Comme la domestication du cheval et le dressage du cheval de selle, l'étrier est d'origine asiatique ; mais il n'apparaît qu'à la fin du ~ Ier millénaire. Les Xiongnu (Hiong-nou) semblent l'avoir employé dès le ~ iiie siècle, peut-être même l'ont-ils introduit de Mongolie en Chine du Nord. Cependant, bien que l'armée chinoise soit réorganisée en ~ 307, la cavalerie se substituant au char, l'étrier est encore peu répandu à l'époque Han (~ iiie s.). On le rencontre plus à l'ouest, dans l'Altaï, sur les selles d'Oïrotin, découvertes dans des sépultures du ~ ier siècle. D'après l'archéologue W. Arendt, une courroie à boucle représenterait l'étrier sur le vase gréco-scythe de Tchertomlyk (rive droite du Dniepr). Cette diffusion vers l'Europe ne touchera, cependant, ni les Grecs ni les Romains. L'étrier n'est connu en Occident qu'au viie siècle, et ce sont les Avars qui l'y introduisent.
Jacques MÉRAND
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