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FORMALISME

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2.  Formalisme et logicisme

C'est au xixe siècle que se constitue véritablement la formalisation mathématique. Mais on peut dire schématiquement que sa genèse est partagée. D'un côté, elle procède du développement de l'algèbre abstraite et de l'extension de la notion de calcul dans le cadre d'une conception formaliste des mathématiques. De l'autre, elle devient le moyen nécessaire à l'analyse des concepts fondamentaux des mathématiques dans le cadre d'une philosophie logiciste.

  La formalisation du calcul algébrique

Aux yeux des algébristes anglais (comme Peacock, De Morgan, Hamilton) et allemands (Grassmann, Hankel) du milieu du xixe siècle, la permanence du concept de nombre à travers ses extensions successives, qui n'est ni celle d'une représentation concrète, ni celle d'une évidence intellectuelle, est celle d'un symbolisme : le calcul sur les nombres complexes, sous réserve de définitions convenables des opérations algébriques, peut en effet s'écrire de la même façon que le calcul sur les entiers, les rationnels et les réels. Il obéit aux mêmes règles opératoires de commutativité, d'associativité et de distributivité. Un système de « nombres » n'est donc pas autre chose qu'un système d'objets pour lesquels ces règles opératoires sont valides. Le concept de nombre, le concept des règles du calcul est en un sens un concept purement « logique ». Il est important de noter que la « logique » ou « algèbre » de Boole représente précisément une extension de ce type. Or, on sait aujourd'hui qu'elle s'applique aussi bien au calcul des propositions qu'aux structures de réseaux électriques (ce qui en a fait un instrument privilégié de l'informatique).

Le point de vue qui s'exprime dans l'idée de calcul formel réduit par là le « sens » des concepts traditionnels aux règles de leur usage, et le distingue nettement d'une interprétation ou d'une représentation, réduites au statut d'« exemplification » et d'application. La mathématique formelle définit directement les s […]

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ABSTRACTION

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Terme qui renvoie à tout au moins quatre significations, à la fois indépendantes les unes des autres et pourtant reliées par un jeu de correspondances profondes. Un sens premier du mot abstraction est le suivant : négliger toutes les circonstances environnant un acte, ne pas tenir compte des accidents d'une substance, ne pas s'arrêter aux… Lire la suite
ANALOGIE

Écrit par :  Pierre DELATTREAlain de LIBERA Universalis

Dans le chapitre "Sémantique et syntaxe, signifié et signifiant"  : …  propres au travail scientifique, dans lesquelles on utilise des énoncés théoriques plus ou moins *formalisés pour rendre compte du comportement des systèmes autres que le langage théorique lui-même, ne sont pas dans leur principe différentes de celle qui vient d'être évoquée. Le langage courant constitue déjà, en effet, un système de signes… Lire la suite
AXIOMATIQUE

Écrit par :  Georges GLAESER

Dans le chapitre "Axiomatisation des phénomènes physiques"  : …  On remarquera qu'il y a un lien essentiel entre axiomatisation et *formalisation. Ce lien nous éclaire sur la nature profonde de la science qui d'une certaine manière tourne le dos à l'empirique pour constituer des systèmes cohérents de concepts et de relations. La coupure épistémologique entre le pur empirisme et la science passe toujours par l'… Lire la suite
CAUSALITÉ

Écrit par :  Raymond BOUDONMarie GAUTIERBertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "Le principe de causalité dans la physique classique"  : …  que, comme causes d'accélération des masses d'un système, ne figurent que ces masses elles-mêmes. » *La mécanique newtonienne, extraordinaire par sa précision et son ampleur, a servi de modèle – malgré les doutes de son fondateur sur la notion de cause – à la conception classique de la théorie physique. En premier lieu, le vocabulaire de la théorie… Lire la suite
COGNITIVES SCIENCES

Écrit par :  Daniel ANDLER

Dans le chapitre "Logique et raisonnement"  : …  elles par l'intervention d'heuristiques, conscientes ou préconscientes ? Logique et *formalisations du raisonnement. Trois questions expriment différemment ces interrogations :

