2. Les raisons d'être
• Motivations des fondateurs
Le mobile qui inspire principalement les fondateurs est de caractère non lucratif et idéaliste, qu'il s'agisse, comme c'était surtout le cas jadis, de religion ou de charité (fondations pieuses : églises, couvents, messes, hospices...) ou qu'il s'agisse, comme c'est de plus en plus fréquent aujourd'hui, de mécénat ou de philanthropie (création artistique ou recherche scientifique ; œuvres de bienfaisance...).
À ces nobles motifs peuvent aussi, parfois, s'en mêler d'autres, moins purs peut-être, mais fort honorables et efficaces. C'est ainsi que, même quand il s'agit de fondations pieuses ou charitables, le souci du salut éternel du fondateur ou des siens peut jouer un rôle déterminant. Dans le cas des fondations philanthropiques, c'est généralement le souci de voir perpétuer son nom et célébrer sa mémoire parmi les hommes des générations à venir, ce qui est une manière d'assurer sa survie. Parfois, on a vu, aux États-Unis du moins, le désir de faire profiter la collectivité (mais non l'État ni le fisc) de sa fortune s'accompagner d'un certain repentir : restituer à la société des biens acquis sans grand scrupule et se refaire une bonne réputation. De même, des entreprises industrielles et commerciales participent à la création de fondations, par une vue bien comprise de leur propre intérêt, notamment publicitaire, lequel est aux firmes ce que la gloire était à Laurent de Médicis.
Mais, qu'ils soient plus ou moins désintéressés, ces mobiles trouvent en définitive tous leur fondement dans le sentiment de la solidarité et de la responsabilité humaines.
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