3. Œuvres majeures
Si la présence de la flûte à bec est attestée au sein de formations instrumentales très variées à partir du début du xvie siècle, cet instrument se dote rapidement d'un répertoire de soliste à la période baroque. Parmi les œuvres importantes de cette époque, on citera, de Jean-Sébastien Bach, le Triple Concerto pour flûte, violon, clavecin et cordes, en la mineur, BWV 1044 (vers 1730) ainsi que le Concerto pour clavecin, deux flûtes à bec et cordes, en fa majeur, BWV 1057 (vers 1738), de Georg Philipp Telemann, le Concerto pour flûte à bec, cor et continuo (TWV 42, publié en 1734), les deux Concertos pour flûte à bec, en fa majeur et ut majeur.
De nombreux compositeurs contemporains ont su susciter, dans une écriture moderne, un regain d'intérêt pour la flûte à bec. Parmi les œuvres marquant son renouveau, on citera le Notturno, pour quatre flûtes à bec, d'Edmund Rubbra (1962), Sweet de Louis Andriessen (1964) et Gesti de Luciano Berio (1966), tous deux écrits pour Frans Brüggen, Musiques et variantes de la « Pièce perdue », pour flûte à bec, clarinette, percussions et matériaux divers, de Georges Aperghis (1979).
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