Romain d'origine, Étienne était prêtre quand il fut élu pape en mai 254. Son court pontificat n'est guère connu que par ses conflits avec l'illustre évêque de Carthage, Cyprien. Contre ce dernier, le pape prit la défense de deux évêques espagnols qui furent reconnus coupables d'avoir acheté, pendant la persécution, de faux certificats de sacrifice, et que leurs collègues avaient déposés. Il fit la sourde oreille quand Cyprien l'invita à déposer l'évêque d'Arles, partisan de l'hérétique Novatien. Quand Cyprien et les évêques africains lui firent part de leur résolution de rebaptiser les hérétiques qui voulaient entrer dans l'Église, le pape refusa sur un ton cassant, allant jusqu'à menacer d'excommunication ceux qui ne seraient pas de son avis. L'évêque de Césarée de Cappadoce prit parti pour les Africains, et l'on put craindre un schisme qui séparerait de Rome l'Afrique et l'Asie. L'intervention pacifiante de l'évêque d'Alexandrie, Denis, amena une détente et la mort d'Étienne Ier apaisa le conflit. L'autoritarisme du pape avait risqué de tout compromettre. Il n'avait pas compris que la position de saint Cyprien s'expliquait par la conduite singulière des hérétiques q […]