1. Une formalisation de l'heuristique est-elle possible ? 

2. Si c'est le cas, faut-il considérer une telle formalisation… Lire la suite
DÉMONSTRATION THÉORIE DE LA

Écrit par :  Jean-Yves GIRARD

Dans le chapitre "Le programme de Hilbert"  : …  David Hilbert a proposé un programme de démonstration d'une opinion philosophique : le *formalisme. La prétention de Hilbert à démontrer son point de vue a pour contrepartie évidente la possibilité de le réfuter ; la philosophie s'accommode rarement de conclusions aussi tranchées ! Même réfuté, le formalisme garde ses… Lire la suite
ENSEMBLES (THÉORIE DES) - Théorie axiomatique

Écrit par :  Jacques STERN

Dans le chapitre "Axiomes de ZF et procédés de formation d'ensembles"  : …  définitive – du procédé adopté comme fondement dans les éléments de mathématiques de Bourbaki, le *formalisme n'a essentiellement plus cours chez les spécialistes de théorie des ensembles ; il se prête au demeurant fort mal à la présentation de cette théorie. Le point de vue réaliste ou platonicien admet l'existence d'une… Lire la suite
ÉPISTÉMOLOGIE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Sciences formelles, sciences empiriques"  : …  fondement ? C'est d'abord la logique elle-même qui se trouve mise en question. La construction d'un *formalisme, d'une Begriffsschrift (une idéographie rigoureuse), réalisée pour la première fois avec un succès notable par Frege, Peano, Russell et Łukasiewicz constitue déjà, en elle-même, une œuvre épistémologique, car elle suppose une… Lire la suite
ERREUR

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "L'erreur en mathématiques"  : …  de « droite », de « plan », etc., des idées et des relations auxquelles ces termes étaient associés.* Ainsi s'est constituée, depuis un siècle environ, une présentation formalisée de certaines théories mathématiques : géométrie élémentaire, arithmétique, probabilités, etc. Descartes exprime ainsi la conviction qui, au fond, a prévalu pendant des… Lire la suite
FREGE GOTTLOB (1848-1925)

Écrit par :  Claude IMBERT

Dans le chapitre "La caractéristique"  : …  Pour *formaliser le raisonnement arithmétique, Frege conçut une caractéristique apte à dépeindre les actes logiques aussi sûrement que l'arithmétique signale ses opérations. Cependant la logique de Frege n'imite pas l'arithmétique en utilisant les mêmes symboles d'opérations (+, ×), comme le firent Leibniz et Boole ; l'idéographie emprunte à la… Lire la suite
GÉOGRAPHIE

Écrit par :  Dominique CROZATJean DRESCHPierre GEORGEPhilippe PINCHEMELCéline ROZENBLATJean-Paul VOLLE

Dans le chapitre "Modèles spatiaux et simulations en géographie"  : …  utilisés pour comprendre les situations anciennes des lieux, leurs évolutions et leur pérennité. *Divers niveaux d'abstraction hiérarchisent également les modèles selon les types de langages utilisés : la maquette, la carte, les graphes, puis les formalisations mathématiques, qui forment le niveau le plus élevé d'abstraction. Certains modèles… Lire la suite
GINI INDICE DE

Écrit par :  Raymond BOUDON

*Dès que l'on s'interroge sur le point de savoir si les inégalités (de revenu, de niveau scolaire, et autres) sont plus ou moins grandes dans telle société que dans telle autre, ou si elles ont tendance à croître ou à diminuer dans une société donnée, on doit recourir à un indice d'inégalité. Les mesures… Lire la suite
GÖDEL KURT (1906-1978)

Écrit par :  Daniel ANDLER

Dans le chapitre "L'œuvre"  : …   der Theoretischen Logik, paru en 1928, Hilbert et Ackermann, poursuivant le « programme » de *formalisation des mathématiques, posent la question suivante : étant donné un système formel défini par un langage, des axiomes, des règles de déduction et une notion d'interprétation dans certaines structures mathématiques, est-il vrai que toute… Lire la suite
GÖDEL : THÉORÈMES D'INCOMPLÉTUDE

