre de suggestions faites par les états généraux, la monarchie a… Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
… Paix religieuse d'Augsbourg. Catholicisme et luthéranisme se partagent les États de l'Empire. * Massacre des protestants de Wassy (en Champagne) par les troupes de François de Guise. Début des guerres de Religion en France. Massacre de la Saint-Barthélemy à Paris. Aux Pays-Bas, révolte anti-espagnole des provinces protestantes du Nord.… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Dans le chapitre "L'élaboration du système" : … à date fixe de sommes prévisibles levées par des compagnies financières ou par des banquiers. *Dans le monde rural français, le vocabulaire du fermage apparaît au xiiie siècle (1260, Bretagne). Au cours des périodes de reconstruction du paysage agricole pendant et après la guerre de Cent Ans, noblesse et bourgeoisie ont mis… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Écrit par : Solange MARIN
… *Marquis de Belle-Isle, vicomte de Melun, vice-roi d'Amérique, procureur du roi au parlement de Paris et surintendant des Finances, Fouquet, mécène fastueux qui a construit Vaux, le premier Versailles du Grand Siècle, pensionné La Fontaine, découvert et fait travailler Molière, Lebrun, Le Nôtre, est le type accompli du grand seigneur en ce premier… Lire la suiteÉcrit par : Jean BRUHAT
Dans le chapitre "Les origines" : … le bassin de la Méditerranée. Louis XI tente de créer une compagnie de commerce dans le Levant. *Toutefois, la France ne joue aucun rôle dans le mouvement des grandes découvertes. Les raisons en sont multiples : manque d'audace de la bourgeoisie marchande, attirance de l'Italie, insuffisance de la marine. François Ier proteste bien… Lire la suiteÉcrit par : Jehan de MALAFOSSE
Dans le chapitre "Les lois fondamentales" : … à la vénérable loi salique – permet d'exclure les filles ainsi que les parents par les filles. *Au xvie siècle, la catholicité du roi, jusque-là implicite, est affirmée en raison de la Réforme protestante. Enfin, le principe de l'inaliénabilité du domaine de la Couronne, principe coutumier comme tous les précédents, est… Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
… * Louis XIV, âgé de quatre ans, succède à son père, Louis XIII Traités de Westphalie. La France, garante de la paix, obtient la Haute-Alsace et les Trois-Évêchés (Toul, Metz et Verdun). Paix des Pyrénées avec l'Espagne, qui cède l'Artois et le Roussillon. Mort de Mazarin. Début du règne personnel de Louis XIV. Traité d'Aix-la-Chapelle, qui met fin à… Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
… procuration entre la duchesse de Bretagne et Maximilien de Habsbourg (décembre 1490) est annulée. * Signature du procès-verbal de rédaction de la coutume de Tours, conformément à l'ordonnance de Montil-lès-Tours (1454), qui inaugure une phase de rédaction des différentes coutumes du royaume. Concordat de Bologne entre François Ier et le… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *En 1515, en tant que chef de la branche des Valois-Angoulême, François Ier succède à son cousin Louis XII, dont il a épousé la fille, Claude de France, l'année précédente. Son règne de trente-deux ans marque profondément le xvie siècle français, transformant à l'extérieur les guerres d'Italie en un affrontement avec… Lire la suiteÉcrit par : Victor-Lucien TAPIÉ
*La Fronde est une période de troubles et de guerre civile qui s'est étendue sur quatre années, de 1648 à 1652, pendant la minorité de Louis XIV. La diversité des événements et la complexité de cette crise en ont rendu l'interprétation difficile aux historiens. La Fronde : vision simplifiée. Il y a eu,… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Surnommé le Foudre d'Italie, Gaston de Foix est fils de Jean de Foix, vicomte de Narbonne, et de Marie d'Orléans, la sœur de Louis XII, et petit-fils de Gaston IV de Foix et d'Éléonore d'Aragon, reine de Navarre. Dès 1505, le roi érige pour lui le comté de Nemours en duché-pairie et lui fait même prendre le titre de roi de Navarre. Au moment de la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre ALBERT
… *Journal parisien paru du 30 mai 1631 au 30 septembre 1915. Théophraste Renaudot n'est pas le créateur de la presse périodique en France, mais il reste bien le fondateur du premier grand journal français, La Gazette. Le premier périodique français, Nouvelles ordinaires de divers endroits, naquit en janvier 1631 : il était édité par… Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
Écrit par : Patrice VENTURA
Dans le chapitre " Histoire du génie militaire" : … Charles VII et à l'esquisse en 1445 d'une organisation relative à l'inspection des fortifications. *D'autres situent les origines du génie un peu plus tard, à l'époque de Henri IV, lorsque Sully, déjà surintendant des Finances, prend en 1606 le titre de surintendant des Fortifications. Mais ce n'est qu'en 1690 que le marquis de Vauban crée le Corps… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *Famille d'origine toscane, établie à Retz en France au xvie siècle, et dont les membres jouent un rôle important à la cour, au conseil, dans la diplomatie, l'armée et l'Église. Le membre le plus illustre de la famille Gondi est le cardinal de Retz, Jean François Paul (1613-1679), coadjuteur de l'évêque de Paris pendant la Fronde… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *Seconde fille de Charles de Gonzague, duc de Nevers et de Mantoue, qui la destinait au cloître, Anne de Gonzague fut envoyée avec sa jeune sœur à Fare-Moutier où l'abbesse Françoise de La Châtre devait la préparer à « cette vocation ». Son père mort, elle quitta le couvent pour vivre avec sa sœur aînée. Belle, dotée d'un esprit fin, elle plut à la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre ROLLAND
