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FORME

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4.  Les apories de l'objectivité morphologique

Les approches perceptives et sémantiques du concept de forme que nous venons d'évoquer relèvent pour la plupart d'un mentalisme représentationaliste. Nominalistes et solipsistes, elles admettent la réalité psychologique des représentations mentales mais refusent toute valeur ontologique aux contenus de ces représentations. Elles se heurtent donc au problème du dépassement du solipsisme. De nombreux auteurs (Putnam, Searle, Dreyfus...) ont dénoncé dans la conception du cognitivisme dont elles s'inspirent une impuissance à résoudre « le problème des problèmes », à savoir celui de l'orientation de la conscience phénoménologique vers le monde extérieur, celui de l'intentionnalité.

  Représentationalisme et intentionnalité

Le problème n'est pas nouveau. À partir du moment où l'on adopte une conception représentionnaliste faisant de la perception un processus s'édifiant à partir de la transduction sensorielle, on se condamne à faire de l'apparaître phénoménal une apparence subjective-relative n'ayant d'autre contenu objectif que celui d'une information physique conçue au sens physicaliste du terme. Il devient par conséquent impossible de définir une objectivité de la structuration qualitative du monde. Mais alors, comment la conscience peut-elle rejoindre le monde ? Elle ne rejoint qu'un monde projeté, c'est-à-dire elle-même (solipsisme). Si on considère que le solipsisme n'est pas philosophiquement acceptable, on devra donc résoudre le problème suivant : comment la conscience peut-elle rejoindre des transcendances objectives ? Or, comme l'a remarqué Roger Chambon, il est impossible de penser une ouverture constitutionnelle de la conscience vers la transcendance du monde à partir de l'exercice de la réceptivité sensorielle. Il faut une transcendance de l'apparaître lui-même, de l'apparaître comme présence, qui soit préalable au processus de perception proprement dit. « Le problème posé est extraordinaire et, à la vérité, sans égal » ( […]

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ACOUSMATIQUE MUSIQUE

Écrit par :  François BAYLE

Dans le chapitre "Matériau et image"  : …  sémiologue du xixe siècle, précurseur d'une conception qualitative du monde : « *Les phénomènes qui sont l'objet d'une discipline [...] apparaissent comme des accidents de formes définis dans l'espace substrat de la morphologie étudiée. Dans les cas les plus généraux, l'espace substrat est tout… Lire la suite
DESCRIPTION ET EXPLICATION

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "L'explication causale"  : …  parler de son déploiement dans le temps. Aristote et saint Thomas n'assignent pas d'efficace à* la forme seule. La forme n'agit pas ; c'est une substance qui agit par sa forme ou suivant sa forme. De même pour Leibniz et Euler, les principes d'optimum et de stationnarité n'agissent pas par eux-mêmes ; la volonté de Dieu ou la Nature les… Lire la suite
DESIGN

Écrit par :  Christine COLIN

Dans le chapitre "Au croisement du projet et de la forme"  : …  ces théories abrégées véhiculées par ces derniers, en permettent un rapide survol. « L'outil crée la* forme » peut être considéré comme un héritage du rationalisme du xixe siècle ; « la forme suit la fonction », attribué à l'architecte américain Louis Sullivan (1892), est très certainement l'étendard du fonctionnalisme du xxLire la suite
DIALECTIQUE

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Dans le chapitre "Forme et contenu"  : …  *Le premier problème oppose les notions de contenu et de forme. On peut se demander si la dialectique est un processus réel, le procès même du réel – et alors celui-ci se reproduirait seulement par voie de conséquence au niveau de la méthode qui permet de l'appréhender et d'en rendre compte –, ou bien si elle est un moyen formel… Lire la suite
ESTHÉTIQUE - Histoire

Écrit par :  Daniel CHARLES

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FINALITÉ

Écrit par :  Raymond RUYER

Dans le chapitre "La création de formes"  : …  *Toute action finaliste est épigénétique, c'est-à-dire créatrice de formes. Le travail d'« implication », dans le temps et l'espace, est lié à ce caractère épigénétique de la finalité. Une œuvre finaliste en cours va se différenciant de plus en plus, au sens propre du mot. Il y apparaît (épi-genèse) des différences, dans l'ébauche, d'abord simple et… Lire la suite
GESTALTISME

