3. Facteurs techniques
Les facteurs naturels soumis, plus ou moins, à la maîtrise de l'homme sont donc de plus en plus nombreux et se rapportent soit au milieu écologique dans lequel la culture est placée, soit à la plante cultivée elle-même.
• Milieu écologique
L'état chimique du sol est en général aisément modifiable, surtout lorsqu'il s'agit de corriger des déficiences en éléments nutritifs. Par l'emploi judicieux des engrais, on parvient à une augmentation de la fertilité si sensible que le langage courant lui a consacré le terme de fertilisation et que les substances nutritives apportées par les engrais sont qualifiées d'éléments fertilisants.
Par contre, l'agriculteur est pratiquement impuissant face à certains caractères chimiques tels que l'excès de calcaire.
Sur les caractères physiques du sol, l'homme ne peut efficacement intervenir qu'en surface et, d'une manière limitée, au niveau du proche sous-sol. Il le fait surtout en pratiquant des façons culturales destinées à améliorer ou à entretenir la structure du sol.
L'état biologique du sol est également soumis à l'influence humaine par la quantité et la nature des résidus et restitutions organiques. La matière organique du sol, notamment sa fraction humifiée, exerce des effets multiples et interdépendants aussi bien sur les propriétés chimiques et physiques que biologiques, d'où l'attention particulière que l'agriculteur doit accorder à l'état biologique de ses terres.
Enfin, par la lutte contre les mauvaises herbes, l'homme est capable de réduire ou de supprimer directement la concurrence pour la lumière subie par l'espèce cultivée, et indirectement celle pour l'eau et les substances nutritives.
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