Écrit par :  Bernard PIRE

  *Deux ans après avoir soutenu sa thèse de doctorat à l'université de Vienne, le jeune mathématicien autrichien Kurt Gödel (1906-1978) prouve que, dans tout système mathématique axiomatique, il existe des propositions dont on ne peut démontrer ni la véracité ni la fausseté. En particulier, il est impossible de prouver que… Lire la suite
GRAMMAIRE

Écrit par :  Jean-Claude MILNER

Dans le chapitre "Grammaire et linguistique"  : …  productions, comme la première fonctionne à l'égard de sa langue-objet et, dès que la première est *formalisée avec la rigueur mathématique nécessaire, elle devient une grammaire formelle parmi d'autres. De cette manière, la linguistique acquiert un statut épistémologique précis : son objet consistant à décrire et à expliquer les propriétés… Lire la suite
GRANGER GILLES GASTON (1920- )

Écrit par :  Claude IMBERT

Dans le chapitre "Une épistémologie des sciences de l'homme"  : …  à en écarter les malentendus, que s'emploie Pensée formelle et sciences de l'homme (1960). *Les deux termes que le titre met en conjonction, et contraint à la conciliation, en excluaient deux autres, ceux de formalisme et de phénoménologie : pour intolérance dogmatique. Il fallut, en ce début des années 1960, une part… Lire la suite
HARRIS ZELLIG SABBETAI (1909-1992)

Écrit par :  Morris SALKOFF

… *La recherche de Zellig Sabbetai Harris est intimement liée aux travaux de l'école américaine d'analyse distributionnelle qui a élaboré son programme pour la linguistique dans les années 1930 et 1940, sous l'impulsion de E. Sapir et L. Bloomfield. Ce dernier avait proposé d'abstraire de la phrase des unités définies formellement et qui serviraient à… Lire la suite
HJELMSLEV LOUIS TROLLE (1899-1965)

Écrit par :  Louis-Jean CALVET

… *Linguiste danois, animateur du cercle linguistique de Copenhague, Louis Hjelmslev se situe dans la perspective structurale issue de l'enseignement de Ferdinand de Saussure. Sa théorie « glossématique » constitue un approfondissement et une tentative de formalisation de la plupart des concepts de ce dernier. Il retient, en effet, du Cours deLire la suite
HOCKETT CHARLES FRANCIS (1916-2000)

Écrit par :  Michel BRAUDEAU

… *Linguiste américain, professeur de linguistique et d'anthropologie à l'université de Cornell depuis l'année 1946. Charles F. Hockett appartient, avec Harris, Bloch et Wells notamment, à l'école structuraliste américaine qui s'est efforcée de mettre au point des procédures constantes formelles permettant d'analyser toute phrase de toute langue au… Lire la suite
IDÉALISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Les mathématiques et l'idéalisme"  : …  la pensée. Le langage symbolique n'est qu'un moyen d'enregistrement qui facilite la communication. *Le point de vue formaliste s'apparente au positivisme, qui attribue un caractère de certitude fondamentale aux constatations des sens. Ce qui est objet de perception sensible en l'occurrence, ce sont les symboles concrets et les suites de tels… Lire la suite
INFORMATIQUE - Principes

Écrit par :  Jacques HEBENSTREIT

Dans le chapitre "Automates et langages formels"  : …  Un langage* formel est, par définition, un langage ne possédant qu'une syntaxe et pas de sémantique. Un tel langage est très différent des langages naturels puisqu'il ne comporte qu'une grammaire et que le sens des mots n'intervient pas. C'est cependant en partant, non pas de la linguistique, mais de l'activité linguistique des individus, et en… Lire la suite
INTELLIGENCE

