2. La loase
La filariose à Loa loa, ou loase, sévit uniquement dans la partie occidentale de l'Afrique intertropicale, des rives du golfe de Guinée aux grands lacs africains.
Les filaires adultes, longues de quelques centimètres, occupent le tissu conjonctif où elles se déplacent constamment, tandis que les embryons envahissent de jour la circulation sanguine.
Des taons très agressifs, les Chrysops, à activité diurne, transmettent le parasite lors de leur piqûre. En région d'endémie, en particulier autour des points d'eau où ils abondent, il est presque impossible d'éviter d'être piqué.
Parasitose réputée bénigne, mais tenace, la loase reste souvent cliniquement muette, sinon, après une incubation de plusieurs mois, elle s'exprime par trois sortes de troubles de nature allergique :
– le passage des vers sous la peau fait apparaître un fin cordon rosé et mobile, d'habitude à peine douloureux ;
– les œdèmes dits de Calabar, qui sont des tuméfactions localisées et éphémères de la peau, en particulier celle du dos des mains, souvent très prurigineuses et provoquant une sensation très pénible de brûlure ;
– enfin, la reptation du ver sous la conjonctive de l'œil constitue l'accident le plus spectaculaire de la maladie ; cette migration s'effectue très rapidement ; aussi l'extirpation du ver au passage est loin d'être aisée.
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