… * À la suite de l'épuisement du mouvement des pasteurs prédicants, première résistance née de la révocation de l'édit de Nantes, le prophétisme se répand en Cévennes et bas Languedoc. Commis à l'instigation des prophètes Abraham Mazel et Esprit Séguier, le meurtre de l'abbé du Chaila, chargé de la surveillance des « religionnaires », et la… Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Écrit par : Jean MEYER
… *Issus de la branche cadette de la maison ducale de Lorraine, dont ils se sont détachés avec Claude Ier, fils du duc René II, au début du xvie siècle, les Guise dominent la vie politique française du milieu et de la seconde partie du xvie siècle avec les deux frères : François Ier de… Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
… *Ayant d'abord reçu le titre de duc d'Angoulême et les prénoms d'Alexandre-Édouard, auxquels sa mère Catherine de Médicis substitua en 1565 celui d'Henri, en souvenir de son père Henri II, Henri fut duc d'Orléans (1560) puis d'Anjou (1566) avant de succéder sous le nom d'Henri III à son frère, Charles IX, décédé le 31 mai 1574. Celui qui devait être… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Fils de François Ier, Henri II hérite, à la mort de son père en 1547, du plus puissant et du plus riche royaume européen, dont la cohésion contraste avec l'hétérogénéité de l'Empire des Habsbourg et la multiplicité de petits États ; mais il doit faire face à la coalition antifrançaise d'une partie de l'Europe occidentale. Le nouveau roi… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
*Nul roi ne fut, de son vivant, plus passionnément discuté. Nul non plus ne fut, mort, plus pleuré, adulé. Nul crime politique n'a tant « choqué » les contemporains que l'assassinat du 14 mai 1610. Personnalité complexe, Henri IV est entré dans l'histoire française comme le symbole d'un monarque idéal, tel que… Lire la suiteÉcrit par : Michel PASTOUREAU
Dans le chapitre "Histoire des armoiries" : … remplacé au bas des actes par la signature) entraîne parfois celle des armoiries. Toutefois, en *France, en Italie et dans les pays germaniques, jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, toutes les familles nobles et bourgeoises continuent de porter des armoiries, de même que toutes les communautés laïques (villes, corps de métiers, juridictions...) et… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Écrit par : Bernard VALADE
Écrit par : Jean MEYER
… *Désignant les calvinistes français, le vocable « huguenot » est doublement d'origine genevoise, puisqu'il est apparu dans cette ville dans les années 1520-1525 par une double dérivation-altération du mot allemand Eidgenossen (les compagnons du serment, désignant les confédérés suisses) et du prénom personnel Hugues synthétisés en « eignots… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *À la mort de Louis XIII, tous ceux qui ne veulent plus d'un Premier ministre puissant et espèrent, à la faveur d'un changement, se pousser aux affaires sont liés à la régente Anne d'Autriche, souhaitant le renversement à leur profit de la politique générale. On trouve à la tête de ce groupe la duchesse de Chevreuse, le duc de Beaufort, petit-fils d… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Dans le chapitre "Les chevauchées des maîtres de requêtes" : … *Le terme générique d'intendant est tardif. Apparu isolément vers 1568, comme substantif savant dérivé du latin désignant celui qui surveille, il se généralise dans le langage politique sous Henri IV. Mais l'origine de l'institution est double. Elle dérive, d'une part, des chevauchées des maîtres de requêtes, qui rappellent quelque peu les missi… Lire la suiteÉcrit par : Michel BALARD, Paul GUICHONNET, Jean-Marie MARTIN, Jean-Louis MIÈGE, Paul PETIT
Dans le chapitre "L'échec de la tentative française et l'hégémonie espagnole" : … inquiets de ce triomphe, suscitent une coalition antifrançaise. Charles VIII doit regagner la *France, et il se fraye le passage des Alpes par la difficile victoire de Fornoue (Fornovo), le 6 juillet 1495. Louis XII relance la lutte. Au printemps 1500, il s'empare facilement du Milanais et, dans l'été 1501, du royaume de Naples. Mais l'Espagne… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Écrit par : Bernard CROQUETTE
… *Attaché à la suite de M. de La Thuillerie, ambassadeur extraordinaire au Danemark, puis à la maison du prince de Condé — dont il deviendra le bibliothécaire — Lapeyrère est chargé de nombreuses missions dans plusieurs pays européens. Méridional rieur, huguenot gaillard, « grand liseur, grand amateur de singularités, inventeur d'un système d'… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *La Bruyère, qui fit le portrait du duc de Lauzun sous le nom de Staton, écrivait : « Sa vie est un roman. » De Louis XIII à Louis XV, selon le duc de La Force qui lui consacra un livre paru en 1914, il fut « le témoin du Grand Siècle [...] dans l'entourage intime du roi ». Lauzun reçut une éducation militaire de gentilhomme et, capitaine au… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Type de l'officier de cour souveraine dévoué à la couronne. Jurisconsulte distingué, Le Bret compte, avec Charles Loyseau, avec Guy Coquille et tant d'autres, parmi les théoriciens de la monarchie absolue. Il résume ses vues dans le Traité de la souveraineté du roi, de son domaine, et de sa couronne (1632). Sa carrière politique se situe… Lire la suiteÉcrit par : André CORVISIER
