Né le 3 février 1974 à Joinville-le-Pont, le Français Florian Rousseau, digne successeur de Daniel Morelon, s’est forgé l’un des plus beaux palmarès de l’histoire du cyclisme sur piste. Il débute par l'épreuve du kilomètre et est champion du monde de la discipline en 1993 et 1994. Champion olympique sur la même épreuve en 1996 à Atlanta, alors que son principal rival, l'Australien Shane Kelly, a perdu toutes ses chances dès le départ en brisant la fixation de sa pédale gauche, Florian Rousseau
se consacre dès lors à la vitesse. Dès 1996, il est champion du monde. Il confirme son titre en 1997 et en 1998, et se montre le chef de file d'une exceptionnelle génération de pistards français, parmi lesquels Frédéric Magné, Philippe Ermenault, Arnaud Tournant et Félicia Ballanger sont également couronnés champions du monde. En 1999, il connaît son premier échec lors des Championnats du monde de vitesse, battu par son compatriote Laurent Gané.
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Florian Rousseau Le 24 juillet 1996 à Atlanta, le cycliste français Florian Rousseau, leader d'une équipe de France qui domine les épreuves sur piste, devient champion olympique du kilomètre en 1 min 2,712 s. En 2000 à Sydney, il deviendra le premier champion olympique de keirin.
Crédits: Ross Kinnaird / Allsport Consulter
Le 17 septembre 2000 à Sydney, Florian Rousseau, associé à Laurent Gané et Arnaud Tournant, devient champion olympique de vitesse par équipes. Le 20 septembre, épuisé par trois manches d'un duel fratricide avec Laurent Gané en demi-finale du tournoi de vitesse, il est dominé en finale par l'Américain Marty Nothstein. Blessé dans son amour propre, Florian Rousseau réalise un authentique exploit le lendemain : il devient champion olympique de keirin, une discipline qui lui est pourtant peu familière.
En 2004, Florian Rousseau ne parvient pas à gagner sa sélection pour les jeux Olympiques d'Athènes et met un terme à sa carrière sportive. Florian Rousseau fut également cinq fois champion du monde de vitesse par équipes. Il est devenu entraîneur national, poste auquel il a succédé à son maître, Gérard Quintyn, qui l’assista durant toute sa carrière.
Pierre LAGRUE
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