Le 11 février 1990, à l'issue des assises du Rassemblement pour la République (R.P.R.), qui ont vu Charles Pasqua et Philippe Séguin proposer la création d'un « nouveau rassemblement », Jacques Chirac demeure le président du mouvement.
Du 15 au 18 mars, le congrès du Parti socialiste (P.S.) se tient à Rennes (Ille-et-Vilaine). La rivalité entre Laurent Fabius et Lionel Jospin apparaît au grand jour. Aucune motion de synthèse ne se dégage. Le 21, Pierre Mauroy est réélu premier secrétaire.
Le 4 avril, la Haute Cour de justice prononce un non-lieu partiel assorti d'une amnistie en faveur de Christian Nucci, ancien ministre socialiste de la Coopération, inculpé de détournement de fonds dans l'affaire du Carrefour du développement. Cette amnistie relance la polémique. L'année entière est marquée par les « affaires », à droite comme à gauche, les socialistes ayant perdu le « monopole de la vertu ». Le discrédit de la classe politique ne cesse de s'acc […]
