Fils aîné de Nikita Romanovitch Romanov, neveu par alliance d'Ivan le Terrible et cousin de Fedor Ier, dernier tsar de la maison de Riourik. En haine des Romanov, Boris Godounov l'enlève à sa femme et à son jeune fils Michel pour le faire moine. Fedor Romanov prend alors le nom de Philarète (1598). Il subit le contrecoup du temps des Troubles. Le premier faux Dmitri (1605-1606) le nomme métropolite de Rostov ; le second l'a quelque temps comme partisan (1608). En 1610, on l'envoie en ambassade à Sigismond de Pologne, qui le retient en captivité jusqu'en 1619. À ce moment, son fils Michel est tsar depuis six ans. Dans l'Église comme dans l'État, jusqu'à sa mort, le pouvoir, c'est désormais lui, à l'exclusion du conseil des boyards qu'il tient en lisière.
Le politique s'emploie aussitôt à restaurer les finances en réformant l'assiette et le recouvrement de l'impôt. Il détend la sujétion des paysans envers les propriétaires (1630). Dans tous les ordres, il s'adresse à l'étranger pour amener la prospérité : aux Néerlandais pour l'industrie et le commerce ; aux Anglais pour l'encadrement de l'armée et l'équipement médical. Il encourage la colonisation de la Sibérie e […]
