La voix cristalline de soprano léger de Fanely Revoil s'adaptait merveilleusement à l'opérette et à l'opéra-comique, genres dont cette cantatrice française fut l'une des étoiles.
Originaire de Marseille, où elle naît le 25 septembre 1906 (par coquetterie, elle devait par la suite se rajeunir de quatre ans), elle y commence ses études musicales au conservatoire avant de « monter » à Paris, où elle étudie le chant avec la soprano française Germaine Martinelli. Elle débute sur scène à Nîmes et à Mulhouse, au début des années 1930, avant de triompher à l'Opéra-Comique dans des ouvrages comme Le Testament de tante Caroline d'Albert Roussel, qu'elle crée en 1936, dans le rôle de Lucine, L'Étoile d'Emmanuel Chabrier (1941), Véronique d'André Messager, Ciboulettede Reynaldo Hahn ou Fragonard de Gabriel Pierné (1946), ces deux derniers à l'occasion de leur entrée au répertoire de la salle Favart. Au Châtelet, elle redore le blason de l'opérette, un genre alors en mal de renouveau : elle crée en 1948 La Maréchale Sans-Gêne de Pierre-Petit, qu'elle jouera plus de trois cents fois ; on la retrouve ensuite dans Rose Marie […]