Écrit par :  Jean-François RICHARD

Dans le chapitre "Le raisonnement et la construction de systèmes formels"  : …  non : il suffit de vérifier si l'état auquel on a abouti est l'état terminal que l'on souhaitait. *Mais l'homme construit aussi des systèmes formels dont les éléments, ainsi que les relations qui les relient, sont abstraits. Un système formel se présente comme un ensemble de propositions que l'on se donne au départ (axiomes ou postulats), et d'un… Lire la suite
LACAN JACQUES (1901-1981)

Écrit par :  Patrick GUYOMARD

Dans le chapitre "Concepts et « mathèmes »"  : …  Les lettres, les mathèmes, sont des symboles dont use Lacan à des fins de *formalisation et de transmission. Elles sont les éléments d'une algèbre à venir, mais qui n'existe pas, et d'une « mathématisation » qui n'en a que le nom puisqu'elle exclut tout calcul et se réduit à quelques symboles indissociables du long discours qui les explicite. Pour l… Lire la suite
LANGAGE PHILOSOPHIES DU

Écrit par :  Paul RICŒURJan SEBESTIK

Dans le chapitre "Linguistique et sémiologie"  : …  la distinction entre langages naturels et langages artificiels ; ceux-ci sont essentiellement des* langages formalisés construits à des fins scientifiques ou techniques, selon les exigences logiques symboliques du mathématicien. Ils posent trois sortes de problèmes : déterminer par une méthode de différence les traits des langues naturelles qui… Lire la suite
LINGUISTIQUE - Théories

Écrit par :  Catherine FUCHS

Dans le chapitre "La grammaire chomskienne"  : …  génératif-transformationnel a connu de nombreuses versions successives. En 1957, Chomsky jette *les bases formelles de son entreprise, en caractérisant la notion de transformation : la grammaire construit des structures de base, dites « syntagmatiques », qu'elle convertit ensuite en structures dérivées à l'aide de règles de transformation ; c'… Lire la suite
LOGIQUE

Écrit par :  Robert BLANCHÉJan SEBESTIK

Dans le chapitre "L'essor de la logique en Grèce"  : …  car c'est proprement avec elle que commence la logique en tant que science formelle, est *l'introduction des variables, c'est-à-dire la substitution à une proposition concrète telle que « L'homme est mortel », du simple schéma formel de cette proposition, dont le contenu a été évacué : « A est B » ou, comme dit plutôt Aristote, « B… Lire la suite
LOGIQUE MATHÉMATIQUE

Écrit par :  Daniel ANDLERRoger MARTIN

Dans le chapitre "Enfance : 1847-1908"  : …  logiciste est esquissé dans les Principles of Mathematics de Russell en 1903. Le programme *formaliste commence d'être élaboré par Hilbert dans ses communications aux congrès de Paris de 1900 (le deuxième des célèbres « problèmes » de Hilbert consiste à démontrer la cohérence de l'arithmétique) et de Heidelberg de 1904 (où il formule son « … Lire la suite
LOGIQUES NON CLASSIQUES

Écrit par :  Jacques-Paul DUBUCS Universalis

Dans le chapitre "Logique déontique"  : …  possibles et leurs composés propositionnels qui constituent le contenu des normes. Ce *formalisme permet de définir pour chaque action une négation externe (l'action considérée n'est pas effectuée) et une négation interne (c'est l'action opposée qui est effectuée). De plus, cette logique de l'action montre l'… Lire la suite
MARTIN ROGER (1920-1979)

Écrit par :  Jan SEBESTIK

… Cavaillès, est la première présentation d'ensemble de la logique mathématique en langue française. * Roger Martin aborde ce problème par le biais de la formalisation. Par formalisation, il entend le passage d'une théorie « naïve », fût-elle axiomatisée, d'une théorie présentée dans une langue naturelle à une théorie dont tous les enchaînements sont… Lire la suite
MATHÉMATIQUES FONDEMENTS DES

