4. Don de gamètes et d'embryons
• L'insémination artificielle avec sperme de donneur (I.A.D.)
Les demandes de recours à l'I.A.D. peuvent être formulées dans trois circonstances :
– infertilité masculine en raison d'une azoospermie ou d'une oligoasthénotératospermie après échec des A.M.P. intraconjugales ou d'une anéjaculation persistante ;
– risque important de transmission, dans le couple, d'une maladie ou d'une malformation résultant d'un défaut génétique paternel ;
– couples dont le mari est séropositif VIH et l'épouse séronégative et qui souhaitent une grossesse sans risque de transmission du virus à l'enfant.
Les donneurs de sperme sont recrutés selon des modalités variables. En France, ils sont pères d'au moins un enfant et subissent une série d'examens, visant à établir la normalité du sperme, l'absence d'anomalies chromosomiques dans le caryotype, l'absence d'anticorps témoignant de l'existence d'une maladie transmissible par le sperme (sida, hépatite virale, syphilis et cytomégalovirus), l'absence de maladies héréditaires dans la famille. Le sperme n'est utilisé qu'après avoir été conservé pendant six mois, la séronégativité du donneur étant confirmée au terme de ce délai. En France, le don de sperme ne peut se faire qu'au travers d'un centre agréé, le Centre d'étude et de conservation du sperme (C.E.C.O.S.). Chaque année, 2 000 naissances sont obtenues en France par I.A.D.
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