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EXCITABILITÉ

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2.  L'excitation nerveuse

Les potentiels de réception nés dans les capteurs sensoriels deviennent des potentiels générateurs qui engendrent dans les nerfs, si le seuil est dépassé, despotentiels d'action. Ceux-ci se propagent parce que l'excitation se transmet de proche en proche en vertu de leur action stimulatrice sur les segments non encore excités : tel est le principe de la conduction de l'influx nerveux. Dans les ganglions et dans les centres, là où les neurones entrent en contact et forment ce qu'on appelle des «  synapses », c'est le plus souvent un agent chimique spécifique de chaque type de synapses (un « médiateur ») qui transmet l'excitation. Dans d'autres cas, celle-ci se transmet par voie électrique. Enfin, l'excitation qui anime les muscles, les glandes et autres effecteurs y est normalement apportée par voie chimique : soit par les médiateurs produits aux jonctions neuro-effectrices, soit par des hormones amenées par la circulation. Aux synapses comme aux jonctions, la cinétique des processus d'excitation est, par définition, représentée dans le décours des potentiels synaptiques d'excitation et des potentiels de jonction.

Sous-jacent à ces phénomènes électriques dont les forces électromotrices sont d'origine ionique (les ions Na+, Ket Clétant prédominants), un métabolisme chimique complexe fournit l'énergie. Le cycle de l'ATP (adénosine triphosphate) joue à cet égard le rôle principal. Le tissu nerveux excité respire davantage, consomme davantage de glucides et de phospholipides, et exploite tout un équipement enzymatique pour fabriquer et utiliser ses médiateurs.

À côté de ses aspects moléculaires, qui renseignent sur la nature des processus d'excitation et l'origine de leurs signes, le phénomène excitation lui-même a des aspects fonctionnels (cf. systèmenerveux).

Ces aspects fonctionnels sont essentiellement d'ordre cybernétique, dans la mesure où l'excitation est le moyen qu'utilise la nature pour capter, transmettre et traiter l'information et pour l'ut […]

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DÉPOLARISATION

Écrit par :  Didier LAVERGNE

… *Phénomène créé par l'ouverture, sous l'effet du voltage ou sous l'effet d'un neuromédiateur, des canaux ioniques servant au passage du sodium dans les membranes cellulaires, ce qui décharge la surface extérieure de celles-ci, positivement chargée au repos. Le déclenchement de cette décharge, induit par un stimulus d'intensité… Lire la suite
DÉRIVÉES PARTIELLES (ÉQUATIONS AUX) - Équations non linéaires

Écrit par :  Claude BARDOS

Dans le chapitre "Les équations de réaction-diffusion"  : …  Hodgkin et Huxley observèrent les phénomènes suivants :

a) il existe un seuil d'*excitation : toute excitation inférieure à ce seuil ne produit pas de phénomène visible ;

b) au-dessus du seuil d'excitation, on obtient un signal qui a une forme constante et se propage à vitesse constante. Hodgkin et Huxley ont… Lire la suite
ÉLECTROPHYSIOLOGIE

Écrit par :  Max DONDEYJean DUMOULINAlfred FESSARDPaul LAGETJean LENÈGRE

Dans le chapitre "Électrologie médicale : électrodiagnostic et électrothéraphie"  : …  la courbe des voltages liminaires par décharge de condensateur (1892), P. Weiss énonce la loi de l'*excitation électrique des nerfs et des muscles (1902). L. Lapicque définit la chronaxie (1909) et Bourguignon l'applique chez l'homme. En 1917, Einstein décrit la théorie du laser qui ne sera utilisé que cinquante ans plus tard. Adrian, la même année… Lire la suite
ÉMOTION

Écrit par :  Paul FRAISSE

Dans le chapitre "Les centres nerveux de l'émotion"  : …  L'origine de toute émotion est une perception qui correspond à l'élaboration corticale d'une *excitation. La perception va agir par des voies associatives sur les deux étages des réactions émotives qui reçoivent ainsi directement des excitations indifférenciées. On sait que l'on peut déclencher des émotions simplement par les jeux de l'… Lire la suite
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Dans le chapitre " Neurosciences"  : …  du xixe siècle, les physiologistes ne voyaient l'action nerveuse qu'en termes d'*excitation. C'est alors qu'un certain nombre d'observations nouvelles vinrent suggérer, puis démontrer, l'existence d'actions en sens opposé. Les plus précises furent initialement réalisées dans le domaine des effets périphériques. Ainsi… Lire la suite
INSTINCT

Écrit par :  Georges THINÈS

Dans le chapitre "Rôle du contexte neurosensoriel"  : …  ou une série de stimuli, agissant de façon convergente par sommation hétérogène, fournissent une *excitation spécifique supérieure au seuil. Si ce dernier est inférieur au maximum, une partie de la situation stimulante suffira pour activer le système, quelles que soient les composantes partielles intervenant à ce moment. Baerends a pu l'établir à… Lire la suite
LAPICQUE LOUIS (1866-1952)