Écrit par :  Georges THINÈS

Dans le chapitre "Un double courant originel : Wilhelm Wundt et Franz Brentano"  : …  à lui-même et n'acquiert de consistance que par l'intentionnalité de l'acte même. La couleur ou la *forme d'un objet, par exemple, ne possèdent pas d'existence propre dans l'acte perceptif ; elles ne sont présentes à la conscience que par une référence d'intentionnalité. Il n'est pas possible de concevoir un acte qui ne soit pas dirigé vers un… Lire la suite
IDÉALISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Les éléments de la représentation : le sujet et l'objet"  : …  le représentatif. (Représenter signifie tenir la place de la chose et la présenter à la pensée.) *« Formel » s'applique à ce qui est cause des représentations objectives, l'idée revêtant une forme en représentant quelque chose, un arbre, une maison, etc. (La forme est, d'après Aristote et les thomistes, un principe d'actualité.) Avoir une réalité… Lire la suite
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Écrit par :  Annie COLLOVALDFernando GILNicole SINDZINGREPierre TAP

Dans le chapitre "Les critères de l'identité"  : …  la continuité spatiale du fleuve, au détriment de la persistance dans le temps de ses composantes. *C'est-à-dire que l'identité s'évalue par l'unité d'une même forme, plutôt que par l'identité numérique des molécules d'eau qui forment le fleuve (on peut dire aussi qu'on se baigne dans le même fleuve, mais non dans le même « stade » du fleuve ; cf.… Lire la suite
IMAGINAL MONDE

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Cette notion est une création conceptuelle due au philosophe français Henry Corbin, dont les travaux sont essentiels pour l'herméneutique comparée. Face à la défiance que la philosophie occidentale moderne a manifestée par rapport à l'imagination, le néologisme « imaginal » porte, au contraire, une exaltation philosophique de l'image. Cette… Lire la suite
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KANT EMMANUEL (1724-1804)

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LOGIQUE

Écrit par :  Robert BLANCHÉJan SEBESTIK

Dans le chapitre "Bernard Bolzano"  : …  qui est à la base de sa logique des propositions. Il commence par définir la notion de « *forme propositionnelle » : c'est ce que devient une proposition quand on substitue des variables à la place de certaines représentations ou, comme dit parfois Bolzano, c'est une proposition dans laquelle on considère certaines représentations comme… Lire la suite
MATIÈRE

Écrit par :  Jacques GUILLERMEHélène VÉRIN

Dans le chapitre "Substance et apparence ; la transsubstantiation"  : …  la solution la plus commode, la plus assurée, aux antagonismes de la physique et de la théologie. *Tout corps, dans les vues du théologien, procède des deux principes métaphysiques que sont la matière et la forme. L'extension des corps est due à leur matière (materia prima) ; leurs qualités, activités et propriétés sont le fait de la… Lire la suite
MERLEAU-PONTY MAURICE (1908-1961)

Écrit par :  Alphonse DE WAELHENS

Dans le chapitre "La conscience et le langage"  : …  aussi, en une phrase : le comportement n'est ni une chose, ni une idée. Positivement, il est une *forme et, en tant que forme, il est aussi sens. Cela ne veut pas dire, sans plus, que toute forme est un sens. La Structure du comportement distingue et analyse divers types de formes. Celle qui caractérise le comportement humain… Lire la suite
MONDE

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Dans le chapitre "L'horizon de la question du fondement"  : …  du champ, même très généralisée, ne concerne que les processus les plus généraux de la nature. *Il faut encore tenir compte de ce qu'on pourrait appeler son aspect architectural : la nature se présente à nous sous la forme d'une multiplicité de formes qu'on peut classer par ordre croissant de complexité depuis les édifices atomiques jusqu'aux… Lire la suite
MORT - Les interrogations philosophiques

Écrit par :  René HABACHI

Dans le chapitre "Les doctrines de l'information"  : …  un réalisme pour lequel l'union des âmes et du corps est comme un cas particulier de la substance. *Celle-ci est constituée de matière et de forme, la forme ne s'ajoutant pas de l'extérieur mais informant du dedans une matière qui, autrement, n'aurait aucune existence. La forme est l'acte d'une matière qui de soi serait pure potentialité. Ainsi… Lire la suite
ONTOLOGIE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Aristote et la métaphysique"  : …  chose, « un sujet réel et déterminé ». Dès lors, toute l'intelligibilité se concentre dans la* forme ; la tradition du Moyen Âge parlera à la suite d'Aristote de « forme substantielle » ; cette forme est manifestement héritière de l'Idée platonicienne ; mais alors que celle-ci était nettement séparée du sensible, chez Aristote, la chose et la… Lire la suite
PANTHÉISME

