3. La structure de la feuille
• Cas général
Une coupe transversale pratiquée dans une feuille aérienne typique de végétaux vasculaires (Ptéridophytes et Spermaphytes), selon un plan perpendiculaire à la nervure principale, révèle de grandes différences entre la lame et cette nervure, la structure de la première étant particulière à la feuille, alors que la structure de la seconde rappelle celle de la tige.
Limitée par deux épidermes, la lame est constituée dans sa quasi-totalité de deux parenchymes chlorophylliens sièges de la phytosynthèse, l'un palissadique sous l'épiderme supérieur, l'autre lacuneux sous l'épiderme inférieur et dont les lacunes réalisent une atmosphère interne communiquant avec l'air ambiant par des stomates. Si les feuilles sont dressées, ces deux parenchymes ne sont plus nettement différenciés, les lacunes sont moins abondantes et les stomates répartis sur les deux épidermes. Dans tous les cas, les parenchymes chlorophylliens sont parcourus de fines nervures.
Si toutes les nervures comportent des tissus conducteurs (le phloème et le xylème), ceux-ci prennent une importance toute particulière au niveau de la nervure principale, tant par le volume qu'ils occupent que par le fait qu'aux formations primaires s'ajoutent souvent des formations secondaires grâce au fonctionnement d'un cambium libéro-ligneux, alors que les nervures latérales ne comportent que du phloème et du xylème primaires. D'autre part, des tissus de soutien (collenchyme et sclérenchyme) complètent la structure de la nervure principale.
La symétrie bilatérale révélée par la forme générale de la feuille et la disposition de ses différentes parties est tout aussi nette au niveau des structures foliaires. En effet, bien que la distribution des tissus conducteurs soit similaire dans la nervure principale et dans la tige (faisceaux cribo-vasculaires avec disposition superposée du xylème et du phloème), elle se fait dans la première suivant […]
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