… *Fils d'un conseiller à la Cour des aides, Michel Le Tellier fait de solides études juridiques et embrasse la carrière administrative. Il est successivement conseiller au Grand Conseil (1624), procureur du roi au Châtelet (1631), maître des requêtes (1639), intendant à l'armée du Piémont (1640). Apprécié dans cette fonction par Mazarin, il devient… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Ayant commencé une brillante carrière de juriste humaniste à l'université de Padoue, d'abord comme étudiant, puis comme professeur de droit civil, Michel de L'Hospital fait un long séjour en Italie (il a été, entre autres, auditeur de la Rote à Rome) qui lui vaut une grande réputation de savant. Délégué aux Grands Jours de justice de Moulins (1540… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *En son temps, Hugues de Lionne fut considéré comme un grand ministre des Affaires étrangères. Voltaire en fit l'éloge et Saint-Simon écrit à son sujet : « Lionne était très instruit des intérêts des princes, adroit négociateur mais trop connu pour tel par les ministres étrangers qui se défiaient de lui et le craignaient. » Ce diplomate était issu d… Lire la suiteÉcrit par : Dominique LACOUE-LABARTHE
Dans le chapitre " La recherche d'une monnaie stable" : … de toutes sortes, chacune s'accompagnant d'une tentative de restauration de la bonne monnaie. *La stabilisation ne commence à se produire qu'à partir de 1514 avec la création par Louis XII du teston, une monnaie lourde d'argent au cours de 10 sols qui correspond au retour d'une certaine prospérité économique. Louis XIII fait procéder à un… Lire la suiteÉcrit par : André HUMBERT, Colette RENARD-GRANDMONTAGNE, René TAVENEAUX
Dans le chapitre "Humanisme, civilisation classique et catholicité" : … De* graves menaces pesèrent sur la Lorraine au xvie siècle : l'occupation par la France, en 1552, des villes de Metz, Toul et Verdun mit fin à l'indépendance des Trois-Évêchés, mais elle portait aussi en puissance l'incorporation au royaume des duchés de Lorraine et de Bar. Le danger ne fut pourtant qu'à échéance lointaine : les… Lire la suiteÉcrit par : Michel de CERTEAU
… *Petite capitale protestante près de Poitiers, Loudun est entrée dans la grande histoire en 1634. Le Mercure françois consacre, cette année-là, une longue chronique aux « possédées religieuses ursulines de Loudun » : le 18 août, Urbain Grandier, curé de Saint-Pierre, a été brûlé vif sur la place Sainte-Croix pour crime de sorcellerie. On l'… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Fille du remuant duc de Savoie, Philippe, et de Marguerite de Bourbon, Louise de Savoie épouse en 1490 le comte d'Angoulême, Charles de Valois (1460-1496), petit-fils de Louis d'Orléans. Anne de Bretagne n'ayant donné le jour qu'à un héritier mâle mort au bout de quelques jours en 1502, le fils de Louise (c'est François Ier), est… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Fils de Henri IV et de Marie de Médicis, Louis XIII est l'une des figures les plus énigmatiques de la royauté française. Son personnage, cette singulière et si efficace alliance politique qu'il a constituée avec Richelieu ont donné lieu aux interprétations les plus diverses. Du tableau, à la fois critique et ambigu, de Tallemant des Réaux à l'… Lire la suiteÉcrit par : Victor-Lucien TAPIÉ
*Louis XIV est un des personnages historiques sur lesquels l'attention demeure portée, sans que nul historien puisse prétendre donner de lui une image certaine et définitive. Qu'il ait influencé directement les destinées françaises et qu'à ce titre on ne puisse imaginer l'histoire de la France sans lui,… Lire la suiteÉcrit par : André CORVISIER
… *Fils du chancelier Michel Le Tellier, Louvois est associé par son père, dès 1662, à la charge de secrétaire d'État à la Guerre dont il a reçu la survivance, charge qu'il exerce pleinement à partir de 1677. Louis XIV l'appelle à son Conseil en 1672. Homme dur, exigeant et d'un abord difficile, Louvois est un travailleur ordonné et méthodique,… Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
… *Petit-fils d'un laboureur assez fortuné pour pouvoir acheter à son fils une charge d'avocat, Charles Loyseau fait à Paris, sa ville natale, des études de droit qui lui ouvriront les offices de judicature. Lieutenant de bailliage, puis bailli, il fait une honorable carrière dans la magistrature de province, avant de revenir à Paris, où il termine… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BOIS
Écrit par : Michel FRANÇOIS
… *Il est peu de princesses de France qui aient autant défrayé la chronique de leur époque et alimenté si généreusement une littérature prétendument historique que Marguerite de Valois, restée célèbre sous le nom de « reine Margot ». Fille d'Henri II et de Catherine de Médicis, elle grandit entre ses trois frères qui seront Charles IX, Henri III et… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Reine *de France, née le 26 avril 1573 à Florence, morte le 3 juillet 1642 à Cologne. Fille de François de Médicis, grand duc de Toscane, et de Jeanne d'Autriche, Marie de Médicis épouse en octobre 1600 Henri IV, tout juste divorcé de Marguerite de Valois. Le roi espère ainsi mettre la main sur une dot confortable qui lui permette de rembourser ses… Lire la suiteÉcrit par : Pascal LE PAUTREMAT
Écrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *Garde des Sceaux de France, Michel de Marillac était fils d'un avocat général au parlement de Paris. Il entra dans les ordres et opta pour le parlement, dont il devint conseiller, étape importante avant d'entrer au Conseil, comme maître des requêtes, puis comme conseiller d'État. Ligueur, il se rallia à Henri IV, puis fut recommandé à Richelieu,… Lire la suiteÉcrit par : Michel MOLLAT DU JOURDIN
Dans le chapitre " Les marines à voile des grands États européens modernes (XVIe-XIXe s.)" : … développement de l'État dans les divers royaumes et à leurs rivalités politiques et économiques. En *France et en Angleterre, une prise de conscience s'est manifestée par une contestation réciproque pour la prééminence sur mer (Débat des hérauts d'armes de France et d'Angleterre) ; mais l'Angleterre, libérée de ses ambitions continentales… Lire la suiteÉcrit par : Pierre ROLLAND
Écrit par : Christian GIRAULT
Dans le chapitre "Une colonisation intensive" : … de pirates et de flibustiers et opposent une résistance farouche à toute tentative d'invasion. *L'entreprise de colonisation française ne commence réellement qu'en septembre 1635 avec l'arrivée, en provenance de l'île de Saint-Christophe, de Pierre Belain d'Esnambuc, alors gouverneur de cette dernière, accompagné d'une centaine d'hommes. L'… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Frère cadet d'Henri de Guise, le duc de Mayenne est l'un des principaux chefs de l'opposition contre Henri IV. Gouverneur de la Bourgogne, il est, après l'assassinat de son frère, désigné par le conseil parisien des Seize comme le chef militaire de la Ligue. En tant que tel, il contribue à la désignation du cardinal de Bourbon comme candidat au… Lire la suiteÉcrit par : Madeleine LAURAIN-PORTEMER
*Si Mazarin occupe dans l'histoire de la France et dans celle de l'Europe une place si importante, c'est qu'il a poursuivi et même couronné l'œuvre de Richelieu. Grâce à lui, les effets d'une continuité, rare dans la vie politique nationale, se sont fait sentir, à l'intérieur par le triomphe de l'… Lire la suiteÉcrit par : André BOURDE, Georges DUBY, Claude LEPELLEY, Jean-Louis MIÈGE, Universalis
Dans le chapitre "La politique française : de Sully à Colbert" : … *Dans cette Méditerranée espagnole, la puissance navale turque reste cependant redoutable. Contre ses ennemis et leurs vassaux, la Porte organise la piraterie comme un commerce fructueux. À Alger, à Tripoli, à Constantinople s'entassent les prisonniers chrétiens. Razzias identiques de la part des Européens et de l'ordre de Malte qui alimentent leurs… Lire la suiteÉcrit par : Jacques ELLUL
Dans le chapitre "La France et l'Espagne du XVIe au XVIIIe siècle" : … Au sens spécifique, le terme « monarchie absolue » est généralement employé pour désigner les* monarchies occidentales entre le xvie et le xviiie siècle, et spécialement l'espagnole et la française. La monarchie absolue implique la récusation de la validité de tout autre pouvoir politique, l'… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *D'une famille saintongeaise très ancienne et illustre dans tous les domaines, Françoise Athénaïs de Rochechouart vint à la cour en 1660 pour devenir fille d'honneur de la nouvelle reine. En 1663, elle épousa Louis Henri de Pardaillan, marquis de Montespan, dont elle eut un fils, le duc d'Antin. Brillant à la cour par sa beauté et son esprit, elle… Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
… *Peut-être la plus illustre famille française après la maison royale, les Montmorency sont des seigneurs d'Île-de-France proches du roi dès le xe siècle et ils étaient, à cette époque, descendants de Charlemagne par les femmes. Nombreuses sont les branches de cette famille, l'une étant celle des seigneurs de Montlhéry avec ses… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Digne fille de l'éternel conspirateur, du rival velléitaire et malheureux de Richelieu et de Mazarin, Gaston d'Orléans, et de sa première femme, Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier. Deux événements, l'un plus romanesque que l'autre, ont dominé la vie de la Grande Mademoiselle. Le 2 juillet 1652, l'armée royale sous le commandement de Turenne… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
… *Soldat d'infanterie armé d'un mousquet. Amélioration de l'arquebuse, le mousquet est introduit dans les armées françaises au xvie siècle. On donne le nom de mousquetaires aux bandes qui en étaient armées. Tant que les piquiers restent la principale masse de choc au combat, arquebusiers puis mousquetaires jouent le rôle d'… Lire la suiteÉcrit par : Georges BURDEAU, Pierre-Clément TIMBAL
Dans le chapitre "La nation organisée" : … *Depuis la fin du Moyen Âge, la nation française est définitivement constituée, comme l'anglaise, et le xvie siècle marque sans nul doute, en France, l'organisation de l'État national. L'Angleterre est, à cet égard, en avance sur la France et, de plus, la constitution d'une Église nationale y a ajouté, au xvie… Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
