4. Détergents
C'est dans les années 1960 qu'est apparue la première protéase d'origine bactérienne dans les lessives. La recherche s'est ensuite orientée vers d'autres types de protéases, mais également de lipases (pour les taches dues aux huiles et aux graisses), d'amylases (nettoyage des taches produites par les aliments amylacés), de cellulases (enzymes permettant de raviver et d'assouplir les tissus en coton en digérant les parties endommagées des fibres textiles) pouvant être incluses dans des formulations de pH supérieur à 9 destinées aux lavages à basse température.
L'introduction d'enzymes dans les détergents présente de nombreuses contraintes techniques, telles que le pH et la force ionique, ainsi que la présence de produits tensio-actifs. On citera aussi l'utilisation croissante de lessives domestiques liquides dans lesquelles la stabilité des enzymes est moindre que dans les lessives en poudre. L'isolement de « nouveaux » micro-organismes extrémophiles (psychrophiles et alcaliphiles) et/ou l'utilisation des techniques de l'ingénierie des protéines (DNA shuffling) permettent d'adapter les caractéristiques des enzymes aux conditions de lavage et par conséquent d'optimiser les procédés. Ainsi, en mai 1997, une extrémozyme, la cellulase 103, découverte dans un lac salé et qui présente une activité catalytique très efficace sur le nettoyage des vêtements à un pH de 10, voire supérieur à 10, a été mise sur le marché.
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