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FOI

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2.  « Fides » et « foedus » dans l'Antiquité romaine

Quelles étaient les valeurs de la fides chez le peuple romain avant l'apparition du christianisme ? Nous adopterons comme fil directeur de notre analyse l'hypothèse formulée jadis par M. Voigt (« Die Begriffe von Fides », in Jus naturale, IV, Leipzig, 1875) et complétée depuis par G. Dumézil et G. Freyburger. L'idée essentielle, que nous avons déjà mentionnée, est la suivante : le terme fides est un terme de relation ; il détermine entre les hommes une relation qui oriente la confiance soit dans une direction active (la confiance que je fais ou que j'accorde), soit dans une direction passive (la confiance que j'obtiens ou que je mérite), les deux directions pouvant d'ailleurs être suggérées à des degrés divers dans une même phrase.

Au sens actif, habere fidem, par exemple, signifie « avoir foi en quelqu'un, avoir confiance en quelqu'un ». Il ne faut pas confondre cette expression avec celle que nos habitudes actuelles de penser nous invitent à formuler en profitant des facilités que donne l'article en français : « avoir la foi ». Cette dernière formule a un sens attributif plutôt que relationnel (on attribue à quelqu'un une conviction). Nous ne sommes que trop portés aujourd'hui à imaginer « la » foi comme quelque chose que l'on a ou que l'on n'a pas ; il vaut mieux laisser de côté provisoirement ce sens attributif jusqu'à ce que nous soyons en mesure de l'expliquer. Les valeurs relationnelles sont plus fondamentales, même lorsqu'on privilégie le sens actif en direction d'autrui (« je vous crois, je vous fais confiance »).

Il faut regarder dans l'autre direction (le sens passif) pour comprendre comment la fides a pu devenir une vertu morale, « celle que les Romains ont le mieux et le plus cultivée », comme dit Aulu-Gelle (Nuits attiques, XX, i, 19). La fides est comprise comme une vertu morale sur la base d'une norme sociale, d'une règle des mœurs suivant laquelle la confiance obtenue, le crédit moral (sens passif) dont je suis digne dépend […]

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BULTMANN RUDOLF (1884-1976)

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CARLSTADT ANDREAS RUDOLF BODENSTEIN dit ANDREAS (1480 env.-1541)

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CORAN (AL-QURAN)

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CRAINTE ET TREMBLEMENT, livre de Soren Kierkegaard

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "La « folie » d'Abraham"  : …  crainte et le tremblement, la solitude et le silence, à un ordre qui place l'individu face à Dieu. *La foi est ce paradoxe pour lequel l'individu est plus haut que le général. La foi est « paradoxe » : l'individu est au-dessus du général, il est « en rapport absolu avec l'absolu ». Comme celle d'Antigone, la « folie » d'Abraham est la folie de la… Lire la suite
CRESPY GEORGES (1920-1976)

Écrit par :  André DUMAS

…  y devenir professeur titulaire de la chaire d'éthique. En 1952, il publie La Guérison par la *foi (Delachaux et Niestlé, Neuchâtel-Paris), ouvrage qui se termine par ces mots : « L'essentiel est de placer un malade, par la prière, devant le Seigneur dont la grâce apporte sa solution à toutes les situations humaines [ ... ]. Cet acte aide… Lire la suite
CROYANCE

Écrit par :  Paul RICŒUR

… entre croire et savoir, est proprement le point tournant de toute l'analyse du concept de croyance. *Mais le même discernement critique, qui disjoint croire et savoir, libère l'espace pour un usage positif du concept de croyance, celui que désigne le second synonyme principal : la foi. À vrai dire, l'usage kantien et post-kantien du mot GlaubenLire la suite
DENCK JOHANNES ou HANS (1500-1527)

Écrit par :  Raoul VANEIGEM

… *Proche des anabaptistes, dont il s'éloigne cependant par son mysticisme, Denck apparaît, à bien des égards, comme un précurseur de la libre-pensée. En butte à l'animosité de tous les partis, il dégage de son propre scepticisme une attitude chrétienne débarrassée de la rigueur des dogmes et fondée sur le respect mutuel des individus. Relevant les… Lire la suite
DERRIDA JACQUES (1930-2004)

