Fils d'instituteur et détestant son métier (le commerce), Ferdinand Freiligrath commence par écrire des Poèmes exotiques (Gedichte, 1838). En 1841, il écrit un poème intitulé D'Espagne (Aus Spanien) : « Le poète se situe dans un observatoire bien plus élevé que les créneaux d'un parti. » Freiligrath, cependant, va être saisi par la révolte et, dans un recueil intitulé Profession de foi (Ein Glaubensbekenntnis, 1844), il attaque la justice et la censure prussiennes avec une fougue qui lui vaut à la fois la gloire et l'exil, et l'œuvre est interdite. Freiligrath, à Bruxelles, fait la connaissance de Marx, dont il devient le collaborateur à la Nouvelle Gazette rhénane. Il adhère à la Ligue des communistes et publie un recueil de chants révolutionnaires : Ça ira (1846). Engels fait l'éloge de la ballade D'en bas (Von unten auf), qui servira de modèle au réalisme socialiste. On y assiste au dialogue entre le chauffeur d'un paquebot et le roi de Prusse. Et le chauffeur prolétaire de crier à la face du roi : « Nous sommes la force et, à coups de marteau, nous détruisons l'État vermoulu... » Les po […]
