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ALTÉRITÉ, philosophie
Écrit par :
Sylvie COURTINE-DENAMY
Dans le chapitre "Vers une reconnaissance de l'expérience d'autrui : Kant, Scheler"
: …
semble, et qui est un objet de respect » (Fondements de la métaphysique des mœurs, 1785).* En constituant autrui comme une personne, je m'oblige à le respecter en tant que tel : c'est du sein de l'éthique et non plus de la perception qu'autrui m'apparaît comme une « personne ». Ce respect dû aux personnes formalise en quelque sorte la…
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ALTRUISME
Écrit par :
Guy PETITDEMANGE
Dans le chapitre "Autrui : l'obligation et la trace"
: …
simplifiée à l'extrême, la thèse d'Emmanuel Levinas, le penseur le plus radical de l'altérité. *Éthique ? Non, si l'on entend par là le corollaire d'une conception du monde, un système de valeurs, de droits et de devoirs. Oui, si on la prend comme « optique », c'est-à-dire une perspective d'intelligibilité qui ne coïncide pas avec la priorité…
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AMOUR
Écrit par :
Georges BRUNEL, Baldine SAINT GIRONS
Dans le chapitre " L'amour comme projection de la scission subjective"
: …
de l'amour face à toute morale déterminée ; montrant que l'amour constitue à lui seul une *éthique, qu'il est source de tout abandon et de toute remise ; mais que ce « recoulement » à la source exige une longue patience, une vigilance de tous les instants et le non-refus du sacrifice. Bernard de Clairvaux, qu'unissait à Héloïse une amitié…
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ANIMALITÉ
Écrit par :
Florence BURGAT
Dans le chapitre " Animalité, droit naturel et éthique"
: …
la disposition de l'homme. N'est-ce pas en effet en amont, du côté de l'être, que tout se décide ? *La place des animaux dans l'éthique et le type de traitements que l'homme leur réserve sont intimement liés à leur ontologie. La conception négative de l'animalité induit en effet une différenciation sur le plan axiologique : est supposé pertinent le…
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ARISTOTE (~385 env.-~322)
Écrit par :
Pierre AUBENQUE
Dans le chapitre "La « philosophie des choses humaines »"
: …
le détail, Aristote oublie souvent cette distinction et il lui arrive de décrire la structure de *l'action (praxis) morale en prenant pour modèle l'activité technique (poiésis), dont les articulations sont plus visibles : rapprochement qui n'ira pas, nous le verrons, sans quelque risque de confusion. Ainsi, dès le début de l'…
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ARISTOTÉLISME
Écrit par :
Hervé BARREAU
Dans le chapitre "L'éthique et la politique"
: …
Pour Aristote *l'éthique et la politique sont des disciplines connexes : toutes deux traitent du souverain bien, qui n'est pas idéal mais ne se distingue pas du bonheur, et qui se propose autant à l'individu humain qu'à la cité, forme achevée de la vie sociale. D'ailleurs l'individu libre est le citoyen d'une cité et la justice du citoyen est sa…
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ART (Aspects esthétiques) - Le beau
Écrit par :
Yves MICHAUD
Dans le chapitre " La beauté injuriée"
: …
et les mêmes réticences vis-à-vis du Beau. Kant faisait de l'ordre de l'art un analogue de l'ordre* éthique. Après lui, même cette analogie disparaît au profit d'une autonomisation du monde de l'art. Celui-ci se voit dissocié de l'éthique dès Hegel (Esthétique, 1835). Kierkegaard oppose catégoriquement le stade esthétique de la vie (stade…