Écrit par :  Catherine MALABOU

Dans le chapitre " La question théologico-politique"  : …  tardifs de Jacques Derrida interrogent avec insistance les motifs du possible et de la croyance, de *la foi et de la promesse, toutes questions comprises, dès Spectres de Marx (1993), sous le terme « messianique ». Derrida découvre le lien structurel qui existe entre possibilitécroyance et dénégation. Croire en… Lire la suite
DIEU - Problématique philosophique

Écrit par :  Jacques COLETTE

Dans le chapitre "Dieu et l'intellect"  : …  de main d'homme, même si c'est en homme et en philosophe qu'il faut le recevoir comme un signe. *Comme l'a souligné Jaspers, penseur de l'existence, la foi, qui chez Anselme précède la pensée sans objet, n'est pas la foi dogmatique. La pensée sans objet n'est pas la pensée du plus grand que tout (majus omnibus), mais la pensée qui s'… Lire la suite
DIEU - La négation de Dieu

Écrit par :  Jeanne DELHOMME

Dans le chapitre "La foi en Dieu"  : …  le couvert d'une affirmation commune : Dieu est Dieu et parce qu'il est Dieu il existe. *Témérité d'une transgression qui remplace la perception absente et l'impossible intuition, reconnaissance mystérieuse d'une présence incommunicable, vouloir caché d'une abdication du vouloir et conscience obscure de n'être pas une conscience claire,… Lire la suite
DOGME

Écrit par :  Jean-Pierre JOSSUA

…  adéquate, sans opter pour la théologie d'une école. Ce sera la formulation dogmatique, le dogme. *Formulation ecclésiale de la foi en tel temps et tel lieu : il faut y distinguer l'autorité absolue qui vient de la parole de Dieu et l'autorité de l'Église engagée dans la formulation. Aucune parole humaine n'est définitive, le dogme peut être… Lire la suite
DOUTE

Écrit par :  Olivier JUILLIARD

… *Présent dans les discours les plus divers, le doute n'est pas plus un concept méthodologique qu'un argument pédagogique, à quoi cependant on l'a maintes fois réduit. De Socrate à Descartes, de Montaigne à Lessing et de Kierkegaard à Nietzsche, il transforme le cours d'une réflexion en expérience ; dans un discours en première personne comme dans un… Lire la suite
DUNS SCOT JEAN (1266 env.-1308)

Écrit par :  Maurice de GANDILLAC Universalis

Dans le chapitre "La foi et la raison (positions comparées de Thomas d'Aquin et de Duns Scot)"  : …  *À l'exemple d'Étienne Gilson, il nous paraît éclairant d'interroger d'abord le prologue de l'Ordinatio, parce qu'il contient un véritable dialogue entre les théologiens et les philosophes. La question est de savoir s'il y a place, à côté de la réflexion naturelle, pour une révélation surnaturelle. Longtemps on s'était plutôt demandé quelle… Lire la suite
ÉVANGILES

Écrit par :  Xavier LÉON-DUFOUR

Dans le chapitre "Questions de critique littéraire"  : …  Les évangiles ne sont pas des comptes rendus qui se veulent d'une objectivité dite scientifique : *ce sont des œuvres écrites par des hommes de foi, pour susciter ou fortifier la foi des lecteurs. Une double question surgit aussitôt : offrent-ils dès lors un rapport objectif des faits tels qu'ils se sont passés ? Le « Christ de la foi » (c'est-à-… Lire la suite
EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

Écrit par :  Jean WAHL

Dans le chapitre "Kierkegaard et son secret"  : …  les idées claires et distinctes, mais un risque : elle est mêlée d'incertitude et de non-croyance. *Que Dieu se soit incarné, ce sera toujours un scandale pour la raison, mais ce scandale est la vie même de la foi. L'épreuve est une catégorie existentielle. C'est ici qu'on peut voir les catégories kierkegaardiennes et, d'une façon plus générale,… Lire la suite
FIDÉISME

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Terme d'origine théologique, appliqué à la doctrine de Bautain et de Lamennais. Cette doctrine a été condamnée en 1838 par les autorités ecclésiastiques. Elle était liée au traditionalisme de Joseph de Maistre et de Bonald. Selon le traditionalisme, la vérité ne peut être connue que par la tradition, non par la raison ; au principe de toute… Lire la suite
FIDES

Écrit par :  Jean-Paul BRISSON

… *« Numa, écrit Tite-Live, n'institua de cérémonie annuelle qu'en l'honneur de la seule Fides ; il enjoignit aux flamines de se rendre à son sanctuaire sur un char à deux chevaux et de célébrer le culte la main enveloppée jusqu'au bout des doigts, afin de signifier que la bonne foi doit être protégée et que son siège est sacré jusque dans la main… Lire la suite
GRÂCE