… *Après avoir exercé ses premiers talents militaires en Catalogne aux côtés de son père, puis sous Vendôme duc de Penthièvre (1693-1696), Adrien Maurice de Noailles est choisi en raison de sa valeur et de sa prudence pour accompagner le nouveau souverain Philippe V en Espagne. Il épouse Françoise d'Aubigné, nièce de Mme de Maintenon en… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Dans le chapitre "Alternances de l'époque moderne (XVIe-XVIIIe s.)" : … Le xvie siècle est, en *France, l'époque d'un brassage des populations nobiliaires, qui se prolonge durant la première moitié du xviie siècle pour s'atténuer par la suite. Vers 1650, la noblesse ne comporte plus que peu d'éléments rattachés par filiation directe à l'époque médiévale. L'entrée en noblesse se… Lire la suiteÉcrit par : Armand FRÉMONT, Lucien MUSSET
Dans le chapitre "La reconstruction (1450-1550)" : … et l'Insulinde. François Ier consacra cette renaissance en fondant Le Havre en 1517. *Le xvie siècle vit s'affirmer la fortune d'une bourgeoisie vivant noblement, enrichie par le commerce et les offices. C'est alors que le parlement de Rouen, substitué à l'ancien Échiquier, devint l'autorité la plus respectée de la… Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
… *Une des nombreuses « émotions » qui troublent la période 1623-1648. La révolte des Nu-Pieds, soulèvement populaire de Normandie, est à la fois rurale et citadine ; elle fut châtiée par une expédition punitive du chancelier Séguier en personne. Dans l'Avranchin en 1639, le bruit s'était répandu que le gouvernement allait interdire le sel blanc et… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Écrit par : José MURACCIOLE
… *Traditionnellement, le duché d'Orléans donnait son nom au deuxième fils du roi de France. À sa naissance, il était fait duc d'Orléans de même que son frère aîné le futur roi était dénommé Dauphin. Par la suite, et surtout à partir de 1610, les ducs d'Orléans prirent l'habitude de grouper autour d'eux la faction des mécontents et le nom d'orléanisme… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Prince* français, né le 25 avril 1608 à Fontainebleau, mort le 2 février 1660 à Blois. Troisième fils du roi Henri IV et de Marie de Médicis, Gaston reçoit dans un premier temps le titre de duc d'Anjou. Seul frère survivant de Louis XIII, il prend le titre de « Monsieur » à partir de 1611. La première de ses nombreuses révoltes et intrigues contre l… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
… *Au sens strict, le mot « pamphlet » désigne une brochure brève et incisive, une œuvre d'actualité, de combat et de passion attaquant le plus souvent violemment un personnage connu, un parti ou une institution. Bien que la brièveté (cent pages au maximum, souvent moins, « une feuille ou deux », écrit P.-L. Courier) soit l'une des règles générales du… Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
… *Révolte survenue en Basse-Bretagne, d'autant plus grave qu'elle se produit pendant une émeute bordelaise au cours de la guerre de Hollande (1675). En Bretagne, les officiers seigneuriaux (sénéchal, notaire, sergent, procureur fiscal) jouaient le rôle d'hommes d'affaires du seigneur ; rémunérés par vacations, ils se montraient tracassiers. Les… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BABELON, Michel FLEURY, Frédéric GILLI, Daniel NOIN, Jean ROBERT, Simon TEXIER, Jean TULARD
Dans le chapitre "L'époque classique" : … *Ce n'est qu'avec lenteur que la ville parvint à sortir du marasme de la guerre de Cent Ans. L'expansion économique reprit vers 1450, l'immigration provinciale vers 1500. Dans sa physionomie, Paris ne fut guère influencé par les nouvelles formes de la Renaissance italienne, dont le développement en France est lié aux résidences du roi et de la cour… Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
… *Nom donné, d'après celui de son initiateur, le traitant Charles Paulet, au célèbre édit de décembre 1604 consacrant la transmission et l'hérédité des offices par la création d'un « droit annuel ». Le xvie siècle français connaissait déjà, outre la vénalité traditionnelle, une manière d'hérédité des charges, mais celle-ci… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Écrit par : Frédéric MAURO, Guido PEETERS, Arnault SKORNICKI, Universalis, Christian VANDERMOTTEN
Dans le chapitre "La politique extérieure de la République" : … la faiblesse en matière de politique militaire et extérieure des pionniers de la Véritable Liberté. *En 1672, lorsque divers États envahirent la République, il fut impossible de résister à Louis XIV, avec les sept petites armées nées de l'éclatement des forces militaires décrété par la Grande Assemblée de 1651. De Guillaume III, on ne peut dire qu'… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
… *L'un des poètes les plus représentatifs du mouvement précieux. Paul Pellisson n'a pourtant consacré à la littérature qu'une part restreinte de sa vie. Ce protestant originaire de Béziers, homme d'esprit et de talent, se fixe à Paris en 1650 et achète une charge de secrétaire du roi. Il publie une Relation contenant l'histoire de l'Académie… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Robert LECLERCQ
