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EISENSTEIN FERDINAND GOTTHOLD MAX (1823-1852)

Mathématicien allemand, né et mort à Berlin. Théoricien des nombres, fortement influencé par Gauss, Eisenstein trouva la source de son inspiration dans le calcul algorithmique et les formules. De constitution fragile, sombrant jeune dans une mélancolie pathologique, il avait comme mathématicien une puissance de production inouïe.

De 1833 à 1837, Eisenstein résidait à l'académie Cauer à Berlin-Charlottenburg, réputée par sa discipline quasi militaire, puis de 1837 à 1842 il fréquentait successivement les gymnases berlinois Friedrich-Wilhelm et Friedrich Werder. Parallèlement il suivit des cours de Dirichlet à l'université et, encouragé par le mathématicien K. Schellbach, il étudia les œuvres d'Euler, Lagrange et Gauss. Avant la fin de sa scolarité, Eisenstein accompagna sa mère en Angleterre et en Irlande, où son père s'était établi. Il emporta les Disquisitiones arithmeticae de Gauss, y entama ses propres recherches sur les formes du troisième degré et sur la théorie des fonctions elliptiques et fit, à Dublin, la connaissance de W. R. Hamilton. De retour à Berlin, en 1843, Eisenstein passa son examen de fin d'études secondaires et s'inscrivit à l'université de Berlin. Il présenta à l'Académie des sciences un premier travail, que Crelle publia dans un journal, sur les formes cubiques à deux variables. Crelle introduisit le jeune Eisenstein auprès d'A. von Humboldt, qui lui manifesta le plus vif intérêt, le prit sous son amicale protection, s'employant à lui procurer un soutien financier. C'est muni d'une chaleureuse recommandation de Humboldt que, en 1844, Eisenstein, rendit visite à Gauss à Göttingen, qui le reçut très aimablement. Eisenstein obtint, en 1845, un doctorat honoraire de l'université de Breslau. En 1847, il fut habilité à enseigner et il fit comme privatdozent des cours sur la théorie des fonctions elliptiques, que Riemann suivit pendant le semestre d'été. F. Klein fait état de discussions qu'Eisenstein aurait eues avec Riemann sur l'introduction des grandeurs  […]

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NOMBRES (THÉORIE DES) - Nombres algébriques

Écrit par :  Christian HOUZEL

Dans le chapitre "Réciprocité biquadratique"  : …  mod p) a une solution. La loi de réciprocité énoncée par Gauss (et démontrée par Jacobi et *Eisenstein) s'énonce alors : si p et q sont des nombres premiers de Gauss non associés à 1 − i, on a : La démonstration de Jacobi (1836) utilise des « sommes de Jacobi », intimement liées à certaines sommes de Gauss ;… Lire la suite

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