En 1967, Steven Weinberg et Abdus Salam parviennent de façon indépendante à unifier en une seule théorie l'électromagnétisme et l'interaction nucléaire faible. Dans une remarquable synthèse de nombreux travaux théoriques antérieurs (en particulier ceux de Sheldon Glashow), Weinberg et Salam proposent que ces deux forces soient issues d'une même interaction électrofaible dont le vecteur est un triplet de bosons (notés W+, W— et Z) et le photon. La masse élevée des nouveaux bosons est expliquée par un subtil mécanisme de brisure spontanée de symétrie. Cette théorie est confirmée en 1983 par la production des bosons W et Z dans les collisions de protons sur des antiprotons au Cern de Genève. L'analyse fine des caractéristiques du boson Z grâce au grand collisionneur électron-positon (le L.E.P.) du Cern à partir de 1989 a permis de vérifier les prédictions de cette théorie avec une précision remarquable.