Écrit par :  Georges CASALIS

Dans le chapitre "La grâce et la personne de Jésus-Christ"  : …  grâce – que chaque homme devienne authentiquement humain. Que Jésus concentre en lui tout ce que la *foi chrétienne peut dire de la grâce, qu'il soit la grâce en personne, cela souligne le caractère de don inattendu, d'absolue gratuité, de sa venue dans ce monde : plus encore que dans l'Ancien Testament, ce que le Nouveau Testament… Lire la suite
HÉRÉSIE

Écrit par :  Alain LE BOULLUEC

Dans le chapitre "Les origines"  : …  les judéo-chrétiens – restés proches, par l'observance, les croyances ou la conception de *l'Écriture, des origines juives du christianisme – et les gnostiques, qui répudient le Dieu de l'Ancien Testament. Et le procédé de l'amalgame, à jamais fécond en hérésiologie, est omniprésent. Deux faits sont aussi à considérer. D'une part, le… Lire la suite
IRÉNÉE DE LYON (130 env.-env. 208)

Écrit par :  Pierre HADOT

Dans le chapitre "Les traditions chrétiennes d'Asie Mineure"  : …  Les présentations que donne Irénée du contenu de la règle de *foi ne semblent pas toujours totalement concorder. C'est qu'il se contente de rapporter religieusement les traditions qu'il a connues en Asie Mineure, sans se soucier de les mettre en harmonie avec sa propre théologie, puisqu'il est persuadé que la puissance de la tradition est une et… Lire la suite
ISLAM (La religion musulmane) - Les fondements

Écrit par :  Jacques JOMIER

Dans le chapitre "Le dogme de l'islam"  : …  Matériellement parlant, la *foi du musulman s'exprime dans des formules diverses dont la plus connue et la plus employée est l'attestation (shahāda) : « J'atteste que Dieu est unique et que Muḥammad est l'envoyé de Dieu. » De même, de nombreux versets du Coran sont très caractéristiques de la foi musulmane et en offrent autant de… Lire la suite
JACOBI FRIEDRICH HEINRICH (1743-1819)

Écrit par :  Valerio VERRA

Dans le chapitre "Le savoir intuitif : l'intellect et la raison"  : …  écrits, et surtout dans les deux derniers cités, Jacobi rassemble les éléments de sa doctrine de la *« foi », qui devait susciter tant de malentendus. Il est vrai que, déjà dans sa polémique avec Mendelssohn, il avait précisé fort nettement que la foi dont il parlait et qu'il considérait comme indispensable à toute forme de connaissance et à toute… Lire la suite
JÉSUS ou JÉSUS-CHRIST

Écrit par :  Joseph DORÉPierre GEOLTRAINJean-Claude MARCADÉ

Dans le chapitre "Les théologies contemporaines"  : …  et du « sens » qu'on peut lui donner. Mais, plus avant, on doit aussi relever ceci : le fait que la *foi chrétienne professe un Dieu-qui-s'est-fait-vrai homme (ou : un homme personnellement uni à Dieu) invite à renoncer à tout jamais à opposer l'un à l'autre un champ du « divin » et un monde de l'« homme ». S'il faut en croire le christianisme, ce n… Lire la suite
JUSTIFICATION

Écrit par :  André DUMAS

Dans le chapitre "Les sources bibliques"  : …  totale. Personne ne peut se justifier devant Dieu. Mais, second fait, « l'homme est justifié par la *foi, sans les œuvres de la loi » (Épître aux Romains, iii, 28), c'est-à-dire l'homme croit que Jésus-Christ lui fait cadeau d'une justice étrangère à sa possession. La foi reconnaît que le salut vient par la grâce et non par… Lire la suite
KIERKEGAARD SØREN (1813-1855)

Écrit par :  Jean BRUN

Dans le chapitre "Les trois « sphères de l'existence »"  : …  qui l'édifie, sans l'instruire comme le ferait un système de dogmes. Car le chevalier de la *foi n'est ni un professeur, ni un théologien, ni un prédicateur, ni un poète : « Le Chevalier de la foi est un témoin, jamais un maître. » Mais – et c'est là qu'on rencontre le pathétique par excellence – qu'est-ce qui permet au chevalier de la foi… Lire la suite
LOISY ALFRED (1857-1940)