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ATOMISME
Écrit par :
Jean GREISCH
Dans le chapitre "Une pensée de la matière"
: …
certaine stabilité interne. Chez Épicure (341-270 av. J.-C.), le lien entre la physique atomiste et* l'éthique est encore plus étroit. S'il adopte l'atomisme de Démocrite, c'est aussi parce que cette hypothèse « immunise » le monde contre les incursions des dieux. L'atomisme implique l'existence d'une matière infinie, constituée par les atomes de…
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BELAVAL YVON (1908-1988)
Écrit par :
Michel FICHANT
… même où il en déplorait l'effacement, il se reconnaissait dans la « République des esprits » ; *la monadologie leibnizienne avait pour lui le sens éthique de l'individualisme vrai, qui est liberté partagée : « Être libres, c'est s'exprimer, s'entr'exprimer dans une action commune. La monadologie est un individualisme du nous où chacun donne du…
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BIEN, philosophie
Écrit par :
Monique CANTO-SPERBER
Dans le chapitre "Le bien comme bonheur, ou « eudaimonia » "
: …
le bonheur, dont la possession permet l'accomplissement objectivement parfait de la nature humaine. *C'est ainsi que toutes les éthiques antiques ont défini la recherche du souverain bien – à la fois bien humain, bonheur, et bien moral. Plusieurs traits caractérisent cette recherche. D'abord, ce souverain bien doit porter sur l'ensemble de la vie…
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BIOÉTHIQUE - Origines et histoire de la notion
Écrit par :
Didier LAVERGNE
… de Bioethics : Bridge to the Future. La notion elle-même paraît a priori facile à définir.* S'agissant d'éthique, elle engage à une réflexion philosophique, sur ce qui est bien et sur ce qui est mal, afin de régler nos conduites. Quant au préfixe bio, il désigne le champ auquel s'applique cette réflexion, en vue de l'instituer comme…
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BRENTANO FRANZ (1838-1917)
Écrit par :
Samuel Hugo BERGMAN
Dans le chapitre "La vérité et les valeurs"
: …
D'autres tentatives célèbres de réduction furent celles de Russell, de Carnap et de Kotarbinski. *Dans son ouvrage De l'origine de la connaissance morale (Vom Ursprung sittlicher Erkenntnis, 1889), Brentano présente la connaissance éthique comme fondée sur les émotions : amour et haine. L'action morale ne se fonde pas sur un…
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CAPITALISME - Sociologie
Écrit par :
Michel LALLEMENT
Dans le chapitre "Visages du capitalisme contemporain"
: …
la rhétorique managériale dominante, le nouvel esprit du capitalisme en appelle par ailleurs à la* responsabilité morale. Grâce à sa réactivité et à ses capacités d'innovation, l'entreprise modèle doit non seulement être performante sur le plan économique, mais elle doit aussi faire montre de responsabilité civique, respecter son environnement,…
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CARE, philosophie
Écrit par :
Sandra LAUGIER
… care). Il semble aussi être défini négativement : I don't care, ne pas se soucier... *Car la première fonction de l'éthique du care est d'attirer l'attention sur un ensemble de phénomènes négligés : en premier lieu une dimension morale, en second lieu – mais l'urgence en apparaît quotidiennement – une dimension pratique,…
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CONTROVERSES SCIENTIFIQUES PUBLIQUES
Écrit par :
Bernard REBER
Dans le chapitre "L'éthique, remède ou poison ?"