Écrit par :  Jean Toussaint DESANTI

Dans le chapitre "Les problèmes d'existence : intuitionnisme et formalisme"  : …  d'obtenir. La tâche théorique fondamentale n'est pas ici de produire les écritures adéquates : la *formalisation ; bien qu'elle soit parfois difficile, c'est là une tâche essentiellement technique. Le projet en avait été partiellement réalisé par Hilbert lui-même, dès 1899, dans les Fondements de la géométrie, pour un champ bien déterminé… Lire la suite
MÉTALOGIQUE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Étude des propriétés des systèmes logiques. Une fois construit comme système, un formalisme peut lui-même devenir objet d'étude. Les propriétés les plus importantes des systèmes formels sont les suivantes : tout d'abord, dans l'ensemble des formules constructibles dans un système, il en est qui ne sont pas démontrables et le système est dit… Lire la suite
MÉTHODE

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Différentes méthodes pour différentes sciences ?"  : …  des formes dégagées des faits qui ont pu les suggérer. Les idées, épurées de manière à devenir des* formes, se prêtent à l'application de règles strictes (formalisation). Ainsi la « méthode » des mathématiques est logique. Ce n'est pas l'essentiel. Attendu que les formes sont susceptibles d'une pluralité de réalisations, des liaisons en résultent… Lire la suite
MODALITÉS, logique

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "Le statut philosophique des concepts modaux"  : …  Les difficultés qu'on rencontre pour représenter dans un *formalisme cohérent les diverses notions modales expliquent que les logiciens les aient rejetées aux frontières de la logique classique du vrai et du faux, et que, quand ils les ont prises en compte, ils se soient heurtés au fait qu'elles semblent indissociables de leurs contenus particuliers… Lire la suite
MODÈLE

Écrit par :  Raymond BOUDONHubert DAMISCHJean GOGUELSylvanie GUINANDBernard JAULINNoël MOULOUDJean-François RICHARDBernard VICTORRI

Dans le chapitre "Les outils mathématiques"  : …  La plupart des modèles syntaxiques qui suivront emprunteront les caractéristiques de base du *formalisme chomskyen, en particulier la définition d'une grammaire comme un ensemble de règles de production s'appliquant à un vocabulaire constitué du lexique (vocabulaire terminal) et de symboles désignant les différents types de syntagmes. La… Lire la suite
NOTATION MATHÉMATIQUE

Écrit par :  Hans FREUDENTHAL

Dans le chapitre "Le formalisme algébrique"  : …  *Les langues naturelles doivent leur structure syntactique à un amas chaotique de moyens de flexion, de subordination, de conjonction, de ponctuation, de mélodie et de rythme. Mais, très souvent, la structure syntactique s'explique par le sens et non par des critères formels. « Mathématique et langue française » et « langue et littérature françaises… Lire la suite
OULIPO (Ouvroir de littérature potentielle)

Écrit par :  Jacques JOUET

…  par une nuit d'hiver un voyageur (1979) ; de Harry Mathews, Cigarettes (1987), etc. *N'est pas exclue, sans doute, de l'ambition oulipienne la volonté de rééquilibrer l'écriture et la lecture du côté de la forme, ce qui suppose une certaine transformation du lecteur, à son tour renseigné sur les caractéristiques formelles d'un texte… Lire la suite
PEANO GIUSEPPE (1858-1932)

Écrit par :  Georges GLAESER

Dans le chapitre "La formalisation"  : …  C. S. Peirce, E. Schröder et G. Frege) à réaliser le vieux projet de Leibniz : l'élaboration d'un* langage formalisé, utilisant peu de symboles et soumis à une grammaire rationnelle. Le symbolisme de Peano, qu'il nomme pasigraphie (cf. illustration), sera repris, avec des modifications mineures, par B. Russell et A. Whitehead dans Lire la suite
PHILOSOPHIE ANALYTIQUE