Écrit par :  Émile GOICHOT

Dans le chapitre "À la recherche d'une « religion de l'humanité »"  : …  respect qu'elle puisse avoir de sa propre dignité en se soumettant à une réalité qui la dépasse. *C'est donc bien une foi que confesse Loisy, avec ce que ce terme engage de risque personnel, de choix existentiel au-delà de la stricte démonstration logique, en affirmant que « l'Esprit est, au fond, la grande loi du monde et, avec l'Esprit… Lire la suite
LUTHER MARTIN (1483-1546)

Écrit par :  Martin BRECHTPierre BÜHLER

Dans le chapitre "La découverte réformatrice et ses conséquences"  : …  pas autorisé à prescrire ce qui s'oppose à la Bible et à la doctrine de la justification par la *foi, qui en est le centre. C'est bien de cela qu'il s'agissait déjà dans l'audition de Luther par le cardinal Cajétan en octobre 1518 à Augsbourg, phase initiale du procès ecclésiastique désormais engagé contre lui. Luther cependant ne mettait pas… Lire la suite
MARCEL GABRIEL (1889-1973)

Écrit par :  Lucien JERPHAGNON

Dans le chapitre "La foi et la présence aux autres"  : …  submergé par le christianisme », chez ce catholique romain baptisé à quarante ans, c'est dans la *foi au Dieu de l'Évangile que se consomment les mystères de la destinée tragique des hommes, plus d'ailleurs que ne s'y résolvent ses problèmes. Troisième thème, distinct des autres ? Non, dès lors que nos rapports avec Dieu sont à penser, selon… Lire la suite
MÉTHODISME

Écrit par :  Jean BAUBÉROT

Dans le chapitre "Tendances caractéristiques du méthodisme"  : …  de Luther : Dieu nous justifie de sa propre miséricorde par les seuls mérites de son Fils ; *c'est par la foi que nous saisissons cette promesse. Mais, en même temps, Wesley réintégra la notion d'œuvre dans le concept même de foi. Ses adversaires l'accusèrent alors de considérer les œuvres comme un complément indispensable de la foi et non… Lire la suite
MIRACLE

Écrit par :  Henry DUMÉRY

Dans le chapitre "L'histoire sacrée et les « œuvres de Dieu »"  : …  d'un agir historique, d'un agir qui se pense lui-même comme advenir de Dieu, sans trêve ni repos. *Or, il est symptomatique que les témoins de cette foi, ses hérauts ou ses écrivains, appellent « miracles de Dieu » tous les faits du passé ou du présent, qu'ils soient embellis par la légende ou qu'ils aient l'urgence de l'actualité, qu'ils… Lire la suite
MISSIONS

Écrit par :  Jean BAUBÉROTHenry DUMÉRYAntonin-Marcel HENRYAnastasios YANNOULATOS

Dans le chapitre "Le problème de l'apostolat"  : …  qu'on lui tend (cela, plus spécialement, pour les religions dogmatiques). Dans ces conditions,* la profession de foi est aussi un contrôle, et l'appel à la foi devient prélude à recrutement, prétexte à enrôlement. Comment faire pour que la liberté des personnes, l'autonomie du jugement, demeure entière, dans une circonstance où c'est le… Lire la suite
MODERNISME, catholicisme

Écrit par :  Émile POULAT

Dans le chapitre "L'enjeu"  : …  et trompeuse dans l'ordre de l'esprit. Elle évoque un compromis et, ici, pour commencer, les *concessions de la foi à la science. Mais la foi peut-elle rien concéder d'elle-même sans se trahir et sans se laisser entraîner sur une pente dangereuse ? Entre Loisy et ses amis, d'une part, ses adversaires des deux bords, de l'autre, il… Lire la suite
MURDJISME

Écrit par :  Mostafa Ibrahim MORGAN

… *Doctrine islamique qui s'épanouit avec la dynastie umayyade à Damas dans la seconde moitié du iie siècle de l'hégire, le murdjisme qui, d'après certains historiens, aurait dû son apparition à des influences chrétiennes développa un climat de tolérance religieuse grâce auquel la dynastie umayyade, pendant un temps assez court,… Lire la suite
NEWMAN JOHN HENRY (1801-1890)