: …
participative (E.T.P.) pour traiter de la façon la plus équitable possible ces questions. *Au-delà des règles procédurales à respecter, des questions d'éthique substantielles se posent. Or les désaccords moraux pourraient-ils échapper à ce que Socrate (dans Euthyphron, dialogue de Platon sur la piété) voyait déjà comme le seul…
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CRAINTE ET TREMBLEMENT, livre de Soren Kierkegaard
Écrit par :
Francis WYBRANDS
… père Abraham. La morale, dont les exigences sont universelles, peut-elle souffrir des exceptions ? *Contre cette prétention à l'universalité, que Kant défendait, Kierkegaard va soutenir la thèse d'une « suspension téléologique de l'éthique ». « Le héros tragique [Agamemnon] renonce à lui-même pour exprimer le général ; le chevalier de la foi […
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DEWEY JOHN (1859-1952)
Écrit par :
Jean-Pierre COMETTI
Dans le chapitre "Dewey psychologue, éducateur et penseur de la démocratie"
: …
intelligence humaine, la continuité de l'expérience et le caractère transactionnel de l'éducation. *Ses finalités sont de nature éthique : « La démocratie est la forme de société dans laquelle tout homme possède une chance, et sait qu'il la possède – et nous pourrions ajouter : une chance à laquelle aucune limite possible ne peut être assignée, une…
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DIFFÉRENCE, philosophie
Écrit par :
Alfredo GOMEZ-MULLER
Dans le chapitre "La pensée du Même"
: …
cette « métaphysique » qui dévalue la différence s'articule avec une compréhension spécifique de *l'éthique et du politique. Chez Aristote et une bonne partie de la tradition aristotélicienne, la dépréciation de la différence sous-tend, en éthique, le principe selon lequel le devoir de justice est hiérarchisé en fonction du degré de ressemblance…
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ENFANCE (Situation contemporaine) - Évolution de la relation adultes-enfants
Écrit par :
Alain RENAUT
Dans le chapitre "Esprit de contrat, éthique de sollicitude"
: …
des devoirs de sollicitude ? En guise de conclusion, on se bornera à expliciter ce par quoi une* éthique de la sollicitude pourrait constituer, pour nos relations à l'enfant des droits de l'enfant, le complément indispensable de l'esprit de contrat. Il s'agirait d'entendre par là des obligations ne correspondant à aucun droit, par exemple : ne…
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ENVIRONNEMENT - Environnement et économie
Écrit par :
Sylvie FAUCHEUX, Christelle HUE
Dans le chapitre "Les impasses de la rationalité économique conventionnelle"
: …
sans coordination effective de tous les membres de la société, est naturellement vaine. *Cette seconde impasse introduit la question d'une rationalité nouvelle fondée sur l'engagement éthique traduit en principe de comportement. S'ouvre ici la perspective de l'engagement individuel à travers la concertation collective conduisant aux engagements…
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ÉPICURE (~341-~270)
Écrit par :
Graziano ARRIGHETTI
Dans le chapitre "Éthique : se libérer de toute crainte"
: …
*De même que cette théorie de la connaissance ne fait que développer les conséquences nécessaires et logiques du principe de la fidélité aux sensations, de même l'éthique épicurienne est tout entière fondée sur le postulat suivant : le plaisir est le bien, la douleur est le mal ; ce sont là les deux affections fondamentales auxquelles toutes les…
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ÉTHIQUE À NICOMAQUE, Aristote
Écrit par :
François TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre "La morale aristotélicienne"
: …
*La morale ou l'éthique (les deux termes renvoyant à une même réalité, en latin mores, en grec éthos : celle qui concerne les « mœurs ») n'est pas constituée par Aristote en science particulière. Le philosophe distingue seulement entre le domaine des affaires humaines (ce que, avec le néo-aristotélisme, on peut appeler philosophie…
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ÉTHIQUE, livre de Baruch Spinoza
Écrit par :
Francis WYBRANDS
