2. Le folk à la conquête du monde
En Grande-Bretagne, la tendance celtique du folk est représentée par Fairport Convention, qui diffuse aussi le répertoire américain, par l'Écossais John Martyn (né en 1948) et par le groupe londonien Pentangle.
Après sa période au sein des Them, dans les années 1960, le chanteur irlandais Van Morrison (né en 1945) assume aussi ses racines celtes et enregistre en 1988 avec The Chieftains un album de chansons irlandaises traditionnelles, Irish Heartbeat.
Bien d'autres artistes ont puisé dans la veine folk. Contentons nous de citer l'inclassable Californien Tim Buckley (1947-1975) – père de Jeff Buckley (1966-1997) –, qui a aussi flirté avec le jazz puis avec le funk, le groupe américain de pop psychédélique The Mamas And The Papas, ou encore le chanteur et guitariste américain de folk-blues Richie Havens (né en 1941), qui apparaît sur la scène du festival de Woodstock, en 1969. Le groupe britannique Yes appartenait également à cette mouvance folk avant de participer au courant progressif.
En France, cette vague folk entraînera un retour aux sources avec notamment Malicorne et la musique celte des Bretons Alan Stivell (né en 1944) et Dan Ar Braz (né en 1949).
Certains groupes des années punk ont récupéré des ingrédients du folk. Citons Dexys Midnight Runners et The Pogues, tous deux britanniques, et Violent Femmes, américain, influence majeure des Français de Louise Attaque.
À partir des années 1980, on retrouve chez les Britanniques de The Waterboys, chez l'Américaine Tracy Chapman (née en 1964) ou même chez le Californien Ben Harper (né en 1969) une instrumentation acoustique minimaliste qui avait été un peu délaissée ainsi qu'une certaine couleur vocale.
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