Ingénieur hydrologue, Belgrand effectue à Avallon des travaux remarqués par Haussmann, alors préfet de l'Yonne. Ce dernier, nommé à Paris, se souviendra de Belgrand lorsqu'il faudra transformer l'équipement hydraulique de la capitale (1854). Les Parisiens ne consomment alors que les eaux de la Seine et de l'Ourcq, déjà insuffisantes et polluées. Deux aqueducs, construits par Belgrand, détournent à leur source les eaux de la Dhuis et de la Vanne, amenées respectivement à Ménilmontant et à Montsouris. À partir de ces buttes, hautes de 103 et 80 mètres, l'eau est aisément distribuée jusque dans les immeubles de plusieurs étages. Cette eau potable sera réservée, après refonte du système des canalisations, aux seuls usages domestiques. Dans le même temps, le réseau des égouts parisiens est modifié en fonction des agrandissements de la ville : collecteurs débouchant extra muros et quatre cents kilomètres supplémentaires de conduites souterraines. Signalons que Belgrand est également l'auteur de nombreuses publications savantes.
Jacques MÉRAND
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