… Éthique se déploie selon un plan déductif. Liberté et puissance de connaître sont identiques. *Qu'un des plus grands traités touchant les questions de métaphysique s'intitule « éthique » ne doit pas tromper : le but de la connaissance est la béatitude. Celle-ci repose sur la connaissance que nous pouvons prendre de l'être et de la place que…
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EUROPE - Diversité religieuse
Écrit par :
Michel MIAILLE, Kathy ROUSSELET
Dans le chapitre "Des solutions à construire"
: …
il faut rappeler la recomposition profonde du champ religieux en Europe (la « crise » du croire). *Cette situation se caractérise par la fortune extraordinaire de l'« éthique » dans la vie sociale qui appelle évidemment des interventions confessionnelles, organisées ou diffuses, officielles ou discrètes, sur de nombreux problèmes : recherche…
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GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - L'homme grec
Écrit par :
André-Jean FESTUGIÈRE
Dans le chapitre "Se délivrer de toute crainte"
: …
perfection et de son bonheur. « S'accorder à la nature universelle », tel est le seul précepte de l'*éthique. C'est le seul, car il suffit. En effet, une fois accordé à l'univers, je ne puis plus agir qu'en conformité avec cet accord. Toutes les règles particulières sont donc inutiles. Je possède toute la sagesse et il ne se peut faire que j'…
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HABITUS
Écrit par :
Frédéric GONTHIER
Dans le chapitre "Histoire"
: …
*Dans son sens initial, l'habitus désigne une disposition acquise et stable relevant de l'éthique ou de la noétique. Dans le domaine éthique, l'habitus fait signe vers la vertu morale. Pour Aristote, l'homme vertueux actualise la manière d'être (hexis) sur laquelle il a délibéré (Léon Robin, 1947). La scolastique médiévale accentue le…
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HÉDONISME
Écrit par :
Henri WETZEL
Dans le chapitre "La jouissance et le degré zéro du logos"
: …
*Avec Socrate, le problème éthique est au centre des préoccupations d'une philosophie qui se découvre une vocation à l'universalité, et qui rompt avec la confusion polymathique des penseurs précédents. Pour ses successeurs, la question du plaisir n'est pas d'abord un problème, mais une réponse parmi d'autres, dont la nature est telle qu'elle échappe…
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INÉGALITÉS - Théories de la mesure des inégalités économiques
Écrit par :
Thibault GAJDOS
Dans le chapitre "Les axiomes éthiques fondamentaux"
: …
inégalités (on les retrouve, par exemple, dans le domaine de la théorie de l'équilibre général). *Toutefois, lorsqu'il s'agit d'évaluer les inégalités, quelques axiomes éthiques élémentaires paraissent incontournables. En premier lieu, il est naturel de supposer que l'identité des individus ne joue aucun rôle dans l'évaluation d'une distribution…
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JONAS HANS (1903-1993)
Écrit par :
Nicolas TERTULIAN
… de la matière qu'un espace de choix et de liberté. En 1979, Hans Jonas achève son ouvrage d'*éthique, Le Principe responsabilité, qui sera traduit en de nombreuses langues et qui va lui assurer une audience internationale. Il entend fonder l'éthique sur une base ontologique, en prenant ses distances par rapport au subjectivisme de l…
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KOTARBINSKI TADEUSZ (1886-1981)
Écrit par :
Françoise ARMENGAUD
… *Logicien et philosophe polonais né à Varsovie, Tadeusz Kotarbinski fait ses études à l'université de Lwów, et obtient en 1912 son doctorat avec une thèse sur L'Utilitarisme dans l'éthique de Mill et de Spencer. De 1918 à 1957, il enseigne à l'université de Varsovie. En 1957, il préside l'Académie des sciences polonaise. De 1957 à 1960, il…
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LÉVINAS EMMANUEL (1905-1995)
Écrit par :
Jean GREISCH
Dans le chapitre "Autrui me regarde : l'épiphanie du visage"
: …
et Infini est un plaidoyer pour une métaphysique renouvelée inséparable d'une phénoménologie. *Sa thèse directrice est que « l'essentiel de l'éthique est dans son intention transcendante », qui déborde la distinction habituelle entre théorie et pratique. En reprenant des intuitions de Platon, Plotin, Kant et Bergson, Lévinas cherche à cerner…
