2. Principaux caractères cytologiques des euglènes
• La pellicule
En coupe transversale, elle présente une structure en dents de scie, c'est-à-dire une succession de plis et de sillons qui correspondent aux stries visibles sur l'espèce vivante. Ces figures montrent que la pellicule est un assemblage d'un certain nombre de rubans, ou bandes cuticulaires, disposés selon une hélice plus ou moins serrée. Ils sont toujours constitués des mêmes éléments, mais leur taille, leur nombre et leur profil peuvent varier selon les espèces. Chaque bande cuticulaire est formée par :
– une membrane cytoplasmique continue ;
– une strate protéique interne, d'épaisseur très variable, interrompue au niveau de chaque interbande et pouvant former un bourrelet antérieur et des prolongements transversaux plus développés chez certaines espèces ;
– des vésicules et saccules d'origine ergastoplasmique ;
– des microtubules protéiques longitudinaux, de 25 nm de diamètre, en nombre variable, mais toujours groupés en certains points définis ;
– des microfibrilles transversales réunissant les différentes bandes et les deux bords d'une même bande.
Il y a N/2 bandes cuticulaires à la base du goulot, N à partir du bord distal du goulot, puis N/2, N/4 vers la pointe terminale. Chez E. viridis, le nombre N est égal à 40. Le nombre, le profil et la structure des bandes cuticulaires conditionnent la morphologie cellulaire et l'intensité de la métabolie. Chez certaines espèces, les bandes sont aplaties et la cuticule paraît lisse (ex. Scytomonas). Chez d'autres, les sillons sont très larges (aspect cannelé d'Entosiphon). Dans d'autres cas, les plis peuvent être au contraire très aigus, et les bandes cuticulaires dessinent alors de véritables crêtes à la surface de la pellicule (divers Phacus ou Petalomonas).
Diverses formations internes ou externes suivent le trajet des bandes cuticulaires :
– du côté interne, on trouve les corps mucifères, vésic […]
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