… *Le 25 mars 1675, dans un couvent de Liège occupé par les troupes françaises, la marquise de Brinvilliers est arrêtée ; elle était recherchée, avec plus ou moins de zèle, depuis 1672. Cette année-là mourait à Paris un jeune officier, Godin de Sainte-Croix ; comme il était poursuivi pour dettes, la police inventorie ses affaires et découvre une… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Réuni à l'instigation de Catherine de Médicis et de Michel de L'Hospital, le Colloque de Poissy devait théoriquement rapprocher les points de vue catholiques et calvinistes et si possible rétablir l'unité religieuse du royaume, ce qui prouve que, pour nombre de contemporains, l'abîme entre les deux religions ne paraissait pas infranchissable. L'… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *Neveu du grand Arnauld, Simon Arnauld, marquis de Pomponne, entre au Conseil du roi en 1644, puis devient intendant des armées de Naples et de Catalogne. Les opinions jansénistes de sa famille nuisent à sa carrière, mais, bel esprit, il est reçu à l'hôtel de Rambouillet où règne Voiture, à l'hôtel de Nevers, chez la princesse Palatine, à Vaux chez… Lire la suiteÉcrit par : Jean MESNARD
Dans le chapitre "La mère Angélique et la réforme de Port-Royal" : … *C'est en 1204 que le lieu dit Port-Royal, situé dans la vallée de Chevreuse, devint le siège d'un monastère de femmes, de l'ordre de Cîteaux. Ayant traversé le Moyen Âge dans une relative obscurité, ayant cédé peu à peu au relâchement, la maison ne commence à appartenir véritablement à l'histoire qu'avec l'entrée, en 1599, comme coadjutrice d'une… Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Écrit par : Vincent GOURDON
… * Dispersion du Cénacle de Meaux, représentant de l'évangélisme français. Affaire des Placards. La politique royale, longtemps hésitante, s'engage vers la répression des « luthériens ». Le premier synode national des Églises réformées se réunit clandestinement à Paris et adopte une doctrine et une discipline d'inspiration calviniste. Édit répressif… Lire la suiteÉcrit par : Maurice AGULHON
Dans le chapitre "Une province de France" : … cet acte ; il s'agit en principe de l'union paritaire de deux entités politiques, et non de *l'absorption du comté par le royaume. Celle-ci se fera progressivement, histoire complexe dont la création d'un parlement à Aix en 1501, puis l'édit de Joinville (1535) sous François Ier sont des jalons importants. Un siècle plus tard, au… Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
… *« Déclaration du clergé de France sur la puissance ecclésiastique », texte latin en un préambule et quatre articles (d'où son nom) ; elle fut votée le 19 mars 1682 par une assemblée générale extraordinaire du clergé de France, convoquée par Louis XIV, alors en conflit avec la papauté sur l'étendue de l'autorité royale en matière ecclésiastique : le… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Écrit par : Jean DELUMEAU
Dans le chapitre "Catholiques et protestants en France" : … *Au cours des guerres de religion de la seconde moitié du xvie siècle, gueux et réformés français s'entraidèrent souvent, la France étant, elle aussi, désolée par les troubles intérieures. Dans le royaume, les conflits armés commencèrent officiellement avec le massacre, par les gens de François de Guise, de soixante-quatorze… Lire la suiteÉcrit par : Eugenio BATTISTI, Jacques CHOMARAT, Jean-Claude MARGOLIN, Jean MEYER
Dans le chapitre "La guerre" : … se réduit aux guardias viejas (les tercios ne datent que de 1534) ou qui, en *France, remonte aux célèbres compagnies d'ordonnance de Charles VII, oblige l'État à disposer de finances abondantes. En 1543, Charles Quint, sur le point de quitter l'Espagne, écrit à Philippe II : « Puisque les questions financières sont aujourd'… Lire la suiteÉcrit par : Pierre ALBERT
… *La carrière de Renaudot est des plus curieuses : elle révèle une grande opiniâtreté, beaucoup d'intelligence, de réels talents d'intrigue et surtout une remarquable curiosité. Bien que trop souvent ignoré par l'histoire, le père de La Gazette fut un des esprits les plus remarquables de son temps. Né dans une famille protestante aisée,… Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
… *L'édit de Nantes (1598) avait établi, pour la première fois dans un grand État européen, la tolérance religieuse. L'édit de grâce d'Alès (1629) retirait aux protestants leurs garanties politiques ; ils demeurèrent cependant loyaux durant la Fronde. Louis XIV considéra que cette présence de sujets étrangers à l'Église, assez nombreux dans le Midi et… Lire la suiteÉcrit par : Victor-Lucien TAPIÉ
*L'histoire a offert de Richelieu des interprétations successives, comme il ne peut manquer d'arriver à une figure exceptionnelle. L'impopularité générale du cardinal en ses dernières années (« il n'était pas aimé du peuple, disait au xviiie siècle l'historien de Louis XIII, le père… Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
… *La plus ancienne de France après la maison royale, la famille de Rochechouart remonte à Hildebert, fidèle de Charles II le Chauve en 876, auteur des vicomtes de Limoges dont un cadet, Aimeric Ostefranc (980-1018), est l'ancêtre des seigneurs et vicomtes de Rochechouart, dans l'actuel département de la Haute-Vienne ; cette terre passa, par… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
… *Célèbre bataille opposant l'armée française, commandée par le jeune duc d'Enghien (le futur Grand Condé), à l'armée de don Francisco de Mello, en majorité espagnole mais comprenant des unités wallonnes, allemandes et italiennes. Les coalisés, qui mettent en ligne 17 000 fantassins et 8 000 cavaliers, assiègent Rocroi, place forte des Ardennes, que… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuel LE ROY LADURIE