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LIBERTÉ
Écrit par :
Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Éthique et politique chez Aristote"
: …
*Ce passage du premier au deuxième niveau de problèmes se laisse aisément reconnaître dans la philosophie morale d'Aristote : sa théorie de l'action volontaire et involontaire, dans le livre III de l'Éthique à Nicomaque, constitue seulement un fragment enchâssé dans une enquête plus vaste portant sur la vertu et le bonheur ; ainsi, l'…
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LOGIQUES NON CLASSIQUES
Écrit par :
Jacques-Paul DUBUCS, Universalis
Dans le chapitre "Logique des impératifs"
: …
Selon R. M. Hare (1952), l'*éthique se réduit à l'étude logique du langage de la morale, et débute par la description des impératifs. Mais, bien que des travaux soient fréquemment consacrés, depuis cette date, à la formalisation des discours contenant des énoncés à la forme impérative, l'existence d'une logique des impératifs conçue comme discipline…
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MŒURS
Écrit par :
François BOURRICAUD
Dans le chapitre "La morale subjective et la moralité réalisée"
: …
sens du mot. La famille est définie « comme l'unité sous la forme du sentiment » et encore « la vie *éthique sous sa forme naturelle » (Philosophie du droit, paragr. 158). Quant à la corporation (groupement professionnel), elle constitue la seconde « racine éthique de l'État » (ibid., paragr. 255). Elle assure la « réalisation…
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MORALE
Écrit par :
Éric WEIL
*Étymologiquement, « morale » vient du latin (philosophia) moralis, traduction par Cicéron, du grec ta èthica ; les deux termes désignent ce qui a trait aux mœurs, au caractère, aux attitudes humaines en général et, en particulier, aux règles de conduite et à leur justification. On…
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MYTHE - L'interprétation philosophique
Écrit par :
Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Hegel et les représentations religieuses"
: …
hors du jeu entier de la représentation ? N'est-il pas alors possible de redécouvrir un sens de l'*éthique elle-même qui procéderait moins de l'idée de devoir et d'obligation que de l'impulsion qui pousse l'esclave vers la libération. Si l'on entend ainsi l'éthique comme l'ensemble des conditions de réalisation de la liberté, alors toute…
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NATUREL DROIT
Écrit par :
Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
Dans le chapitre "Peut-on parler aujourd'hui d'un droit naturel ?"
: …
Mais chez l'homme, et par là c'est une rupture avec le règne animal que saint Thomas veut montrer, *la participation à la loi éternelle suppose « la lumière de la raison par laquelle nous discernons ce qui est bien et ce qui est mal ». Accueillir la loi naturelle ne signifie donc pas enregistrer des obligations comme si elles étaient inscrites dans…
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NON-VIOLENCE
Écrit par :
Jacques SEMELIN
Dans le chapitre "Non-violence, action non violente et résistance civile"
: …
*Sur le plan philosophique et éthique, la non-violence se présente comme une utopie créatrice, qui appelle tout à la fois une manière d'être avec l'autre et une manière d'agir dans le conflit, qui se fonde sur le respect de la personne. Cette utopie créatrice repose sur deux principes fondamentaux et indissociables : – le refus de la violence, que…
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NORME SOCIALE
Écrit par :
Pierre DEMEULENAERE
Dans le chapitre "Définitions"
: …
soit, plus spécifiquement, de l'action d'institutions chargées du respect des normes juridiques.* De ce point de vue, on peut distinguer entre les normes morales ou éthiques, qui sont en général sanctionnées par l'opinion publique (favorable ou non au divorce, à l'avortement, etc.), et les normes juridiques qui prescrivent, par l'intermédiaire d…
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PÉCHÉ
Écrit par :
Jacques POHIER
