L'opposition entre caractère extraverti et caractère introverti est due à C. G. Jung (dans Sur les conflits de l'âme infantile, 1910, et surtout dans Types psychologiques, 1920), qui voulait concilier ainsi les positions de Freud et celles d'Adler. « Chez Adler, écrit Jung en 1928, l'accent porte sur un sujet qui se met en sûreté et qui cherche la suprématie vis-à-vis de n'importe quel objet ; chez Freud, au contraire, l'accent porte entièrement sur les objets qui, suivant leurs propriétés définies, sont favorables ou contraires aux convoitises du sujet. »
L'extraversion est alors conçue comme la condition dans laquelle l'objet a une plus haute valeur que le sujet, et l'introversion comme celle dans laquelle le sujet a un plus haut niveau de valeur que l'objet. Il s'agit ainsi de deux pôles de la relation de la personne, vers lesquels chacun tend plus ou moins, et par conséquent de deux types de caractère. Il s'agit d'un type d'adaptation de l'humanité à la nature : l'extraversion est une attaque, visant à l'accroissement de la fécondité de l'objet, ce qui s'accompagne d'une moindre défense de l'individu ; l'introversion est une défense du sujet, corrélat […]
