Descendant d'une longue lignée de militaires et neveu du général Erich von Falkenhayn, le maréchal Fedor von Bock incarnait l'officier prussien mieux qu'aucun autre. Monarchiste ardent et ami du Kronprinz, il va pourtant se rallier rapidement à Hitler. Celui-ci lui confie en 1938 le commandement des troupes qui vont envahir l'Autriche. L'année suivante, il s'illustre dans la campagne de Pologne à la tête du groupe d'armées B (IVe armée de von Kluge et IIIe armée de von Küchler). En mai 1940, toujours commandant le groupe d'armées B, il conquiert la Hollande (XVIIIe armée), force le canal Albert, passe sur le ventre des Belges et parvient à chasser sur Dunkerque la VIIe armée française et le corps expéditionnaire britannique. En juin, ses blindés enfoncent le front de Champagne. Le 14 juin, place de la Concorde à Paris, il reçoit des mains du général Dentz la reddition de la capitale française. Il est promu maréchal en juillet 1940.
À la veille de l'attaque de l'U.R.S.S., von Bock dirige le groupe d'armées du Centre, doté de 49 divisions, dont 9 panzer (1 770 chars). Ce sont bientôt les victoires de Minsk, de Vitebsk, de Smolensk, […]
