1. Auteur
La période 1829-1839 correspond pour Schumann à ses longues fiançailles avec Clara Wieck et à une production d'œuvres pour piano influencées par Jean Paul (Papillons, Intermezzi, Impromptus, Carnaval...) et par l'univers fantastique de Hoffmann (Davidsbündlertänze, Phantasiestücke, Kreisleriana...). L'année 1840, où il épouse enfin Clara, est consacrée à la composition de la plupart de ses lieder (Liederkreis, Frauenliebe und -leben, Dichterliebe...). Mais la folie guette, qui l'emportera. Schumann entreprend alors la conquête des grandes formes : symphonie, concerto, musique de chambre, ouvrages dramatiques.
2. Genre - Fantaisie
La fantaisie désigne une œuvre musicale, presque toujours instrumentale, dont la structure est libre et proche de l'improvisation. Ce «genre», peu éloigné à l'origine du ricercare ou de la toccata, connaît son âge d'or au XVIIe siècle. Les compositeurs romantiques recourent à la fantaisie afin de s'affranchir des structures, jugées trop contraignantes, léguées par le classicisme ; ils emploient d'ailleurs ce terme pour désigner une sonate non conforme aux critères établis. Saint-Saëns, Debussy, Fauré et même Schönberg (Phantasy pour violon et piano, 1949) écriront des fantaisies pour des ensembles divers.
3. Forme - Fantaisie pour piano
Le piano devient au XIXe siècle l'instrument privilégié de la fantaisie, avec Schubert (Wanderer-Fantasie, 1822), Mendelssohn-Bartholdi (Fantaisie en fa dièse mineur, 1833), Chopin (Fantaisie en fa mineur, 1841), Brahms (Fantaisies op. 116, 1892) mais aussi Wagner (Fantaisie en fa dièse mineur, 1831). La Fantaisie en ut majeur de Schumann figure, avec les ultimes sonates de Beethoven et la Sonate pour piano en si mineur de Liszt, parmi les monuments de la littérature pianistique du XIXe siècle[…]
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