Né à Montréal, orphelin de père à six ans, il est emmené par sa mère à Paris, puis en Hollande. On manque de précisions sur ses études supérieures. Mais on sait comment Félix d'Hérelle s'est orienté, par hasard, vers la microbiologie, en apprenant qu'une place de chef de laboratoire était vacante à l'hôpital général de Guatemala. Ayant obtenu ce poste, il met à profit la longue durée du trajet pour s'initier à une science qui ne devait pas lui être familière. Poussé par le goût des voyages, il parcourt l'Amérique centrale et le Mexique, travaillant dans divers laboratoires sans réussir à se fixer. Dans ce dernier pays, il découvre un coccobacille dans l'intestin de sauterelles mortes de diarrhée. Il s'efforcera plus tard, en vain, d'utiliser ce germe pour une lutte biologique contre les invasions dévastatrices des récoltes par ces acridiens. Dès ce moment, l'observation attentive des trous arrondis qui se forment, en apparence spontanément, dans les cultures du coccobacille sur milieu solide le mettra sur la voie du phénomène qui le passionnera jusqu'à son dernier jour, la bactériophagie. Après d'autres pérégrinations, il est engagé, en 1908, comme assistant au service Delezenne […]
