4. L'évolution de la technologie
Si la recherche technologique se trouve désormais au cœur de la formule 1, les constructeurs se montrèrent, dans les débuts du Championnat du monde, assez conservateurs.
Ainsi, l'Alfa Romeo Tipo du début des années 1950 était une stricte réplique des modèles d'avant-guerre. Mercedes apporta quelques évolutions lors de son arrivée en formule 1 en 1954 : sa W196 était équipée d'un châssis tubulaire en aluminium, le moteur était alimenté par injection directe, les roues munies d'un carénage. L'écurie Vanwall adopta en 1956 les freins à disque. Mais la première réelle révolution fut l'œuvre de Cooper en 1959 lorsque, en plaçant son petit moteur Climax de 4 cylindres à l'arrière de la monoplace, il obtint un gain de poids important par rapport aux 6 ou 8 cylindres de la concurrence et, surtout, une plus grande maniabilité. Un autre pas fut franchi en 1962 avec la création du châssis monocoque en aluminium par Colin Chapman pour la Lotus 25, ce qui améliora la solidité et la rigidité de la structure.
En ce qui concerne le moteur, l'arrivée, en 1967, du Ford-Cosworth D.F.V. à 8 cylindres en V, équipant d'abord les Lotus 49 de Jim Clark et Graham Hill, va marquer durablement la formule 1 : les monoplaces équipées du Ford-Cosworth remporteront cent cinquante-cinq grands prix, jusqu'en 1983. C'est encore Lotus qui adoptera, dès 1968, une autre innovation : l'aileron, destiné à plaquer la voiture au sol. Les manufacturiers de pneumatiques ne sont pas en reste : Firestone impose en 1971 les pneus lisses (sliks) et à gomme tendre. En 1976, la Tyrrell P34 fit sensation : elle était équipée de... 6 roues. Malgré la victoire de Jody Scheckter au Grand Prix de Suède, l'aventure ne connut pas de suite.
La recherche en ce qui concerne l'aérodynamique se poursuit, et l'innovation va encore venir de chez Lotus : l'effet de sol, mis au point en soufflerie et appliqué au modèle 78 ; des « jupes » installées de chaque côté du châssis créent un vide et « aspirent » la vo […]
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