Écrit par :  Bernard DUPUY

Dans le chapitre "Le tractarien"  : …  Comment exercer son intelligence de façon intégralement religieuse dans les problèmes religieux ? *Newman, répondant à ceux qui affirmaient que seuls les hommes instruits peuvent, au terme d'un long discours, parvenir à affirmer l'existence de Dieu et poser un acte de foi, s'est appliqué, dans les Sermons universitaires, à montrer que… Lire la suite
OCKHAM GUILLAUME D' (1290 env.-env. 1349)

Écrit par :  Maurice de GANDILLACJeannine QUILLET

Dans le chapitre "L'ockhamisme politique"  : …  distinctes, comme en témoigne l'Écriture. D'une manière générale, le problème de la vérité de la *foi ne peut être lié à celui des structures de l'Église, quelles qu'elles soient. Ni le pontife romain ni l'Église romaine ne sont infaillibles. Le concile général ne l'est pas davantage, car l'Écriture ne garantit que l'infaillibilité de l'Église… Lire la suite
ORIGÈNE (185-253/54) & ORIGÉNISME

Écrit par :  Pierre HADOT

Dans le chapitre "Le spirituel et l'intelligence de la foi"  : …  du traité, les spirituels doivent prendre pour point de départ les divers articles de la règle de *foi, tels qu'ils ont été définis par les Apôtres. À partir de là, une double tâche les attend : d'une part, si les vérités de foi ont été pleinement et clairement définies par les Apôtres, les spirituels doivent chercher à en rendre raison, en voyant… Lire la suite
PASCAL BLAISE (1623-1662)

Écrit par :  Dominique DESCOTESFrançois RUSSO

Dans le chapitre "Le projet d'« Apologie »"  : …  raisonnable. Naturellement, cette argumentation se heurte au fait que nul ne peut acquérir la *foi à volonté, puisqu'elle est un don de la grâce divine. Pascal en est bien conscient : dans son esprit, le pari ne s'identifie nullement avec l'acte de foi ; il consiste seulement à comprendre que la recherche est nécessaire, et qu'elle doit… Lire la suite
PÉCHÉ

Écrit par :  Jacques POHIER

Dans le chapitre "Péché et sentiments de culpabilité"  : …  que renvoyer à une question que la foi chrétienne a ses raisons propres de se poser. Puisque sa *foi en la création lui fait voir la sexualité, l'agressivité, l'amour de soi-même, l'existence historique concrète, etc., comme étant le lieu et le résultat d'un vouloir et d'un désir de Dieu sur l'homme, le chrétien trouve sa foi en contradiction… Lire la suite
PIÉTISME

Écrit par :  Jean BAUBÉROT

Dans le chapitre "Le fondateur Philipp Jakob Spener"  : …  de concorde » !), ce qu'il résuma parfois dans cette expression : « la tête dans le cœur » ; *la foi peut sauver même celui qui a une conception déficiente, voire erronée, de son salut. Dans cette perspective, l'Écriture sainte représentait moins un recueil de connaissances dogmatiques qu'une source vivante de la foi. Tandis que les… Lire la suite
POÉSIE DU SENTIMENT RELIGIEUX (XVIe et XVIIe s.)

Écrit par :  Marie-Madeleine FRAGONARD

… *La fréquentation des Écritures, les affrontements de la fin du xvie siècle métamorphosent la notion même de littérature religieuse, en un temps où le religieux représente plus de la moitié des livres édités. Une littérature institutionnelle polémique, didactique, historique prend un essor inouï dans les deux Églises, catholique… Lire la suite
PRÉDESTINATION

Écrit par :  André DUMAS

Dans le chapitre "La théologie contemporaine"  : …  est redevenue un thème majeur sous trois influences : la redécouverte, de Kierkegaard à Nietzsche, *du fait que la foi, si elle doit être foi, ne saurait se confondre avec la bonne volonté, ce nom moderne de la vertu ; la réflexion sur l'histoire du peuple de Dieu ; la compréhension de Dieu comme personne élective, libre et aimante. La Lire la suite
PROSLOGION, Anselme de Cantorbéry

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "La preuve ontologique"  : …  *Le Proslogion, « allocution » sur l'existence de Dieu, prend la suite du Monologion rédigé deux ans plus tôt (1076), « méditation sur la raison de la foi » dont le titre même (littéralement, « soliloque ») marque bien la filiation augustinienne ; ouvrage profondément novateur cependant, en ce qu'il proposait des preuves purement… Lire la suite
RAISON