Dans le chapitre "Les phénomènes de feedback" : … en place des mécanismes inverses de ceux qui viennent d'être décrits. C'est le feedback ! *Au xvie siècle, au fur et à mesure qu'augmente la population rurale, les lopins individuels des paysans s'effilochent comme peau de chagrin, au point que s'instaure une « agriculture en miettes ». Les salaires réels baissent, et… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Par son retentissement européen, en particulier sur l'opinion protestante, que l'événement secoue plus encore que la nouvelle du massacre des garnisons françaises de Floride par les Espagnols (1565), par sa valeur de test sur la morale politique des siècles ultérieurs, le massacre de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572, constitue l'une des grandes… Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
… *Henri III, roi de France et de Pologne, fonda l'ordre et milice du benoît Saint-Esprit en décembre 1578. L'ordre était destiné à fortifier la foi et la religion catholique, à restaurer le royaume déchiré dans sa splendeur ; le roi voulait raffermir ses liens avec une noblesse turbulente et pallier la décadence de l'ordre de Saint-Michel. Le Saint-… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *Il semblerait que des forgerons se soient installés très tôt dans cette région favorisée par la présence d'un bassin houiller et par les eaux du Furan qui permettaient la trempe du fer. Cependant, c'est sous le règne de François Ier qu'apparurent les premières industries (arbalètes, fers de lance, couteaux, armes à feu). « Les statuts et… Lire la suiteÉcrit par : Claude DUCOURTIAL-REY
… *Ordre créé par Louis XIV en avril 1693. La France faisait alors front à la ligue d'Augsbourg et ses armées souffraient d'une pénurie de cadres subalternes, souvent d'origine roturière, sans fortune, et découragés par l'indifférence du pouvoir central. C'est pour leur témoigner son intérêt que le roi, sur l'incitation des maréchaux de Luxembourg et… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *École de vie intérieure et office catholique d'action sociale, la Compagnie du Saint-Sacrement reste, dans l'histoire, comme une société secrète efficace, prompte à organiser les cabales. La première idée de compagnie revient à Henri de Lévis, duc de Ventadour, sous l'influence de sa femme, Marie-Liesse, fille de Henri de Luxembourg. Animés d'une… Lire la suiteÉcrit par : Dirk VAN DER CRUYSSE
*« Tout m'avoit préparé à me survivre à moi-même, et j'avois tâché d'en profiter. » Cette déclaration qui surgit vers la fin des célèbres Mémoires nous autorise à voir l'œuvre de Saint-Simon comme une immense opération de survie. Il s'agit d'abord d'un témoignage historique exceptionnel, qui se… Lire la suiteÉcrit par : Bernard-Pierre LÉCUYER
Dans le chapitre "Les progrès des recensements et de l'enregistrement" : … imposables (à l'exception de 700 000 d'entre eux, ruinés) à raison de vingt écus d'or par an. *Ce chiffre devait se transmettre, sous une forme ou sous une autre, jusqu'à la fin du xvie siècle. Pourtant il impliquait, à raison de 80 feux par clocher et 5 personnes par feu, une extravagante population de 600 millions d'… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Type parfait de l'homme du pouvoir, Pierre Séguier est prêt à accepter n'importe quelle tâche délicate et impopulaire. Il y a là une part, réelle, d'esprit de fidélité à la monarchie (mais qui a ses limites) et du besoin d'être du côté du pouvoir, pour lui-même et pour sa famille. Il a su choisir son camp, et y rester même au moment des difficultés… Lire la suiteÉcrit par : André CORVISIER
… *Fils aîné et préféré de Jean-Baptiste Colbert qui avait obtenu pour lui la survivance de ses charges et le prépara avec soin à sa future mission. En 1670 et 1671, Seignelay visite les ports de France, l'Italie, les arsenaux et chantiers de constructions navales de Hollande et d'Angleterre. Il est admis auprès de Louis XIV, en 1672, pour aider son… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *L'une des figures les plus populaires de l'histoire française, Sully est devenu presque légendaire avec sa phrase sur le labourage et le paturage. Cadet d'une famille protestante, il prend part aux campagnes du jeune Henri IV, ce qui lui vaut une ascension politique rapide : directeur des Finances et surintendant général en 1596, grand maître de l'… Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
… *Famille de magistrats français qui se sont surtout illustrés au xviie siècle. Omer Talon (1595-1632), avocat général au parlement de Paris en 1631, renommé pour son éloquence, défend, pendant la Fronde et après, les anciennes traditions monarchiques et religieuses. Opposé à l'absolutisme royal, il soutient le droit de contrôle… Lire la suiteÉcrit par : Pierre LEGENDRE
… *Terme qui désigne, sous l'Ancien Régime, l'ensemble des roturiers, tous les hommes libres (à l'exclusion des serfs) n'appartenant pas aux deux ordres privilégiés (noblesse et clergé). Cette très vaste catégorie sociale, issue de la civilisation féodale, compte, en réalité, des statuts fort divers qui, depuis le Moyen Âge ont évolué différemment… Lire la suiteÉcrit par : Bernard GUILLEMAIN