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… *Physiologiste français qui, par ses travaux sur le système nerveux, a largement contribué au développement de la neurologie. Fils d'un vétérinaire d'Épinal, il étudie au collège de cette ville, puis à Paris. Docteur en médecine (1895), docteur ès science (1897), il devient préparateur puis chef de clinique à la faculté de médecine de Paris et… Lire la suite
MUSCLES

Écrit par :  Jean RAIMBAULTBernard SWYNGHEDAUW

Dans le chapitre "Le couplage excitation électrique-contraction"  : …  troponines, I (inhibitrice), empêche, probablement stériquement, la liaison myosine-actine. Lors de* l'excitation, le [Ca]i nouveau venu se fixe sur des sites spécifiques de la troponine C (liant le calcium), ce qui lève l'inhibition et permet le lien physique entre les deux filaments. Incapables à elles seules de contrôler tout… Lire la suite
MYOCARDE

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Dans le chapitre "Activité électrique cellulaire"  : …  telle pente de dépolarisation diastolique est l'indice de la proximité d'un centre d'automatisme. On* admet que les phénomènes électriques cardiaques sont, comme ceux des autres tissus excitables, la conséquence de variations de perméabilités (ou de conductances) passives pour différents ions ; elles entraînent, du fait de l'existence de gradients… Lire la suite
NERVEUX (SYSTÈME) - Neurogenèse et évolution

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NERVEUX (SYSTÈME) - Neurobiologie

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Dans le chapitre "Propriétés électriques du neurone (rappel)"  : …  unique, plus long que les dendrites, également ramifié et dont les regroupements forment les nerfs. *L'axone est électriquement excitable, de façon à déterminer des potentiels d'action. Une fois le seuil atteint, un (ou plusieurs) potentiel d'action est émis, qui se propage sans diminution d'amplitude jusqu'au bout de l'axone. Les dendrites et le… Lire la suite
PAVLOV IVAN PETROVITCH (1849-1936)

Écrit par :  Jean-François RICHARD

Dans le chapitre "Une nouvelle approche de la vie psychique"  : …  des glandes salivaires non seulement est mise en jeu quand il y a contact direct entre les *excitants alimentaires et les zones sensibles de la bouche ou du tube digestif, mais qu'elle est également déclenchée à distance par ces excitants ou même par des phénomènes qui ne se trouvent liés qu'accidentellement à ces derniers (des signaux),… Lire la suite
PSYCHOPHYSIQUE

Écrit par :  Jean-François RICHARD

Dans le chapitre "La psychophysique de l'estimation directe des sensations "  : …  Les dimensions pour lesquelles les différences perçues comportent un changement du siège de l'*excitation au niveau physiologique (comme la hauteur d'un son, la tonalité chromatique) obéiraient au postulat de Fechner : les échelons différentiels sont subjectivement égaux et la sensation est une fonction logarithmique de l'excitation. Les… Lire la suite
SEUIL, physiologie

Écrit par :  Didier LAVERGNE

… *C'est la valeur de l'intensité d'un excitant en dessous de laquelle il cesse d'être efficace. Un stimulus d'intensité inférieure au seuil est dit infraliminaire. Lorsque le stimulus a une intensité supérieure à celle du seuil, il est dit supraliminaire. Un stimulus est liminaire lorsqu'il a la valeur seuil. Lire la suite
SPASMOPHILIE

Écrit par :  Roland SIMONIN

… *La spasmophilie, décrite essentiellement par les auteurs français (Klotz), est un syndrome clinique fait de crises soit majeures (attaques de tétanie) soit mineures (palpitations, malaises, pertes de connaissance plus ou moins complètes, douleurs épigastriques, crampes musculaires à l'effort), le tout atteignant trois femmes pour un homme et se… Lire la suite
TOUT OU RIEN LOI DU

Écrit par :  Didier LAVERGNE

… *Ce phénomène propre aux fibres nerveuses et aux fibres musculaires striées prises isolément est lié aux caractéristiques des membranes excitables dont ces cellules sont entourées. Lorsqu'un stimulus dépasse une valeur minimale appelée seuil d'excitation, la membrane subit une dépolarisation locale entraînant le passage brutal du… Lire la suite
VISION - Neurophysiologie visuelle

Écrit par :  Jean BULLIER

Dans le chapitre "Réponses on et off et interactions entre centre et pourtour"  : …  un cône à une cellule ganglionnaire de type bêta dans la partie fovéale de la rétine (fig. 5). *Le cône possède deux types de synapses avec deux types de cellules bipolaires : les synapses excitatrices (ou plus exactement des synapses qui maintiennent le signe de la modification du potentiel de membrane ; signe + sur la figure 5) font… Lire la suite

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