3. Organisation politique et religieuse
Au début du siècle, les Éwé étaient subdivisés en plus de cent vingt sous-tribus indépendantes, à base territoriale (du ou duko). La capitale était le fiadu ou village du chef (fia ou fio), choisi par les anciens dans le lignage royal qui était plus ancien que les autres. Le principe patrilinéaire a donc un rôle important dans la segmentation politique. Le rituel royal ressemble à celui des Ashanti. Le système fonctionne encore aujourd'hui, mais la base territoriale est moins précise qu'autrefois.
La religion éwé revêt trois aspects : d'abord le culte de Mamwu, dieu suprême créateur, habituellement associé au ciel, et qui a ses prêtres attitrés ; ensuite le culte des esprits trowo, créés par Mamwu et intermédiaires entre lui et les hommes dans toutes les circonstances de la vie (on en a dénombré plus de cent cinquante, dont certains sont plus spécialement attachés au lignage ou à la sous-tribu) ; enfin, les Éwé pratiquent le culte des ancêtres.
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