1. Les miettes dispersées d'un empire colonial
• Des territoires éparpillés et inégalement peuplés
Sur les 12 millions de kilomètres carrés de l'empire colonial français de l'entre-deux-guerres, il n'en reste plus que le centième, dispersé dans les trois grands océans et dans les deux hémisphères (cf. carte). Les trois départements français d'Amérique, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane, ainsi que les petites collectivités de Saint-Martin, Saint-Barthélemy et Saint-Pierre-et-Miquelon regroupent, à la fin des années 2000, un peu plus d'un million d'habitants sur 86 609 kilomètres carrés. Dans l'océan Indien, Mayotte et La Réunion ont un poids démographique équivalent, mais sur une surface de seulement 2 886 kilomètres carrés. Les Terres australes et antarctiques françaises (T.A.A.F.), composées des îles Éparses, de la Terre Adélie et d'îles situées entre le 37e et le 49e parallèle sud (Kerguelen, Crozet...), n'ont pas de population permanente, elles sont seulement occupées par quelques dizaines de scientifiques et de militaires. Quant aux collectivités françaises du Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna), elles sont peuplées aujourd'hui par un peu plus d'un demi-million de personnes. Ainsi, l'on peut parler d'une « loi des cinquièmes » concernant la répartition de la population ultramarine : un cinquième dans le Pacifique, deux cinquièmes dans l'océan Indien et deux cinquièmes dans l'océan Atlantique (tabl. 1).
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