Écrit par :  Francis JACQUESDenis ZASLAWSKY

Dans le chapitre "L'analyse dite thérapeutique"  : …  aux problèmes majeurs de la philosophie (pouvoir, comprendre, vouloir, exister, travailler...). *Les techniques formelles sont en porte-à-faux dès qu'on sort du champ des sciences déductives. Ainsi, on ne peut dire que l'État est une construction logique d'individus aussi facilement qu'on dit que le nombre est une classe de classes. Les… Lire la suite
PSYCHANALYSE

Écrit par :  Pierre KAUFMANN

Dans le chapitre "Historicité du symbolique"  : …  Ici se trouve fixé le point d'ancrage de la *formalisation. Huit ans après une première évocation du temps logique, le Discours de Rome – « Fonction et champ de la parole et du langage » (1953) –  en soulignait la valeur d'anticipation, pour marquer le rôle auquel sont appelés dans une théorisation rigoureuse de la psychanalyse l'algèbre de Boole et… Lire la suite
QUANTIQUE PHYSIQUE

Écrit par :  Claude de CALAN

Dans le chapitre " Le formalisme de la mécanique quantique"  : …  *En mécanique quantique, le point le plus important est la structure additive, dont les ondes donnent un exemple : c'est ce principe de superposition linéaire qui engendre des interférences, constructives ou destructives, analogues aux interférences acoustiques, qui peuvent amplifier ou éteindre les sons. Les différents états d'un système… Lire la suite
ŠAUMJAN SÉBASTIEN KONSTANTINOVIC (1916- )

Écrit par :  Zlatka GUENTCHÉVA

… *Connu comme le créateur du modèle génératif applicationnel, S. K. Šaumjan (ou Chaoumian) a été membre du conseil scientifique de l'Académie des sciences de l'U.R.S.S. et chef de la section des méthodes structurales dans l'étude des langues à l'Institut de la langue russe à Moscou. À partir de 1975, il travaille aux États-Unis (Yale University). La… Lire la suite
SCIENCES - Sciences et discours rationnel

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Dans le chapitre "Les divers types de science et leurs modes de validation : le type formel pur"  : …  une théorie fondée sur un ensemble d'axiomes A et utilisant un ensemble de règles de déduction R.* On formalise complètement cette théorie ; cela revient à construire un système formel ayant précisément pour axiomes les propositions de l'ensemble A et pour règles de déduction les règles de l'ensemble R. On s'efforcera de démontrer que ce système… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "La philosophie de la mécanique quantique"  : …  L'inintelligibilité de la mécanique quantique tient, bien entendu, non pas à la complexité de son *formalisme mathématique, qui, en lui-même, est parfaitement cohérent, mais à son mode de description des phénomènes. Considérons par exemple la manière dont la mécanique quantique se représente un système physique élémentaire constitué par une seule… Lire la suite
SÉMIOLOGIE

Écrit par :  Julia KRISTEVA

Dans le chapitre "Le réseau sémiotique de Leibniz"  : …   (1666) et la Monadologie (1714) justifient et pratiquent une conception de la* formalité mathématique comme simultanée et indissociable des diverses manifestations du sens qui sont, en raison de cette indissociabilité et à cette condition seulement, des systèmes formels, ce qui veut dire, pour Leibniz et pour la sémiotique en… Lire la suite
SERRES MICHEL (1930- )

Écrit par :  Christiane RABANT

Dans le chapitre "Une pensée de l'hétérogène"  : …  atteint pas, ni la connaissance immédiate, ni même le savoir discursif, mais que parfois saisit un *formalisme pur et affiné... L'aptitude au divers est proportionnelle à la pureté initiale », écrit-il dans Le Système de Leibniz et ses modèles mathématiques (thèse d'État, 1968). Cela ne veut pas dire que la mathématique soit l'organon pur… Lire la suite
SIMMEL GEORG (1858-1918)

Écrit par :  Raymond BOUDON

Dans le chapitre "Les fondements de la sociologie « formelle »"  : …  selon Kant, que parce que l'esprit y projette des formes (par exemple l'espace et le temps), *de même la connaissance des phénomènes sociaux n'est possible, selon Simmel, qu'à partir du moment où le sociologue organise le réel à l'aide de systèmes de catégories ou de modèles. Sans ces modèles, les faits sociaux constituent un univers… Lire la suite
STRUCTURALISME