Dans le chapitre "L'édit de tolérance" : … se juxtaposaient, il a fallu l'abandonner pour mettre à la place un principe de coexistence. *La lassitude des combattants a changé le 13 avril 1598 en jour de victoire pour la tolérance. L'édit de Nantes figure en effet un succès des « politiques », c'est-à-dire de ceux qui plaçaient l'État au premier rang des valeurs. Premier à avoir eu des… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *Fils aîné de Charles Colbert, marquis de Croissy, Jean-Baptiste Colbert, marquis de Torcy en Brie, fut, pendant les dix-neuf années où il exerça la charge de secrétaire d'État aux Affaires étrangères, l'un des hommes les plus importants de l'Europe. Il fit d'excellentes études au collège de la Marche à Paris, soutint une thèse de philosophie et… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *Chevalier de Malte à quatorze ans, Tourville, jusqu'en 1667, guerroya en Méditerranée contre les Turcs et les Barbaresques, fut décoré et félicité par le doge de Venise et par Louis XIV qui le nomma capitaine de vaisseau. Envoyé à Candie en 1669, il devint en 1671 commandant d'un des vaisseaux de l'escadre du comte d'Estrées contre les Hollandais.… Lire la suiteÉcrit par : Annie L. COT
… de Montchrestien (1576-1621) marque le premier usage public de l'expression d'économie politique. *Pièce importante de la tradition mercantiliste française, l'ouvrage se présente comme une adresse au jeune roi Louis XIII et à la reine mère sur la situation des finances de la France et les moyens d'enrichir le royaume. L'apostrophe qui ouvre le… Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Écrit par : Victor-Lucien TAPIÉ
Dans le chapitre "Enjeux du conflit : les interventions étrangères" : … avec lequel il dut conclure la paix de Lübeck qui sauvegardait ses États personnels. La *France, où Richelieu était devenu ministre en 1624, ne pouvait que redouter un succès définitif de la maison d'Autriche dans l'Empire, succès qui eût facilité la victoire des Espagnols sur les Provinces-Unies. Il lui fallait donc entretenir la guerre par des… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
… *Sans doute le plus grand homme de guerre qu'ait produit la France avant Napoléon. Taciturne et souvent bourru, Turenne cachait mal, sous une apparence de froideur une chaude humanité qui le faisait adorer de ses hommes. Stoïque dans les revers comme réservé dans les victoires, ambitieux uniquement de la gloire, généreux au point de payer ses… Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
Dans le chapitre "Une ère de magnificence" : … *De la première guerre d'Italie entreprise par Charles VIII en 1494 à la signature du traité du Cateau-Cambrésis par Henri II en 1559, la France du dernier Valois direct, Charles VIII, devenue celle des Valois-Orléans avec Louis XII et celle des Valois-Angoulême avec François Ier et Henri II, va être engagée, soixante-cinq ans durant,… Lire la suiteÉcrit par : Catherine BRISAC
*La carrière de Vauban correspond à l'apogée de la fortification bastionnée en France, dont les nombreuses guerres du règne de Louis XIV favorisent le développement. Vauban est né à Saint-Léger de Foucheret (actuellement Saint-Léger-Vauban, Yonne) dans une famille de petite noblesse nivernaise. Après des… Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
… les offices subalternes, puis, au xve siècle, pour les charges importantes. *Au début du xvie siècle, sous Louis XII et François Ier, désireux de combler leur déficit financier, la vénalité se généralise. C'est au bureau des parties casuelles, créé en 1522, que sera désormais versée la « finance… Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
… *Le comté de Vendôme (du nom d'une ville située dans le département actuel du Loir-et-Cher) ou de Vendômois fut entre les mains d'une lignée de féodaux très proches du roi capétien après avoir été vassaux du duc de France, le Robertien Hugues le Grand et son fils Hugues Capet : ils étaient même comtes de Paris et de Melun, seigneurs de Corbeil. Le… Lire la suiteÉcrit par : Adrien GOETZ
*Entre 1682, date de l'installation de la Cour dans un château en chantier, et 1789, date à laquelle la monarchie quitta définitivement le palais, Versailles fut le centre de la vie française. Pourtant, l'histoire de Versailles n'est pas circonscrite par ces deux dates, et ne se limite pas non plus à la… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Pour en arriver au statu quo de la paix de Vervins le 2 mai 1598 entre la France et l'Espagne, il aura fallu près d'un demi-siècle d'une longue guerre civile, qui n'est qu'un élément de l'affrontement européen ayant débuté avec les guerres d'Italie. L'abjuration, à Saint-Denis, de Henri IV (25 juill. 1593) est le fait décisif, mais non suffisant,… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
… *« À la guerre, tout dépend d'imposer à son ennemi et, dès qu'on a gagné ce point, de ne lui plus donner le temps de reprendre du cœur. » Cette maxime de Villars peint bien les qualités foncières de l'homme de guerre qu'il fut : esprit d'entreprise et ardeur, à quoi il faut ajouter la faculté de ne se point décourager et une jeunesse de caractère… Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
… *Né à Provins, Villegagnon est élève des collèges de La Marche et de Montaigu à Paris, en compagnie de Calvin, et étudie le droit à Orléans. Entré dans l'ordre de Malte en 1531 sur la recommandation de son oncle Villiers de L'Isle-Adam, grand maître de l'ordre, il prend part en 1541 à l'expédition, dont il a écrit le récit, de Charles Quint contre… Lire la suite
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