Dans le chapitre "Péché et mutations philosophiques de l'éthique"
: …
point une étape capitale, qu'avait préparée Kant, et où s'opère une disjonction entre la morale et *l'éthique. La morale a pour perspective la tâche qui revient à la liberté du sujet pour qu'il atteigne la vérité de son être : le bien sera l'action qui lui permet de se conformer à la vérité de sa condition, et le mal l'action qui l'amène à vivre en…
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PHILOSOPHIE
Écrit par :
Jacques BILLARD, Jean LEFRANC, Jean-Jacques WUNENBURGER
Dans le chapitre "La philosophie française contemporaine"
: …
par une nouvelle légitimation du système démocratique et par une apologie des droits de l'homme. *Les philosophes, devenus sceptiques à l'égard des politiques révolutionnaires qu'ils justifiaient auparavant, redonnent ainsi à l'individu une place centrale, ce qui les oblige à renouer avec une réflexion éthique, qui avait été dédaigneusement…
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LE PRINCIPE RESPONSABILITÉ, livre de Hans Jonas
Écrit par :
François TRÉMOLIÈRES
… (1930, trad. franç. 1978), qui enseigna à Jérusalem, puis, pour l'essentiel, en Amérique du Nord. *On a pu y voir le traité d'une morale actuelle, consciente des exigences de solidarité entre les peuples comme entre les générations, et de respect de l'environnement : une tentative pour formuler une éthique à l'âge de la science, qui refuse aussi…
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RATIONALISME
Écrit par :
Gilles Gaston GRANGER
Dans le chapitre "Quelques variantes historiques du rationalisme"
: …
son mouvement sur les modalités de cet accès de telle sorte qu'elles ne résistent pas à l'épreuve. *Le troisième thème enfin, commun aux rationalismes antiques, concerne la possibilité d'une éthique dont les thèses pourraient être déduites de principes. Tous les grands systèmes de la pensée antique qui ont été cités développent ou esquissent en ce…
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RECONSTRUCTION EN PHILOSOPHIE, livre de John Dewey
Écrit par :
Jean-Pierre COMETTI
Dans le chapitre "Un « nouveau paradigme en philosophie »"
: …
est celui de l'« enquête », au sens que C. S. Peirce, puis Dewey lui-même, ont donné à ce mot. *Le but est ici moral : « La philosophie qui abandonne son monopole quelque peu stérile du commerce avec la réalité ultime et absolue trouvera une compensation en éclairant les forces morales qui animent l'humanité et en contribuant à l'…
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RELIGION - La sécularisation
Écrit par :
François-André ISAMBERT
Dans le chapitre "L'autonomisation du profane"
: …
revendique la même indépendance. Or, il n'est guère de religion connue qui ne véhicule au moins une *éthique, à défaut d'une morale doctrinale. Morale individuelle et morale sociale ( « doctrine sociale de l'Église ») font partie d'un corps doctrinal officiel de l'Église catholique. Et, si le protestantisme, que Max Weber (1904) étudia sous l'angle…
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RELIGION - Sociologie religieuse
Écrit par :
Olivier BOBINEAU
Dans le chapitre "Analyse wébérienne"
: …
dans le champ religieux où les techniques et formules magiques sont progressivement mises de côté* au profit de visions éthiques religieuses, soit dans le champ de la maîtrise théorique et pratique du monde où s'opère un mouvement général de rationalisation. Dans le champ religieux, les révélations prophétiques et éthiques remplacent, au fil de l…
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RESPONSABILITÉ
Écrit par :
Jacques HENRIOT
Dans le chapitre "L'idée de responsabilité"
: …
niant toute juridiction et dont le sujet se prend pour mesure de toutes choses. Le champ de l'*éthique coïncide avec celui de la responsabilité. Il se borne à l'étroite marge qui sépare la violence du cynisme. À l'intérieur s'inscrit la possibilité d'un refus délibéré. Pour qui s'en tient au problématique pratique et refuse de tirer ses…
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RESPONSABILITÉ SOCIALE DES SCIENTIFIQUES
Écrit par :
Jacques TESTART
Dans le chapitre "Qui est responsable ? Et de quoi ?"