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "La raison pervertie et la foi"  : …  forces de la raison, si elles ne l'emportaient pas dans chaque cas, étaient toujours suffisantes. *À présent, la lutte est entre la foi et le cœur perverti, ensemble d'intentions et de sentiments qui fait dévier la raison. Les moyens à la disposition de l'homme pécheur ne suffisent pas pour le libérer ; il s'affranchira du mal, qui est radical en… Lire la suite
RÉSURRECTION DU CHRIST

Écrit par :  André PAUL

… *Article central de la confession de foi chrétienne, la résurrection du Christ le demeure aujourd'hui comme elle l'était à l'origine. C'est d'ailleurs sous cette forme que la résurrection de Jésus est attestée pour la première fois dans les documents connus. Il s'agit des énoncés que saint Paul rappelle aux destinataires de sa Ire Épître… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "Science et philosophie de la vie"  : …  de tous bords. Nous pensons d'ordinaire que les progrès de la science ont repoussé les frontières* de la foi, qu'en devenant plus savants nous sommes devenus moins croyants. Mais cette victoire du savoir sur la foi, de l'esprit positif sur l'esprit théologique, comme dirait Comte, est bien fragile. Ce n'est même pas une victoire du tout, car la… Lire la suite
SHOAH LITTÉRATURE DE LA

Écrit par :  Rachel ERTEL

Dans le chapitre "L'impensable objet de pensée : l'essai et l'impresceptible"  : …  descendants par « le deuil impossible » de ces « disparus » qui n'ont laissé ni tombe ni trace. *Tout un courant de la pensée américaine s'interroge sur la possibilité de la foi, en particulier juive, après Auschwitz. Ainsi Emil Fackenheim voit dans sa perpétuation un acte de résistance qui proclame : « Témoins pour Dieu et pour l'homme, même si… Lire la suite
THÉOLOGIE

Écrit par :  Henry DUMÉRYClaude GEFFRÉJacques POULAIN

Dans le chapitre "Un ministère spécifique"  : …  préférable de définir la théologie comme un ministère spécifique à l'intérieur de l'Église. *Elle est l'expression scientifique et réflexive de l'expérience ecclésiale de la foi ; on peut la considérer comme étant la foi in statu scientiae. En tant que fonction sociale au service de toute l'Église, elle ne peut se contenter d'… Lire la suite
THOMAS D'AQUIN saint (1224 ou 1225-1274)

Écrit par :  Marie-Dominique CHENU

Dans le chapitre "La raison théologique"  : …  mesurer l'intensité de cette découverte de la raison, pour discerner les risques que court alors la *foi, il faut les voir en action dans la position du philosophe arabe Averroès (1126-1198), le commentateur par excellence d'Aristote, dont les œuvres pénètrent alors à point dans les écoles parisiennes. Il ne paraît pas qu'on puisse suspecter la… Lire la suite
TILLICH PAUL (1886-1965)

Écrit par :  Jean-Louis KLEIN

Dans le chapitre "Principaux thèmes théologiques"  : …  Le doute qui tient en suspicion les affirmations théologiques n'est que le revers de la *foi qui croit en la vérité comme en un inconditionné. Or, suivant Tillich, cette foi n'existe que comme une saisie de l'homme par l'absolu, par ce qui le concerne d'une façon ultime. « J'ai été saisi, écrit l'auteur, par le paradoxe suivant : celui qui nie… Lire la suite
TRINITÉ

Écrit par :  Hervé SAVON

Dans le chapitre "La victoire de la christologie du Logos"  : …  latin et celle d'Origène dans l'Orient grec assurent la victoire de la christologie du Logos. *Celle-ci s'introduit dans les formules de foi des Églises vers la fin du iiie siècle. On lit dans le symbole de Césarée de Palestine : « Nous croyons en un seul Dieu [...] et en Jésus-Christ, le Logos de Dieu... » En même temps,… Lire la suite
ZWINGLI HULDRYCH (1484-1531)

Écrit par :  Jacques Vincent POLLET

Dans le chapitre "La pensée religieuse de Zwingli"  : …  Dieu en faveur des élus sans contrepartie directe pour les réprouvés (à la différence de Calvin) ; *la foi elle-même s'entend en fonction de l'élection dont elle est le signe. Par là aussi se comprend la critique radicale du libre arbitre et du mérite des œuvres, qui semble s'opposer à la gratuité du salut. Les bonnes œuvres accompagnent… Lire la suite

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