3. Technologies associées
• Cryoconservation des spermatozoïdes et des embryons
La conservation des spermatozoïdes dans l'azote liquide, à la température de – 196 0C, a été mise au point en 1963, celle des embryons préimplantatoires en 1983.
Cryoconservation du sperme
Le sperme est recueilli dans un récipient stérile par masturbation après un délai d'abstinence de trois jours. Après liquéfaction spontanée à la température ambiante, le sperme est dilué dans un milieu cryoprotecteur contenant du jaune d'œuf, du glucose, du citrate de sodium, du glycocolle et des antibiotiques (milieu dit d'Ackerman) ; on y ajoute du glycérol afin d'obtenir une concentration de 7 à 10 p. 100 dans le mélange final. Le sperme est conditionné dans les tubes plastiques (« paillettes ») d'une contenance de 0,25 ml. Un éjaculat de 3,5 ml avec une concentration de 60 × 106 spermatozoïdes par millilitre permet de confectionner vingt-huit paillettes contenant chacune 7,5 millions de spermatozoïdes.
La décongélation consiste à laisser les paillettes se réchauffer pendant quelques minutes à la température ambiante.
La congélation-décongélation entraîne une détérioration des spermatozoïdes. Pour un sperme initialement normal, la détérioration reste dans les limites compatibles avec une conservation du pouvoir fécondant : chute d'environ 50 p. 100 du pourcentage de spermatozoïdes mobiles.
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