Expression à laquelle, dans les Évangiles, Jésus a souvent recours pour se désigner lui-même. Elle intervient en trois contextes différents, selon qu'il s'agit : de l'annonce de la parousie du Fils de l'homme ; de la prédication de sa passion et de sa résurrection ; de la description de certaines situations de sa vie terrestre. Le volume sémantique d'une telle formule (évangélique) est donc immense. Les avis divergent à propos de ses sources, de son authenticité et de sa signification. D'aucuns imputent à Jésus l'ensemble des paroles où « Fils de l'homme » apparaît ; pour d'autres, elles seraient toutes le produit d'une élaboration christologique par l'Église primitive ; certains attribuent à Jésus telle ou telle catégorie seulement. Aussi la bibliographie sur le sujet est-elle très étendue.
« Fils de l'homme » est la traduction littérale du grec uios tou anthrôpou, décalque de l'araméen bar nasha, mots employés au temps de Jésus comme substitut linguistique pour « être humain » ou « homme », pour les pronoms indéfinis « quelqu'un » ou « on », et pour « je ». Malgré son usure dans la langue courante, cette circonlocution avait-elle une disponibilité suffi […]
