Prêtre romain attaché au service d'un dieu déterminé à l'exclusion de tout autre. D'où il ne suit pas que toutes les divinités honorées à Rome aient eu leur flamine : seuls les dieux de la triade primitive, Jupiter, Mars et Quirinus (flamines majeurs), plus douze dieux secondaires, la plupart du temps fort obscurs (flamines mineurs), avaient reçu ce privilège. Sous l'Empire, on créa dans les provinces des flamines attachés au culte impérial.
Ce sacerdoce est certainement très archaïque. D'une part, les divinités desservies paraissent appartenir à un panthéon fort ancien : il est notable, par exemple, que les deux grandes déesses associées depuis la fin du ~ vie siècle au culte de Jupiter sur le Capitole, Junon et Minerve, n'aient pas de flamine, alors que l'obscure Furina, dont les Romains de l'époque classique ne comprenaient plus la signification, a le sien. D'autre part, le nom masculin flamen constitue une exception en latin qui n'use du suffixe -men que pour former des noms neutres désignant une abstraction. Il se pourrait que ce type de prêtre ait été dit flamen (masculin) parce qu'il représentait une sorte d'incarnation […]