: …
son institution négligent ce que le public croit être la responsabilité de la machine à chercher. *Du moins est-il exceptionnel que l'inquiétude éthique s'empare du monde de la recherche au-delà des préoccupations légales ou pénales. Les risques nouveaux, qui résultent en particulier de la recherche sur le noyau de la matière (physique nucléaire)…
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SANTÉ - Économie de la santé
Écrit par :
Jean-Paul MOATTI
Dans le chapitre "Les limites de l'éthique utilitariste"
: …
la comparabilité des ratios obtenus par différentes interventions et dans différentes pathologies. *Mais, surtout, elle se réfère de facto à une éthique utilitariste qui consiste « à accorder un poids égal aux intérêts égaux de toutes les parties », c'est-à-dire à ne pas se préoccuper des écarts qui peuvent exister entre les individus en fonction…
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SCHELER MAX (1874-1928)
Écrit par :
Daniel CHRISTOFF
Dans le chapitre "Les valeurs et l'éthique"
: …
*Scheler a développé sa théorie des valeurs en critiquant la morale formelle de Kant (Le Formalisme en éthique et l'éthique matériale des valeurs). Cette morale rigoriste, en affirmant que la volonté se donne à elle-même sa loi, rend vaine l'autorité de Dieu, de la personne, du commandement d'amour ; hostile aux penchants, elle ignore la…
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SCHOPENHAUER ARTHUR (1788-1860)
Écrit par :
Jean LEFRANC
Dans le chapitre "Une anthropologie pessimiste"
: …
; il n'y a chez lui nulle place pour une existence propre à l'homme et distincte de la nature. L'*éthique d'une telle anthropologie ne peut qu'être celle du renoncement et de l'ascèse, dont le premier point sera de s'abstenir de transmettre la vie et avec elle la tromperie du bonheur. La justice sera purement négative (ne léser personne) et le…
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SCIENCES - Sciences et société
Écrit par :
Federico MAYOR, Evry SCHATZMAN
Dans le chapitre "Éthique et pouvoir"
: …
*La science doit se doter d'une conscience. Les chercheurs ne doivent pas rester dans leur tour d'ivoire, ils doivent s'exprimer ; ils doivent s'intéresser de plus près au processus de la prise de décisions et, dans la mesure du possible, s'y intégrer au lieu d'en faire trop souvent l'objet. Ils doivent être libres d'informer et de conseiller sans…
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SÉNÈQUE (~4-65)
Écrit par :
Ilsetraut HADOT
Dans le chapitre "Signification philosophique de l'œuvre"
: …
de doctrine philosophique ; on y trouverait presque exclusivement des développements consacrés à l'*éthique ; les répétitions, les déclamations rhétoriques, le style sentencieux nuiraient à la rigueur philosophique. Les interprétations les plus diverses ont d'ailleurs été proposées en ce qui concerne les doctrines de Sénèque. Les uns le considèrent…
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SHOAH LITTÉRATURE DE LA
Écrit par :
Rachel ERTEL
Dans le chapitre "L'impensable objet de pensée : l'essai et l'impresceptible"
: …
qu'il est venu inquiéter, déstabiliser, subvertir par son mode réflexif et autobiographique. *Le lien entre éthique et esthétique – une des grandes interrogations du siècle – se voit ici arraché à la pure abstraction. T. W. Adorno, en s'interrogeant sur la possibilité d'écrire de la poésie après Auschwitz, et sur « …
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SPINOZA BARUCH (1632-1677)
Écrit par :
Robert MISRAHI
… le contenu d'une existence « parfaite et heureuse » (V, 31, sc.). Le spinozisme est donc bien une *éthique (comme le confirme le titre de l'œuvre principale), et non une épistémologie ou une théologie. Mais cette éthique n'est pas seulement une philosophie de la joie, elle est aussi une doctrine de la liberté : béatitude et liberté sont identiques…
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STOÏCISME
Écrit par :
Jacques BRUNSCHWIG, Urs EGLI
Dans le chapitre "La morale"
: …
