3. Fonctions zêta et fonctions L sur une variété algébrique définie sur un corps fini
Depuis les travaux de E. Artin, on sait que tous les résultats de la théorie des nombres algébriques se transportent (avec des expressions plus simples, dues à l'absence des « places infinies ») aux « corps de fonctions algébriques d'une variable sur un corps fini Fq », c'est-à-dire les extensions algébriques finies du corps des fractions rationnelles Fq(X). E. Artin lui-même avait noté, sur le cas particulier des extensions quadratiques de Fq(X), que la définition de Dedekind de la fonction zêta se généralise à un tel corps k en prenant pour p toutes les places de k et pour Np le nombre d'éléments du corps résiduel de la place p. La théorie de Tate s'étend également sans difficulté.
Mais on peut considérer k comme le corps des fonctions rationnelles sur une courbe algébrique irréductible définie sur Fq ; ce point de vue amène à une nouvelle généralisation, en remplaçant la courbe par une variété algébrique X de dimension quelconque définie sur Fq. Pour simplifier, on supposera qu'il s'agit d'une variété affine, ensemble des points x = (x1, ..., xm) d'un espace
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