Écrit par :  Jean-Louis CHISSMichel IZARDChristian PUECH

Dans le chapitre "Le temps des malentendus"  : …  au climat intellectuel qui prévalait chez les premiers intéressés, les anthropologues de métier. *On peut voir dans ce hiatus l'origine de l'identification du structuralisme à un formalisme, compte tenu de ce que ce dernier mot appelle de vaguement inquiétant, sinon de menaçant, pour une ethnologie obsédée par le « concret ». Cette identification… Lire la suite
STYLISTIQUE

Écrit par :  Georges MOLINIÉ

Dans le chapitre "Objet et méthodes"  : …  sera donc analysé dans et selon ce fonctionnement : à travers l'ensemble des déterminations *formelles qui le structurent, de quelque ordre qu'elles soient. Comme ces déterminations formelles structurent un régime du langage, elles concernent expressément, et seulement, tous les faits linguistiques afférant à ce régime. Pour éviter de l'… Lire la suite
SYSTÈME, épistémologie

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Dans le chapitre "Les systèmes philosophiques"  : …  surtout quand elles ont le caractère d'une « logique ». Ainsi, par exemple, le problème de la *formalisation de la logique hégélienne fait déjà l'objet de travaux très précis. Il est clair que, le jour où l'on réussira à « formaliser » les théories philosophiques (si c'est vraiment possible), la notion de système formel suffira, comme dans les… Lire la suite
TARSKI ALFRED (1902-1983)

Écrit par :  Jan SEBESTIK

Dans le chapitre "Le concept de vérité"  : …  Le premier est analysé dans sa célèbre étude sur Le Concept de vérité dans les langages *formalisés (traduite en allemand en 1935-1936 sous le titre de Wahrheitsbegriff). Ce mémoire, qui fut présenté par Łukasiewicz devant la Société des lettres et des sciences de Varsovie en 1931, avait pour objectif de comprendre les… Lire la suite
THÉORIE STANDARD ÉTENDUE

Écrit par :  Jean-Yves POLLOCK

… *Dans le cadre général de la grammaire générative, on peut caractériser de façon informelle la théorie standard étendue comme un effort visant à rendre aussi spécifiques et restrictifs que possible les outils descriptifs mis à la disposition du linguiste dans sa tâche d'analyse des différentes langues naturelles. Ainsi, par rapport à la théorie… Lire la suite
TRAITEMENT AUTOMATIQUE DES LANGUES

Écrit par :  Anne ABEILLÉ

Dans le chapitre "Les différentes approches"  : …  *Face aux difficultés du T.A.L., plusieurs stratégies ont été proposées : modélisation des connaissances linguistiques et extra-linguistiques nécessaires, modélisation mathématique fondée sur les régularités observées dans les textes, ou enfin modélisation cognitive fondée sur la simulation des comportements humains… Lire la suite
VÉRITÉ

Écrit par :  Robert BLANCHÉAntonia SOULEZ

Dans le chapitre "La vérité, concept sémantique (Tarski)"  : …  se réfèrent ». Les concepts de « vérité », « satisfaction », « définition » sont de tels concepts. *Ainsi comprise, la vérité devient cette propriété des formules d'un système formel (dont la langue est interprétable dans la langue naturelle) qu'on cherche à définir par sa construction dans le métalangage qui, conformément à la théorie russellienne… Lire la suite
VÉRITÉ, mathématique

Écrit par :  Jean-Paul DELAHAYE

Dans le chapitre "Formalisme"  : …  *Pour un formaliste – dont David Hilbert (1862-1943) est considéré, un peu rapidement, comme le type –, l'existence des objets mathématiques dans un monde qui leur serait propre, ainsi que leur nature, sont des questions à contourner : il faut, dans un premier temps, les négliger. À l'opposé du réaliste, le formaliste propose de considérer que seul… Lire la suite

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