*L'éthique stoïcienne étend à la conduite humaine l'empire du logos qui règle nos pensées et régit l'univers. Mais l'homme a-t-il encore quelque chose à faire dans ce monde dont il est une partie, et que gouverne l'immuable destin ? Le stoïcisme passe pour une philosophie de l'acceptation, de la résignation. La liberté qu'il promet n'est-…
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TECHNIQUE
Écrit par :
Cornélius CASTORIADIS
Dans le chapitre "La conception occidentale de la technique"
: …
aussi qu'elle ne prend pas en considération les fins ultimes de l'activité dont il s'agit : déjà *Aristote disait que « dans la technè, celui qui volontairement agit mal est préférable » (Éthique à Nicomaque, VI, 5) ; donc, les domaines de la technè et de la vertu éthique sont séparés. Mise en œuvre de moyens, on ne…
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TORAH
Écrit par :
Roland GOETSCHEL
… un ensemble de commandements (miṣwōt) qui culminent dans l'appel à la sainteté, règle de l'*éthique personnelle, dans l'obligation de la justice, qui s'impose à l'ensemble de la société, dans la requête de l'amour de Dieu et de l'amour du prochain, qui englobent toutes les autres exigences. Son message ne répond point d'abord à la…
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TOTALITÉ ET INFINI, livre de Emmanuel Lévinas
Écrit par :
Francis WYBRANDS
Dans le chapitre "Une pensée du visage"
: …
discours originel dont le premier mot est obligation qu'aucune „intériorité“ ne permet d'éviter. » *Plus fondamentale que l'ontologie, l'éthique est la « source du sensé », souvent déniée par les philosophies qui ont tout misé sur une connaissance réduisant le tout de l'expérience à la visibilité du donné. Tout comme Kant, Lévinas ne cherche pas à…
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VALEURS, sociologie
Écrit par :
Patrick PHARO
Dans le chapitre "Qu'est-ce qu'une valeur morale ?"
: …
les valeurs n'appartiennent pas nécessairement au domaine de la morale. Les valeurs proprement* éthiques sont historiquement liées, selon lui, aux religions du salut, et elles peuvent entrer en conflit, pour différentes raisons, avec d'autres « sphères de valeur », comme celles de l'économie, de la politique, de l'esthétique, de l'érotique et…
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VERTU
Écrit par :
Baldine SAINT GIRONS
Dans le chapitre "Le mythe vertuiste"
: …
parce que dans son action il actualise le génie de son peuple, ses mœurs, ses lois et son langage. *Hegel appelle « empire éthique » le règne, en un lieu et un moment historique déterminés, de certains usages et coutumes. Aussi bien laisser s'exprimer la « substance éthique » de son peuple équivaut-il à épouser de l'intérieur une morale qu'on ne…
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VOLONTÉ
Écrit par :
Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Le contexte « éthique » : Aristote"
: …
*C'est d'abord dans le cadre d'une éthique que, pour la première fois, Aristote a conçu une analyse – subordonnée mais néanmoins distincte – du volontaire et de l'involontaire. Cette analyse, recueillie dans le livre III de l'Éthique à Nicomaque, contient en germe, outre les développements que lui donneront la psychologie médiévale et celle…
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WEBER MAX (1864-1920)
Écrit par :
Julien FREUND
Dans le chapitre "Les lignes directrices de la philosophie wébérienne"
: …
désenchanté ? Il n'y en a que deux qui paraissent dignes d'être retenues : celle qui agit selon l'*éthique de conviction et celle qui agit selon l'éthique de responsabilité. La première consiste à se mettre inconditionnellement au service d'une fin, indépendamment des moyens à mettre en œuvre pour la réaliser et de l'évaluation des chances de…
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WILLIAMS BERNARD (1929-2003)
Écrit par :
Thomas NAGEL, Universalis
… de tout point de vue humain. En revanche, il remet en cause cette notion d'objectivité en matière* d'éthique. Selon lui, les jugements moraux ne concernent pas la réalité du monde extérieur mais les actions des hommes. La vérité objective en la matière vient alors de la validité objective du raisonnement qui étaye les jugements pratiques émis sur…
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