4. Systématique
Les Euglénophycées contiennent de la chlorophylle b et appartiennent avec les Volvocales au groupe des Chlorophytes défini par Christensen. Mais la morphologie hélicoïdale et de nombreux caractères cytologiques, en particulier la structure pelliculaire, la structure de la cinétide (zone de transition), l'organisation du complexe goulot-réservoir-vacuole pulsatile, les séparent des Volvocales et des autres Algues inférieures.
Bien qu'on les ait pendant longtemps rapprochées des Dinophycées, Cryptophycées, Chloromonadophycées, on pense maintenant que les Euglénophycées constituent une classe isolée, ayant évolué vers l'hétérotrophie et la phagotrophie. Il y a au moins 1 500 espèces qui se répartissent entre les Euglenina, à affinités végétales, plastidiées ou non, mais ne possédant jamais d'organe pharyngien, et les Peranemina, à affinités animales, jamais plastidiées et toujours pourvues d'un organe pharyngien.
Suivant la morphologie des flagelles les Euglenina se subdivisent en quatre familles :
– les Euglenomorphidae, à quatre flagelles égaux ;
– les Eutreptiidae, à deux flagelles égaux sortant du goulot ;
– les Distigmidae, à deux flagelles inégaux sortant du goulot ;
– les Euglenidae, à deux flagelles inégaux, un seul sortant du goulot ; elles peuvent être fusiformes (Euglena), cordiformes (Phacus), logées dans une coque sécrétée par la cellule (Trachelomonas), ou bien fixées par un pédoncule sécrété par la cellule (Colacium) ; de nombreux représentants sont aplastidiés : Astasia, Hyalophacus, Menoidium, etc.
Les Peranemina comprennent :
– les Peranemidae, à deux longs flagelles, dont un récurrent, à appareil pharyngien de plus en plus complexe chez Peranema, Anisonema, Entosiphon ;
– Les Petalomonadidae, à deux flagelles, dont un seul émerge du goulot, et à appareil pharyngien peu développé (Petalomonas à cellule aplatie ; Calycimonas à section circulaire) ;
– les Scytomonadidae à un seul flagelle (ex. Scytomonas).
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