1. Politique intérieure
Le 11 février 1990, à l'issue des assises du Rassemblement pour la République (R.P.R.), qui ont vu Charles Pasqua et Philippe Séguin proposer la création d'un « nouveau rassemblement », Jacques Chirac demeure le président du mouvement.
Du 15 au 18 mars, le congrès du Parti socialiste (P.S.) se tient à Rennes (Ille-et-Vilaine). La rivalité entre Laurent Fabius et Lionel Jospin apparaît au grand jour. Aucune motion de synthèse ne se dégage. Le 21, Pierre Mauroy est réélu premier secrétaire.
Le 4 avril, la Haute Cour de justice prononce un non-lieu partiel assorti d'une amnistie en faveur de Christian Nucci, ancien ministre socialiste de la Coopération, inculpé de détournement de fonds dans l'affaire du Carrefour du développement. Cette amnistie relance la polémique. L'année entière est marquée par les « affaires », à droite comme à gauche, les socialistes ayant perdu le « monopole de la vertu ». Le discrédit de la classe politique ne cesse de s'accroître.
Dans la nuit du 8 au 9 mai, trente-quatre sépultures du cimetière juif de Carpentras (Vaucluse) sont profanées. En réaction, le 14, 200 000 personnes de tous bords manifestent, dont le président de la République. De nombreuses voix s'élèvent pour rendre le Front national (F.N.) responsable de la banalisation de l'antisémitisme.
En septembre, Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac approuvent l'ensemble des décisions prises à l'encontre de l'Irak, tandis que le Parti communiste français (P.C.F.) exprime ses réserves, et que le F.N., les Verts et l'extrême gauche les critiquent.
Du 18 au 22 décembre, le XXVIIe congrès du P.C.F. se tient à Saint-Ouen, en banlieue parisienne. Le 22, Georges Marchais est réélu secrétaire général. Les « refondateurs », groupés autour de Charles Fiterman, sont réélus au comité central.
Le 16 janvier 1991, députés et sénateurs, réunis en session extraordinair … ]
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