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Giordano Bruno"  : …  Dinant, qui ne répugnaient pas à concevoir la divinité de la matière. Bruno cependant ne sépare pas* forme et matière, à la façon aristotélicienne. La Forme est l'opération de la Nature, qui agit dans la matière, et « du dedans » de la matière. Cette Forme, qui est l'autre aspect de Dieu, peut à son tour se distinguer en Intelligence et en Âme (en… Lire la suite
PEIRCE CHARLES SANDERS (1839-1914)

Écrit par :  Gérard DELEDALLE

Dans le chapitre "Le phénoménologue"  : …  Il est évident que la méthode « intuitive » de Husserl commande une phénoménologie différente. La « * forme » est donnée d'un seul coup par une simple inspection de l'esprit comme « essence ». En tant que connue, elle renseigne autant sur le connaissant que sur le connu : elle est « intentionnelle ». L'ascendance aristotélico-thomiste de cette… Lire la suite
PLATON (~428 env.-env. ~347)

Écrit par :  Monique DIXSAUT

Dans le chapitre "Les Formes et la participation"  : …  Formes et essences réfèrent aux mêmes réalités, mais Platon emploie plutôt le terme *Forme (ou Idée : eidos) quand il veut répondre à une double question, celle de l'articulation des réalités en soi avec les choses sensibles, ou celle de leurs articulations entre elles. Dans le premier cas, les Formes sont causes. La Forme n'engendre pas… Lire la suite
RAISON

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "La dialectique platonicienne"  : …  jugement, vraiment identique, est dénué de toute valeur et tombe dans la pure répétition verbale. *Les formes elles-mêmes ne sont pas placées les unes à côté des autres comme autant de statues, elles s'interpénètrent dans un mouvement intemporel, de même que le discours humain procède en découvrant les liens entre ce qui n'est pas identique et est… Lire la suite
RÉDUCTIONNISME & HOLISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

…  ces parties, et qui n'est pas de l'ordre d'une causalité efficiente. Pour Aristote, c'est la *forme, organisatrice et conservatrice de l'être vivant (forma est qua ens est id quod est). Ce principe de liaison a porté encore d'autres noms : entéléchie, force vitale, principe directeur. Le fait frappant, qui justifie et illustre le… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "Un nouvel encyclopédisme"  : …  Le fondement de l'universalité des théories morphologiques est le principe de l'indépendance de la *forme par rapport au substrat. Une même forme peut s'incarner dans deux supports différents, une même structure peut apparaître dans des systèmes composés d'éléments appartenant à des domaines hétérogènes de la réalité. Ainsi, en théorie des… Lire la suite
SIMMEL GEORG (1858-1918)

Écrit par :  Raymond BOUDON

Dans le chapitre "Les fondements de la sociologie « formelle »"  : …  le plus fréquemment lorsqu'on veut caractériser l'œuvre de Simmel est celle de sociologie « de la *forme » ou de sociologie « formelle ». Pour cerner cette notion, il faut en premier lieu prendre conscience de son origine kantienne. De même que la connaissance des phénomènes naturels n'est possible, selon Kant, que parce que l'esprit y projette… Lire la suite
STRUCTURE, biologie

Écrit par :  Philippe COURRIÈREPierre DELATTREArmand de RICQLÈS

Dans le chapitre "La forme considérée comme projection de la structure"  : …  notre espace à trois dimensions, représente alors ce que l'on peut appeler d'une manière générale* la morphologie du système, tandis que les (n − 3) dimensions complémentaires représentent sa physiologie. Compte tenu de ce qui a été dit précédemment des relations entre structure et fonction, on voit ainsi apparaître les… Lire la suite
VIDE & PLEIN, symbolique

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Cette opposition ne dérive en rien de l'empirie, elle constitue une catégorie a priori de l'imagination. À travers l'imaginaire du plein et du vide, nous investissons la réalité selon les trois plans de la connaissance : ceux de la matière, de la vie et de l'esprit. L'imaginaire lié à la matière s'enracine dans l'expérience des matériaux. Le « … Lire la suite

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