2. Facteurs fonciers
Les facteurs fonciers sont de deux ordres. Les uns relèvent du climat. Il s'agit d'abord de la radiation globale qui procure aux plantes l'énergie lumineuse dont elles ont besoin et qui varie avec la latitude, l'altitude, l'exposition ; ensuite, d'autres facteurs atmosphériques, tels que le taux de gaz carbonique, le degré hygrométrique, les vents, la température, qui commandent les échanges gazeux de la plante et finalement son métabolisme (photosynthèse, transpiration, absorption hydrique et minérale) ; enfin, la pluviosité, considérée dans sa répartition saisonnière plus encore que dans son volume annuel.
Ces facteurs sont, en effet, pour la plupart difficilement maîtrisables par l'homme, qui n'en tente pas moins, çà et là en plein champ, des actions limitées : réchauffement de l'atmosphère dans la lutte contre le gel des cultures fruitières ou maraîchères ; installation de brise-vent pour réduire le pouvoir évaporant et réaliser ainsi une économie dans la consommation d'eau ; nébulisations hydriques à haute fréquence tentées dans le même but (en ex-U.R.S.S.) sur des cultures à revenu brut élevé (thé). Seule l'irrigation, qui occupe une position charnière déjà évoquée entre les facteurs fonciers et les facteurs techniques, constitue une pratique confirmée depuis les âges les plus reculés de l'agriculture, notamment sur le Croissant fertile, en Chine et en Europe occidentale.
En revanche, sur certains espaces, encore très limités il est vrai, l'homme est parvenu à maîtriser à peu près complètement ces facteurs atmosphériques, en construisant des serres chauffées dont on peut dire qu'elles représentent le maximum de « fertilité climatique », bien que cette terminologie ne soit guère usitée.
Les autres facteurs fonciers relèvent du sol, ou plutôt du profil pédologique, c'est-à-dire de l'ensemble sol et substratum. Il s'agit, en premier lieu, du volume exploitable par les racines, avec ses qualités intrinsèques de capacité pour l'air et pour l'eau qui conditio […]
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